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CRS contre étudiants : la Sorbonne ne se laisse pas faire
Publie le vendredi 10 mars 2006 par Open-Publishing2 commentaires
10 mars : La Sorbonne remontée contre
la loi sur l’égalité des chances
La Sorbonne est l’une des 45 universités de France ayant choisi la grève pour protester contre la loi sur légalité des chances. La présence et la répression des forces de l’ordre depuis quelques jours a renforcé la détermination des étudiants et de certains professeurs de cette université historique.
CRS contre étudiants : la Sorbonne ne se laisse pas faire
L’université de la Sorbonne à Paris est mythique et connue un peu partout dans le monde. Mais ses étudiants ne sont pas prêts à faire l’impasse sur leur avenir au nom du prestige. Bien au contraire. Plusieurs centaines de personnes veulent faire entendre leur mécontentement, organiser des débats et montrer leur détermination face à la précarité que souhaite mettre en œuvre le gouvernement. Cependant, le recteur de Paris et son vice-recteur n’entendaient pas « désobéir » au ministère de l’Intérieur. Ils ont laissé les forces de l’ordre, nombreuses, entourer la vieille bâtisse de la Sorbonne. Et comble de la bêtise, ils ont décidé de fermer les portes à leurs élèves. Les étudiants étaient donc en colère, mais ils ont dû faire face à des manifestations de violence incompréhensibles de la part des gendarmes mobiles.
Le jeudi 9 mars, 400 personnes restaient mobilisées devant leur université pour demander la réouverture des portes, mais les CRS les ont chargés pour les inciter à rentrer chez eux. Ils ont utilisé des gaz et procédé à l’arrestation d’une vingtaine d’étudiants, relâchés quelques heures plus tard. Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris, a exprimé son inquiétude, dans un communiqué de presse, « face au recours à des charges de gendarmes mobiles contre des étudiants. Le choix de méthodes violentes ne contribuera ni à renouer le nécessaire dialogue avec la jeunesse de notre pays, ni à répondre à son profond malaise ».
« La jeunesse a protesté contre le gouvernement, en réponse le gouvernement tape et gaze sa jeunesse. C’est inacceptable. Mais, il ne fait que nous servir puisqu’ils ont sensibilisé des gens qui ne savaient pas trop comment se positionner par rapport à cette lutte, et nous ont donné trois fois plus de détermination qu’auparavant pour continuer notre combat », explique un étudiant. Mais, la Sorbonne n’est pas restée fermée grâce à la détermination de ces étudiants, qui, le 10 mars, vers 16h30, ont réussi à briser les barrages des CRS. Quelque 600 étudiants ont réinvesti la fac. Ils appellent aujourd’hui à l’intensification de la mobilisation. Ils souhaiteraient être rejoint par les syndicats de travailleurs, les politiques ou toute personne concernée par cette lutte contre la précarisation de la société française.
Des professeurs bien décidés à défendre la jeunesse
Réunis en assemblée intersyndicale, le 10 mars, enseignants et personnels IATOS (Ingénieurs, Administratifs, Techniciens et Ouvriers de service) de Paris 1, ont pris plusieurs décisions contre la précarité dans la jeunesse. Ils soutiennent la mobilisation prévue les jeudi 16 mars et samedi 18 mars. Ils soutiennent la grève en général pour accompagner leurs élèves dans la lutte contre le gouvernement. Par ailleurs, une journée banalisée sera organisée le mercredi 15 pour discuter sur question du CPE, qui n’intéresse pas que les jeunes mais toute la société. Enfin, ils refusent de contrôler les absences ou de faire des examens pendant grève, les étudiants ne devant pas être pénalisés par leur mobilisation. De plus, certains professeurs et personnels IATOS de Tolbiac ont organisé une collecte pour financer le voyage des représentants étudiants là l’occasion de la coordination de Poitiers, réunion où toutes les universités de France seront représentées pour faire part de leurs revendications et adopter une ligne commune. Tous enfin ont lancé un mot d’ordre : « la répression doit cesser ».
La loi sur l’égalité des chances n’a aucune chance !
Environ 400 étudiants de la Sorbonne se sont réunis en assemblée générale, le 10 mars, pour faire le point sur la violence des CRS de la veille et décider de leurs actions prochaines. Au vue de la réaction du gouvernement, qui propose à présent des « aménagements », les jeunes sont persuadés que la mobilisation continue payera. Leurs vœux sont clairs : le retrait pur et simple de la loi sur l’égalité des chances, qui comporte le CPE, et l’abandon du CNE. Loin d’être manipulés, ils agissent pour leur avenir contre un gouvernement qui a décidé autoritairement de le noircir. Au cours de cette assemblée, ils ont voté à main levée des actions à mener.
Leur premier but était de « récupérer la Sorbonne », et ils l’ont atteint quelques heures plus tard. Ils ont aussi voté pour le principe d’occupation, non par simple goût de la perturbation, mais comme moyen d’exprimer leur désaccord et la teneur de leur mobilisation. De plus, ils ont choisi de rester mobilisés tout le week-end. Enfin, et ils soulignent ainsi leur détermination, ils ont voté la grève reconductible jusqu’au retrait de la loi sur l’égalité des chances.





Messages
1. > CRS contre étudiants : la Sorbonne ne se laisse pas faire, 10 mars 2006, 22:36
Nous aussi à Rennes on s’en est pris plein la gueule ! On s’est fait gazer comme des moustiques ! et c’est passé inaperçu ! Les CRS sont des pourris ! On a le droit de manifester bordel !
2. > CRS contre étudiants : la Sorbonne ne se laisse pas faire, 30 mars 2006, 17:11
je sui pour le cpe sinon komen les patrons gagnes leur vie