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DE LA BOURDE A LA GOURDE... Chronique de Segogo

Publie le mardi 14 novembre 2006 par Open-Publishing
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PS : quand Royal met du piment dans la campagne (nouvel obs)

AP | 12.11.06 | 15:22

PARIS (AP) — Des 35 heures aux "jurys citoyens", Ségolène Royal a souvent mis le PS en émoi, au risque de devoir parfois faire machine arrière. Accusée de s’affranchir du dogme socialiste, elle se défend de toute improvisation ou stratégie de communication pour occuper le terrain. Rappel des pavés jetés par la candidate dans la mare :

TONY BLAIR :
Le 2 février, elle regrette dans le "Financial Times" que le Premier ministre britannique Tony Blair, regardé avec réserve au PS, ait été "caricaturé" et dit son "adhésion à certaines de ses idées". Du pain bénit pour Laurent Fabius, qui l’accuse dès lors de "blairisme".

ENCADREMENT MILITAIRE :
Le 31 mai, à Bondy, elle demande que les jeunes de plus de 16 ans soient placés "d’office dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier" au "premier acte de délinquance". Le 24 octobre, elle nuance en évoquant un "camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l’armée", "les pompiers" ou "les gendarmes".

35 HEURES :
Début juin, elle dresse un bilan "mitigé" des 35 heures, réforme phare des années Jospin, qui ont selon elle accentué la "flexibilité" pour certains salariés. Le 19 mai, déjà, elle n’avait pas exclu d"’aller au-delà" des assouplissements déjà apportés pour ceux qui "veulent travailler plus" ou "moduler" leur temps de travail "selon les étapes de la vie", sous réserve de négociation sociale.
Le 17 octobre, elle enfonce le clou : "pour une minorité de salariés, elles ont constitué une régression sociale" qu’il "faudra corriger". Par le passé, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn avaient également émis des doutes sur les lois Aubry.

CARTE SCOLAIRE
Le 3 septembre, elle préconise de "desserrer la contrainte" de la carte scolaire et de laisser aux parents le choix "entre deux ou trois établissements". Le 24 octobre, elle redemande un "élargissement" en attendant "une vraie réforme". Invité le même jour à dire s’il faut garder la carte scolaire, DSK répond : "non", mais "il faut trouver une solution qui avance". Laurent Fabius admet qu’il faut l"’améliorer".

LA NATION
Le 29 septembre, à Vitrolles, la candidate explique qu’en France "le social et le national marchent ensemble". Ces deux mots accolés et la référence à la Nation sont jugés plus que maladroits.

LA TURQUIE
Invitée le 11 octobre à préciser sa position sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, elle esquive : "Mon opinion sera celle du peuple français", qui sera consulté par référendum sur ce sujet. Chez ses détracteurs, on crie au populisme et on observe qu’un tel raisonnement aurait empêché la suppression de la peine de mort.

JURYS DE CITOYENS
Le 22 octobre, à la Sorbonne, elle propose une "surveillance populaire sur la façon dont les élus remplissent leur mandat" avec des "jurys de citoyens tirés au sort". Ils seraient chargés "d’évaluer les politiques publiques non pas dans un sens forcément de sanction". Laurent Fabius s’inquiète d"’une espèce de populisme". Le 26 octobre, Ségolène Royal précise qu"’il n’est pas question de surveiller ou de destituer qui que ce soit". Le 29 octobre, devant le tollé, elle suggère de parler d"’observatoire" ou de "panel de citoyens".

CONSEILS DES MINISTRES PUBLICS
A la question "est-ce que les citoyens devraient assister au conseil des ministres ?", elle répond le 24 octobre, lors du deuxième débat télévisé du PS : "oui, ça vaut pour un conseil des ministres". Le lendemain, elle rectifie le tir : "je propose que sur des grands sujets nationaux, on organise en amont des jurys citoyens pour que le peuple donne son avis, avant l’examen de ces sujets en conseil des ministres".

IRAN
Le 7 novembre, elle propose d’interdire à l’Iran de "contrôler tout le processus du nucléaire civil" pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire. Laurent Fabius et DSK, qui croient tenir une "bourde", rappellent que Téhéran a signé le Traité de non-prolifération nucléaire. Le lendemain, Ségolène Royal persiste et signe en observant que l’Iran refuse de se soumettre aux contrôles internationaux.

TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS :
Dans une vidéo pirate diffusée sur Internet et enregistrée à Angers en janvier 2006, elle propose que les professeurs de collège restent 35 heures dans l’établissement, au-delà de leurs heures de cours. Elle ajoute : "je ne vais pas encore (le) crier sur les toits parce que je ne veux pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes". Le 10 novembre, elle dénonce une "méthode assez malhonnête". AP

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