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DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !
par Yvan Lemaitre
Publie le mardi 17 mai 2016 par Yvan Lemaitre - Open-Publishing28 commentaires
Dix millions de travailleurs en grève, le pays paralysé, les usines occupées où flottent le drapeau rouge, la grève générale combinée à la contestation étudiante posait la question du pouvoir… Plus que la force du pouvoir gaulliste, c’est la capitulation du PCF, avant tout soucieux de défendre son influence en dénonçant les gauchistes et les casseurs et déjà rallié à Mitterrand, qui a sauvé le régime.
Mitterrand se met en selle…
Le pouvoir dit fort de De Gaulle était bien fragilisé. Le 27 mai, après une manifestation appelée par l’Unef et soutenu par la CFDT, 70 000 personnes se retrouvent au stade Charléty. Le lendemain, Mitterrand annonce sa candidature pour la présidence et propose la mise en place d’un gouvernement provisoire présidé par lui ou Mendès France. Le même jour, la CGT et le PCF organisent une manifestation pour soutenir les revendications et le mot d’ordre « Gouvernement populaire », version union de la gauche.
De Gaulle reprend vite l’initiative. Après une visite éclair aux troupes françaises stationnées à Baden Baden en Allemagne, il annonce le 30 mai la dissolution de l’Assemblée nationale et l’organisation d’élections législatives. La gauche se précipite dans le piège. De son côté, la CGT est trop contente de pouvoir limiter la grève aux revendications économiques. Les accords de Grenelle sont signés le 27 mai, et la confédération organise progressivement la reprise…
Sans perspective politique propre, dominée par les appareils du PCF et de la CGT, la classe ouvrière ne trouvera pas les ressources politiques pour aller plus loin, même si la combativité demeure malgré les violences policières.
Pour que Mai 68 puisse aller jusqu’au bout, il aurait fallu une force politique enracinée dans la classe ouvrière capable de combiner revendications immédiates et luttes politiques, qui militent pour que les travailleurs prennent en main leurs propres luttes, s’organisent en comités de grève ou en comités de quartier ou de ville, qu’ils osent s’affirmer comme un contre-pouvoir pour postuler à diriger la société afin d’en finir avec la propriété privée capitaliste.
Donner des perspectives
Une telle organisation n’existait pas. Pour la première fois depuis bien longtemps, l’extrême gauche était apparue comme une force politique avec laquelle il fallait compter, mais elle n’était pas en mesure de jouer ce rôle. Par la suite, elle ne sut pas avoir un visage ouvert et démocratique pour rassembler ses forces et offrir un cadre politique aux milliers de travailleurs, de jeunes qui regardaient vers elle.
Le mouvement actuel pose les mêmes questions. Personne ne peut prédire ce qu’il donnera, mais comme le fit Mai 68, il ouvre une nouvelle période pour les luttes d’émancipation. Il pose la question de la grève générale politique, de l’affrontement avec le pouvoir. S’y préparer, c’est œuvrer à la construction de cette force, de ce parti qui a tant manqué en 68. Cela signifie militer pour le rassemblement des anticapitalistes et des révolutionnaires, élaborer dans la pratique, au cœur du mouvement, le cadre politique qui le permettra. En Mai 68, le marxisme, les idées du socialisme, du communisme, gardaient un puissant rayonnement malgré les crimes du stalinisme et les caricatures maoïstes. Il s’agissait de revenir à un marxisme authentique, révolutionnaire, de redonner à ces idées la fraîcheur de la contestation. Aujourd’hui, il s’agit de leur redonner une vie et une crédibilité dans le contexte d’une nouvelle période historique.
Yvan Lemaitre
« Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience »…. Karl Marx
Messages
1. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 17 mai 2016, 18:30
Vous oubliez deux choses :
de gaulle avait obtenu de l’armée, à baden badenb qu’elle intervienne,een cas de necessité. Cela ne s’est pas dit mais les mitrailleuses étaient en batterie sur les toits de l’assemblée nationale prêtes à intervenir et elles étaient dans d’autres points de Pa
rie tenus secrets.
Que donnèrent les élections après la dissolution décidée par De Gaulle : une victoire écrasante pour la droite alors qu’au élection de 1967 , si mes souvenirs sont exacts,
la gauche avait frolé la majorité au deuxieme tour.
que pensez vous qu’aurait fait de gaulle ?
Je vous laisse deviner.
Il attendait très certainement que le PCF tombe dans ce piège comme vous y tombez
1. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 17 mai 2016, 21:16
Quelle honte ce refrain éculé.
Dans tous les ministères c’était la débandade et les agents dégageaient au plus vite les archives et dossiers sensibles.Alors les mitrailleuses sur les toits pipo.
Et puis même t’aurais peur d’une guerre civile,on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs....
Et ces fameuses élections ! que dire ? , piège à cons !
Oh que oui .
2. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 00:30
"Dans tous les ministères c’était la débandade et les agents dégageaient au plus vite les archives et dossiers sensibles" pipo comme vous dites !
Et ces fameuses élections ! que dire ? , piège à cons ! Oh que oui . Vieux refrain gauchiste un peu dépassé.
"Et puis même t’aurais peur d’une guerre civile,on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs." j’espère que l’oeuf que vous êtes ou prétendez être ne se transforme pas en omelette ou vous demandez peut-être aux autres de faire les oeufs.Ca doit être ça pour en )parler si facilement.
3. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 06:46
Il n’y avait pas qu’à Paris que les mitrailleuses lourdes ont été mises en "batterie" (suivant le terme militaire consacré) c’est à dire prêtes à fonctionner. En province aussi. Certes j’étais en maternelle à cette époque mais mon géniteur, qui était appelé du rang, m’a rapporté son vécu de l’époque dont l’histoires des mitrailleuses installées sur les toits au desus des grandes artères servant de circulation aux manifestants des préfectures.
4. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 08:46
Si tu attends, pour tenter de renverser le pouvoir, que la bourgeoisie se laisse dépouiller sans réagir violemment, alors tu vas attendre longtemps.
Et la conclusion logique de ta crainte, c’est : il faut être réformiste sinon on va en prendre plein la figure lorsque la bourgeoisie va se défendre. C’est ce que s’était dit Allende...
5. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 10:17
Le PCF était complètement intégré au système (il avait été au gouvernement), il ne risquait pas de tomber dans le piège. D’autant que globalement, Moscou était satisfait de la politique étrangère de De Gaulle.
6. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 10:28
Cool, il ne pouvait pas y avoir de guerre civile. En Russie en 17 ou en Espagne en 36, une nouvelle classe dirigeante était en mesure de déloger l’ancienne du pouvoir, rien de comparable dans la France de 68.
7. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 01:30
à 90 11
Vous insultez la memoire d’Allende et à aucun moment vous n’analyser ce que Allende a fait et dans quelles circonstance.Voici un petit resumé de son heritage:Les avancées de la politique
du gouvernementSalvador Allende parvient à sauvegarder les richesses naturellespar la nationalisation des entreprises de minerais de cuivre, enté-
rinée par la loi du 16 juillet 1971Cette nationalisation intervient de
plein droit, et est approuvée à la majorité absolue par le Congrès.
La réforme agraire prend alorstout son sens, grâce à l’expro-
priation des grands propriétaires terriens, qui maintenaient une
relation de fermage quasi féo-dale avec les paysans – laquelle
générait injustices et ralentissaitle développement du Chili. Cette
réforme engage la modernisa-tion de l’agriculture chilienne.
Soixante-dix entreprises monopolistiques sont nationalisées, sur
un total de trente-six mille entreprises privées. L’analphabétisme
disparaît, le travail est considéré comme un droit légitime et le
chômage chute à 3,6 %. L’accès à l’éducation gratuite, la politique
de santé (qui avait toujours été reportée jusque-là), tout cela
devint réalité. La politique culturelle se développe, principale-
ment grâce aux livres et revues,ainsi qu’au travail de la maison
d’édition Quimantu.Plus généralement, les droitshumains, les libertés publiques,
la liber té d’expression s ont garantis. Aucune liberté individuelle n’est bafouée, les libertés religieuse et d’opinion connaissent des avancées. Sous Allende,des élections libres et souveraines se sont tenues, sans
aucune restriction, dans le respect de la Constitution et de la loi. Les dernières électionslégislatives du 5 mars 1973 ont d’ailleurs apporté la preuve de l’adhésion massive des citoyensà la politique d’Allende, et ce
chaque fois un peu plus.
Allende avait été elu par 36% desvoix devant un candidat de droite 35% et un autre candidat. l’unité populaire etait etait constituée de plusieurs partis : Parti socialiste, le Parti communiste, le Parti social-démocrate, le Mouvement d’action populaire unitaire (MAPU)1 et l’Action populaire indépendante (API). La gauche chrétienne se joint à l’UP en 1970. La tache n d’allende était difficile avec une base politique restreinte
8. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 14:12, par paperamon
’’PCF complètement intégré au système(il avait été au gouvernement)’’...
à priori nous n’avons pas eu les mêmes cours d’histoire
il y a eu des ministres communistes à la libération qui ont mis en place le programme du CNR la sécu,le statut des fonctionnaires ,le statut du fermage,les retraites...désolé je n’appelle pas çà être complétement intégré au système.
Surtout que de l’éviction des communistes du gouvernement à Mai 68 il était en plein dans les luttes ,grève des mineurs 48,63 ,guerre d’Algérie ,du Vietnam...
9. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 13:00, par Luis
Les militants révolutionnaires s’y attendaient et l’on compris tout de suite. Des années plus tard, c’est Séguy, entre autres, qui l’a reconnu : le PCF a agi du côté de De Gaulle, dès le départ, contre le mouvement, sur ordres de Moscou.
2. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 17 mai 2016, 18:53
pour mémoire
resultats legislatives 1968
Résultats
Partis ou coalitions Sigle Votes (1er tour) % (1er tour) Sièges (2e tour)
Union pour la défense de la République UDR 8 442 413 38,1 294
Progrès et démocratie moderne PDM 2 289 849 10,3 27
Républicains indépendants RI 1 225 119 5,5 64
Divers droite DVD 917 753 4,1 9
Majorité présidentielle & PDM 12 875 134 58,1 394
Parti communiste français PCF 4 434 832 20,0 34
soit la droite 394 sieges
La gauche dans son ensemble
Fédération de la gauche démocrate et socialiste FGDS 3 660 250 16,5 57
Parti socialiste unifié PSU 873 581 3,9 -
Gauche parlementaire 9 132 145 41,2 91
1. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 10:23
Qu’est ce qu’on avait à faire des élections ? Le référendum de l’année suivante allait montrer que De Gaulle n’était pas si fort que ça ! D’autant que ces résultats s’expliquaient en partie par le fait que beaucoup de travailleurs qui avaient fait grève, s’étant sentis trahis par leurs directions, avaient voté à droite en représailles.
2. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 18 mai 2016, 13:58
à 88 103
une analyse bien légère et à charge.Insignifiant
3. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 00:48
à 88 103
"Le référendum de l’année suivante allait montrer que De Gaulle n’était pas si fort que ça !"
Les explications qui suivent cette phrase sont dignes d’un élève de 3 ème et encore....pas politisé
Si de gaulle’a été battu au referendum de 1969, c’est parce que la droite ,ou tout du moins une partie d’entre elle estimait que De gaulle avait fait son temps’(11 ans) les RI, républicains independa,ts , plus tard les giscardiens avaient appelé à voter non pour le faire battre. Bien sur la gauche dans son ensemble avait appelé à voter NON.
Le capital avait besoin d’un représentant s servant mieux ses intérêts.De Gaullen’était plus ce représentant.
Votre explication sur les travailleurs qui se seraient vengés en votant à droite est au ras des pâquerettes et prête à sourire. Vous connaissez mal cette période ou vous l’avez très mal analysée.
4. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 00:54
à 88 103
De Gaulle annonce qu’en cas de rejet il quittera ses fonctions. L’opposition appelle à voter non. Toutefois, le Président est également gêné dans son propre camp : en effet, en cas de démission, son ancien Premier ministre, Georges Pompidou a averti qu’il serait candidat, réduisant ainsi le spectre d’un vide politique laissé par De Gaulle. Son ancien ministre des Finances, Valéry Giscard d’Estaing, indique qu’il ne votera pas oui. Seule l’UDR fait campagne pour le oui. Le débat se porte ainsi très rapidement sur le maintien ou non du président au pouvoir au lieu des intérêts ou des inconvénients réels de la réforme.
5. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 11:04, par rinaldo
DE Gaulle et le tortionnaire Massu ? j’étais militaire à l’époque ,caserné en Allemagne notre régiment était consigné ...en attente .Car paris était en proie aux émeutes comme nous le montrait chaque jour l’unique chaine de tele. Aujourd’hui le contingent n’existe plus c’est une armée de métier qui obeira aux ordres sans barguiner. N’oublions pas que les émeutes ont eu pour conséquence : la droite majoritaire au parlement, le départ de de gaulle et l’arrivée au pouvoir de l’ancien directeur de la banque rotchild Pompidou .le grandcapital pouvait prendre un nouveau départ...
6. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 12:03
C’est ce que j’expliquais à 90 189
7. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 13:31, par jean 1
Et surtout pas la révolution , bravo les élections.
8. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 13:53, par marxiste dogmatique et attardé
Je ne sais pas si 88 103 va avoir son BEPC cette année mais il a tout à fait raison de dire que la "victoire" gaulliste de juin 68 ne correspondait à rien ou tout au moins était sans lendemain. Beaucoup de gens qui étaient de gauche au début de l’année auraient choisi le moment où le prolétariat relevait la tête pour devenir de vieux réacs bornés et frileux et se ressaisir quelques mois plus tard ?
9. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 14:00, par rinaldo
la révolution oui ! mais la kermesse heroïque ou l’on se fera massacrer comme en 1871 non !
10. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 16:38
A rinaldo
tout à fait d’accord ; la révolution oui mais pas la kermesse héroïque ou l’on se fait massacrer.J’zi l’impression que certains ici rêvent de façon lyrique, de la révolution qui ne peut se faire que dans le sang.Un certain (90 189)disait :" Et puis même t’aurais peur d’une guerre civile,on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs.... " . Au passage il confond d’ailleurs guerre civile et révolution mais insinue bien ce que je dis : une révolution dans le sang ; sans cette option vous êtes un réformiste, donc à jeter aux chiens , si je puis dire.
mourir pour des idées ; oui mais de mort lente... disait le chanteur
11. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 19 mai 2016, 19:22
Vous pouvez très bien ne pas souhaiter une révolution -vous ne serez pas le seul- mais vouloir absolument ramener la révolution à une sorte de processus pacifique, accepté de tous, négocié tranquillement autour d’une table, avec quelques manifestation pas trop violente c’est vouloir changer le sens au mot.
Une révolution est nécessairement un acte violent ;c’est quand l’état est détruit et que la propriété change de main. Aucune classe expropriée n’a accepté de l’être pacifiquement. Au contraire. Elle ne croit jamais que ce qu’elle a perdu est perdu pour toujours. Elle use de tous les moyens pour récupérer ce qu’il lui a été enlevé. Même battu, elle garde encore longtemps des moyens pour tenter de revenir à la situation ancienne.
Je vous rappelle au passage que le mot d’ordre de Lénine en 1917 était "transformation de la guerre impérialiste en guerre civile". La révolution est une guerre qui oppose les classes entre elles pas des armées, elles est donc civile. et c’est au fond par l’emploi de la Terreur (en 1793 ou en 1918) que la classe anachronique à été vaincue.
Mourir de mort lente... c’est tourner le dos à nos glorieux ancêtres révolutionnaires dont la devise était "La liberté ou la Mort !".
12. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 01:46, par rinaldo
la terreur était nécessaire face à l’invasion prussienne et à ’ennemi de l’intérieur ( massacres de septembre ) mais cela a amené la réaction de thermidor lequel a fait le lit de la dictature bonapartiste .résultat des courses : totale régression sociale suivie de 15 ans de guerres puis la restauration de la royauté . En ce qui concerne la russie c’est encore plus dramatique ..les défaites militaires provoquérent l’abdication d’un régime honni et la constitution d’un gouvernement provisoire auquel mit un terme le coup d’etat bolchevique d’octobre .Mais si prendre le pouvoir est une chose et que gouverner en est une autre , instaurer une société socialiste dans un vaste pays aussi arriéré que l’était la russie était hautement problématique( lenine déclara que la révolution c’était l’electrification du pays et des soviets partout ..avec la centralisation stalinienne le gouvernement des soviets ne se réalisa jamais ) ainsi après la guerre civile , le changement de société ne pouvait vraisemblablement se faire que par la coercition ...Là aussi l’on a vu le résultat ; après 70 ans de dictature sur le prolétariat la nomenklature au pouvoir à provoqué un coup d’état avec l’installation d’un autocrate lui même ex apparatchik qui a favorisé le retour de la propriété privée des moyens de production et d’échanges et de la religion... .Vraisemblablement avec une monarchie constitutionnelle instaurée en 1905 suite aux émeutes , comme le voulait le ministre Stolypine avant d’être liquidé par l’aristocretie, le résultat eut été le même , mais avec le goulag en moins..je te céde le romantisme de la gloire ..elle n’est pas utile aux damnés de la terre ainsi qu’aux martyrs .
13. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUV(1830OIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 10:41
La Terreur en tant qu’ensemble des mesures d’exception pour écraser la contre révolution qui menace pose certaines questions mais ne peut pas être éliminer (comme une chose sale) avec dégoût de la pensée révolutionnaire. Qu’elle pose autant de problèmes qu’elle en résout cela se discute, mais à moins d’être un pacifiste illuminé qui pense que les problèmes historiques -surtout en période révolutionnaire- ne doivent se régler que par la négociation et l’amour du prochain, la question de la Terreur reste, encore aujourd’hui une question d’actualité. (pas immédiate) sur laquelle il est bon de se pencher sans préjugé.
Le massacre des Communards ou des Spartakistes ou des mouvements coloniaux est le fait de la terreur bourgeoise organisée que rien n’arrête. (et elle n’a même pas besoin de parti fasciste ou nazi pour cela - les partis démocratiques ou "socialistes" lui suffisent bien souvent).
Si les prolétaire n’ont pour se défendre de la terreur bourgeoise ou d’une contre révolution qu’esprit chevaleresque, formalisme démocratique, crainte maladive de s’imposer aussi par la force et désorganisation, leur cause est perdue d’avance.
Les diverses péripéties par lesquelles a dû passer la bourgeoisie française pour affermir définitivement son pouvoir ne peut pas être réduit a une sorte de contre coup de la Terreur. La Terreur de 1793 est aussi un moment où la bourgeoisie affermit son pouvoir en combattant la contre révolution mais aussi le mouvement populaire, sympathique par certain coté mais assez obscur de l’autre. Il n’y avait pas de toute façon de solution populaire à la période. La grande bourgeoisie d’affaire -banque industrie commerce- devait nécessaire l’emporter contre l’utopie démocratico-populaire de Robespierre ou des sans culottes.
La prise du pouvoir par les bolcheviks n’est pas un coup d’état. C’est le véritable commencement de la révolution en profondeur soutenu massivement par les ouvriers, les soldats et aussi dans un premier temps par les paysans. Suite à l’échec de la révolution international espérée par Lénine, la réaction politique finira par s’imposer et prendra le nom de Stalinisme. La Terreur sous Staline n’a pas pour but de lutter contre une contre révolution monarchiste et un retour en arrière mais est plutôt une méthode de gouvernement et de "gestion des masses" dans le contexte du délire productiviste -tout à fait capitaliste- et de la volonté de transformer la société à marche forcé, par le "haut", bureaucratiquement.
14. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUV(1830OIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 10:46
Le massacre des... mouvements coloniaux ?!! Je voulais dire bien sûr : anti-coloniaux.
15. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 13:54, par marxiste dogmatique et attardé
En Scandinavie (même en Espagne à la mort de Franco) la passation de pouvoir entre aristocratie foncière et bourgeoisie s’est effectuée sans qu’on nage dans le sang.
En 1917, la plupart des marxistes pensait qu’instaurer le socialisme dans un pays encore aussi peu développé que la Russie était non seulement problématique mais impossible. Vouloir le faire au forceps ne pouvait que mener à la catastrophe.
16. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 14:51, par rinaldo
je constate toujours que si les divergences ne sont pas très significatives quant à la lecture de l’histoire, les leçons qui en sont tirées pour engager le présent sont elles capitales ...pas de révolution sans parti organisateur disait lénine , c’est à dire un regroupement dans lequel les contradictions puissent se "dialectiser" pour aboutir à un programme d’action. Actuellement alors que la constitution de la 5 eme ne peut plus encadrer l’évolution des rapports sociaux et que le grand capital presse pour une modification radicale des rapports de production ,IL N’Y a PLUS DE REFLEXION COLLECTIVE ! le PCF ne compte plus que 50.000 adhérents dont la moitié de sexagénaires et la social démocratie est la dérive...C’est l’heure de tous les opportunistes et de tous les dangers.
17. DE LA GREVE GENERALE A LA QUESTION DU POUVOIR… un Mai 68 qui aille jusqu’au bout !, 20 mai 2016, 18:09
On peut imaginer que certains pays passent au socialisme de manière pacifique ou relativement pacifique emportées par un mouvement révolutionnaire mondial quasi irrésistible. Mais je doute que dans les pays dominants où les bourgeoisies et les états sont puissants cela se passe sans "casse". Si la bourgeoisie est aussi réactionnaire et cramponnée à ses privilèges que l’a été l’aristocratie en son temps, le prolétariat devra utiliser la même méthode pour la chasser du pouvoir qu’elle a elle-même utilisé pour défaire l’aristocratie et assurer sa victoire.
De toute façon ce sera au prolétariat d’avancer révolutionnairement et ce sera à la bourgeoisie de plier (de grès ou de force).