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DES REPONSES SOCIALES ET NATIONALES AUX BESOINS DES GENS

Publie le vendredi 12 janvier 2007 par Open-Publishing

COMMUNIQUE
DE LA FEDERATION DE LA
SEINE SAINT DENIS DU
PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

DES REPONSES SOCIALES ET NATIONALES AUX BESOINS DES GENS

Marquée par des années de politique droitière d’une dureté absolue pour la population de notre pays qu’ils ont menée, les de Villepin, Sarkozy et Bayrou de tous acabits tentent de se refaire une virginité sociale. En quelques jours les annonces au caractère soit disant social se multiplient. L’UMP et l’UDF ont analysé les sondages qui font démonstration que la précarité, le pouvoir d’achat sont les préoccupations principales des Français et que l’élection présidentielle ne se fera pas sur un contenu sécuritaire.

Comment ne pas s’indigner que des dizaines de milliers de personnes couchent dehors, n’aient ni toit ni droit, comment ne pas exploser de colère devant ces familles qui sont logées à des prix insupportables dans des taudis ? Et comment ne pas être scandalisé de la réponse apportée par le gouvernement sur cette question : le droit opposable au logement. D’abord, le texte prévoit une mise en œuvre pour 2012, alors qu’il y a urgence. Ensuite, c’est aux pauvres, aux exclus du logement qu’il revient de saisir un avocat, de porter en justice leur problème pour que la collectivité locale soit in fine condamnée à loger le plaignant. Dans quel pays vivons-nous ? Est-ce par cet artifice que les 600 000 logements sociaux qui font défaut seront construits ? Est-ce en judiciarisant la société comme aux Etats-Unis, que l’on va répondre sérieusement à la demande sociale ? Est-ce en culpabilisant les Maires qui ne peuvent plus répondre à l’explosion de la demande sociale que l’on va trouver des solutions de justice ? NON. Il faut une autre politique du logement dans ce pays, une politique axée sur un grand service public du logement, une politique de construction audacieuse pour répondre aux besoins, une politique de maîtrise du prix des loyers, une politique qui privilégie l’homme au détriment de la spéculation immobilière, une politique qui n’oppose plus les territoires et les gens entre eux, mais qui impose la solidarité nationale en terme de logement à toutes les communes et d’abords celles qui refusent comme au Raincy de construire les logements pour ceux qui dorment dehors !

De même que le logement, la question de la gratuité scolaire est une question nationale. Qui n’a pas entendu les louanges tressées à Lagarde, Maire de Drancy qui vient de décréter la gratuité dans les cantines scolaires ? Tout le monde se satisfait que les enfants notamment des familles les plus démunies puissent se nourrir correctement au moins une fois par jour. Mais est-ce vraiment le cas ? Les centaines d’enfants qui veulent légitimement s’inscrire à la cantine seront-ils accueillis ? Et le seront-ils demain ? Les premiers échos du Bourget et de Drancy nous inquiètent : il est déjà question de « faire le tri » des enfants pour lesquels la mesure s’appliquera, tous ne seront pas accueillis faute de place et de moyens…Et les premiers visés seront ceux dont les parents « restent » à la maison, donc, ceux qui à priori en le plus besoin d’une gratuité ! Les finances locales ne permettent pas de remplir un tel objectif social. Le constat est fait, il s’agit d’une mesure politicienne, d’un élu plus enclin à entrer en campagne en fanfare, plutôt qu’à se soucier réellement des besoins des gens, de créer les conditions d’une bonne mise en œuvre de ses décisions…

La question de la gratuité est une question sociale qui doit être envisagée en dehors de considérations politiciennes. Elle doit être posée dans sa globalité : parlons plutôt de la gratuité de l’école, et ce, tout au long de la scolarité, de la maternelle à l’université ! Et dans ce cas, exigeons de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités : si les collectivités locales assument seules la gratuité, alors il y aura des disparités entre les plus riches et les plus pauvres d’entre elles et, finalement, l’égalité, la solidarité nationales ne seront pas garanties… Encore une fois, les habitants des quartiers seront défavorisés et tout cela contribuera à faire un peu plus une école à deux vitesses…Il fait arrêter ces oppositions de gens entre eux, cette stigmatisation territoriale qui diluent le traitement national de la solidarité. C’est d’une politique globale dont les gens et le pays ont besoin.

Pour les communistes, la question de la vie des gens est au centre des réponses politiques à apporter. Dans une situation où la pauvreté touche 10 millions d’habitants de notre pays, où le chômage frappe une population très large du département (le taux le plus fort de l’Ile de France), où 50 000 demandeurs de logements attentent une réponse sociale à leur besoin d’habitat, il faut être à l’offensive. Face à l’urgence sociale, on ne peut pas se contenter de demi mesures, encore moins de laisser les Villes se débrouiller seules, car les réponses apportées seront des réponses d’opposition des populations entre elles, d’opposition des territoires entre eux, et visent à maintenir les pauvres dans le carcan de la pauvreté, sans horizon.

La vraie bataille, la plus urgente, pour répondre à la souffrance sociale de millions de gens en France, c’est l’augmentation du pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, des minima sociaux, des retraites ! Avec Marie-George Buffet, nous proposons de construire une dynamique politique résolument populaire pour bousculer le paysage politique et porter un projet ambitieux, combatif à gauche.

Pantin, le 11 janvier 2007.