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Education : la mission d’insertion sans crédits

mercredi 28 juillet 2004 - Contacter l'auteur

Frédéric Antoine

La mission générale d’insertion de l’Education nationale (MIGEN) subira aussi des réductions drastiques de crédits à la rentrée prochaine (lire aussi notre article dans l’édition du 23 juin 2004). En 2003, 962 élèves ont été suivis par ce dispositif (dont 270 en cycle d’insertion préprofessionnel par alternance) qui permet aux élèves doublant ou triplant des classes de se réinsérer en cycle BEP ou CAP. Ces classes connaissent un fort taux de réussite, « 15 % des élèves seulement n’ont pas trouvé de solution au sortir de ces classes », indique Dominique Bréjaud responsable de la mission d’insertion des Mureaux. « Ce pourcentage n’évoquant pas forcément des échecs, mais des cas d’élèves qui n’ont pas donné de nouvelles après leur passage à la MIGEN », poursuit-elle.

Le 2 juillet dernier, une délégation d’enseignants a été reçue au ministère de l’Education nationale, mais au terme de cette rencontre les intervenants de la MIGEN n’avaient pas vraiment recouvré leur sérénité. C’est d’abord le module de repréparation aux apprentissages par alternance (MOREA) qui est affecté par cette coupe claire dans le budget de l’insertion des élèves en échec scolaire.

2000 élèves hors système

« Les économies réalisées sur les cycles d’insertion professionnelle par alternance (CIPPA) seraient en outre de 9000 euros l’an prochain », poursuit Dominique Bréjaud. Selon la responsable de la structure d’insertion des Mureaux, « les heures d’enseignement ne rentrent pas dans le financement du Fonds social européen », c’est la justification qui lui a été rapportée par le ministère lors de l’entrevue du 2 juillet. Ces restrictions budgétaires pourraient donc conduire à baisser le taux horaire des apprentissages. Dominique Bréjaud sait déjà que les intervenants en mathématiques, sports et ébénisterie ne pourront être réembauchés.

« Une folie, lorsque les enseignements fondamentaux sont touchés », poursuit Dominique Bréjaud, « une quantité d’élèves arrivent dans ces sections avec un niveau de mathématiques de CE2 ! », explique-t-elle. Pourtant le coût de la prise en charge de ces élèves en échec par la mission d’insertion de l’Education nationale est évalué à 174 euros par mois. « C’est très faible au regard de ce que peut coûter l’errance des élèves qui n’ont pas d’affectation pendant une année complète », commente en sourdine Marianne Cantau première adjointe au maire des Mureaux.

Chaque année, dans le département des Yvelines, ce sont 2000 élèves qui sortent du système scolaire.

http://www.courrierdemantes.com/news/fullstory.php/aid/11854/La_mission_d?insertion__sans_cr%C3%A9dits.html

Mots clés : Ecole-Université / Economie-budget /
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