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En finir avec Drahi et son monde ! Rasemblements - SFR

par barou

Publie le mardi 6 septembre 2016 par barou - Open-Publishing
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Nous étions une centaine au rassemblement de saint Denis (93) contre le plan « New Deal » qui prévoit notamment la suppression d’un tiers des effectifs du groupe, soit 5000 postes sur 15.000, d’ici la fin 2016. Surtout présent la CGT. L’UNSA et la CFDT ont signés pour ce plan donc pour les licenciements. Faites le savoir. Ci joint tract distribué par l’Oclm Voie Prolétarienne sur Drahi (patron de Numéricable et SFR) et son monde.

Leur démocratie, c’est la dictature !

Une négociation « secrète », un employeur qui a tout pouvoir pour décider de supprimer des emplois, de licencier, d’imposer des réorganisations qui dégradent nos conditions de travail et qui entraînent toujours plus de souffrance... Un rachat, une dette et des intérêts astronomiques et toutes les conséquences qui vont avec pour les salariés, sans que nous ayons le moindre mot à dire... voilà la démocratie capitaliste dans l’entreprise !

En dehors de l’entreprise, la démocratie c’est la police qui empêche de manifester, qui arrête arbitrairement, qui mutile des manifestants, c’est la justice qui condamne à tour de bras les plus révoltés et laisse courir les politiciens véreux, c’est un gouvernement qui protège les Drahi, Bouyghes et Niel en enfilant loi El Khomri après loi Macron, précarité et flexibilité, en usant de tous les outils à sa disposition dont le 49.3... Voilà la démocratie capitaliste au gouvernement et dans l’Etat.

Drahi, fait-il n’importe quoi ? Est-il un « mauvais patron » ?

Ce serait simple si tout n’était qu’une histoire de personne, s’il suffisait de changer une tête pour que tout aille « mieux ». En réalité, il y a une stratégie derrière chacun des choix de l’actionnaire. Il y a la recherche de réponses à un besoin constant : celui d’améliorer le taux de profit de son entreprise à n’importe quel prix.

Les actionnaires sont en concurrence entre eux, celui qui est le plus faible se fait bouffer et « perd tout ». Pour éviter ça, ils nous exploitent chaque jour un peu plus. Soit les actionnaires perdent, soit les salariés perdent... nos intérêts sont inconciliables avec les leurs.

Drahi n’est donc pas fou, il ne fait pas non plus n’importe quoi... il recherche simplement, à court terme, à satisfaire ses financiers, les banques, à maintenir un taux de profit suffisamment rentable... Drahi, il fonce pour être le premier. Il gèrera ensuite la casse, et c’est nous qui paierons !

La dette, un mode de fonctionnement comme un autre ?

Le rachat de SFR, comme tous les rachats effectués avant et depuis par ALTICE, est financé par un fort endettement que la société rachetée rembourse elle-même (donc nous, en fait !).
Au fil des rachats, le montant de la dette crève le plafond... et approche les 50 milliards d’euros.
Les intérêts financiers liés à cette dette sont tout aussi hallucinants. Rien que pour SFR, ce sont 750 millions d’euros par an qui vont dans les poches des banques.

Et c’est bien pour toute cette manne financière que représentent les intérêts que les banques suivent ALTICE. Au final, elles se moquent un peu de la dette elle-même : ce qui compte, c’est les remboursements des intérêts chaque année… Au contraire même, un client endetté à vie, la belle affaire ! Un fonctionnement parmi d’autres du capitalisme... qui se fait sur notre dos.

SFR n’est pas une entreprise à part !

Que ce soit Bouygues Télécom qui supprime des milliers d’emplois depuis des années par différents plan de départs volontaires ou qui, plus récemment remet en cause l’organisation du temps de travail de ses salariés en souhaitant supprimer des RTT, que ce soit Orange qui supprime des milliers d’emplois en ne remplaçant pas les nombreux départ à la retraite ou encore Free dont les méthodes de management font régulièrement les choux gras d’une partie de la presse, force est de constater que SFR évolue dans un secteur en pleine turbulence.
Avec la diminution des taux de profits dans le contexte d’une guerre économique mondialisée, la concurrence devient féroce, vient la barbarie du capitalisme, et ses multiples conséquences qui sont toutes néfastes pour les salariés.
Et si on élargi aux nombreux sous-traitants de ces entreprises, le tribut payé par les salariés de la filière télécoms est encore plus lourd !

Comment une entreprise comme SFR peut-elle fonctionner avec 1/3 de ses effectifs en moins ?

Depuis des décennies, de nombreux secteurs se sont profondément restructurés. La méthode est la même à chaque fois : les capitalistes imposent des économies à tous les étages et notamment sur le personnel.
Mais pour qu’une entreprise fonctionne, il faut malgré tout que le travail soit fait, car c’est bien l’exploitation des travailleurs qui créé de la valeur. Alors les mêmes mécanismes sont mis en œuvre partout : réduction des effectifs, augmentation de la productivité, augmentation du temps de travail, flexibilité, externalisation, transfert à la sous-traitance en France ou à l’étranger... autant de procédés légaux et prévus par le système pour leur permettre de nous exploiter toujours plus... quelles que soient les conséquences pour nous (voir dans le passé les suicides à France Telecom, ou aujourd’hui dans les hôpitaux) !

Aujourd’hui, Drahi annonce 5000 suppressions de postes. Effet d’annonce pour la bourse et les banques, il verra ensuite comment faire concrètement, quitte à faire sauter des pans entiers de l’entreprise, sous-traités ou juste liquidés…

Au final, on n’y peut rien, autant prendre le chèque et partir ?

Beaucoup autour de nous sont dans cette perspective. Avec dans la tête le fatalisme, que c’est mieux que rien, qu’on essaiera ailleurs. Sauf que c’est pareil dans tous les secteurs, pas un jour sans plan d’ajustement dans l’énergie, l’automobile, la pharmacie ou le BTP. La machine à broyer capitaliste tourne à plein régime, à la recherche, partout, d’une exploitation renforcée. C’est le sens des lois comme l’ANI, les lois Macron, la loi El Khomri. Prendre le chèque, c’est la fuite en imaginant échapper à l’exploitation, à la barbarie du système… un rêve ! Quand on se retrouve au RSA après le chômage, le chèque, il ne dure pas longtemps !

En finir avec tous les Drahi du monde !

Le travailleur n’est qu’une force de travail, une « ressource humaine » bonne à créer du profit pour l’exploiteur. A SFR, comme partout. Il est soumis à la dictature patronale, aux lois et à la répression gouvernementale.
Mais il a la force du nombre, la force que c’est lui qui crée les richesses – pas les exploiteurs ! Ce qui lui manque c’est deux choses :
1) la conscience que ce système barbare n’est pas éternel, et ne survit qu’au prix de contradictions de plus en plus violentes. Oui, il faut en finir avec le capitalisme, ce monde de souffrances et de destructions, de parasites et de guerres économiques ou militaires !
2) Mais si les exploiteurs sont très bien organisés au MEDEF, au gouvernement, dans les partis politiciens, les travailleurs eux, sont éparpillés, désorganisés – et donc découragés. L’heure est à nous regrouper, bien sûr pour défendre notre peau, mais surtout pour construire notre camp, pour imaginer un autre avenir, libéré de l’exploitation.

C’est à cela que travaille l’OCML Voie Prolétarienne, à redonner aux travailleurs conscience et organisation pour retrouver notre force, car nous voulons en finir avec tous les Drahi du monde !

Rassemblements le 6 septembre à l’appel de la CGT FAPT SFR :
 Ile De France : 12h au siège de SFR (12 rue Jean-Philippe Rameau, La plaine St Denis)
 Lyon : 10h Place Bellecour
 Marseille : 10h Boutique SFR Canebière
puis : 14h devant le site de l’estaque (11 av André Roussin 13016)
 Nantes : 10h Rue de la marne
puis : 15h30 site de Saint Herblain (rue Jacques Cartier)
 Bordeaux : 14h Boutique SFR rue Sainte Catherine
 Lens : 10h Boutique SFR rue Jean Jaures

Messages

  • Comment se fait il que AUCUN politique ne commente ce MASSACRE socio-technologique. 5.000 emplois supprimés OFFICIELLEMENT, et combien en réalité ?
    Tous ces emplois étaient de classe moyenne, et maintenant pour beaucoup d’entres eux, ce sont les services sociaux et la solidarité nationale qui les nourrissent. SFR à trop de salariés ??? Pourquoi alors avoir retirer 2,5 milliards de dividendes d’une entreprise en difficulté ??? Depuis le rachat de SFR, son nouveau propriétaire est devenu la 6e fortune de France. Sa méthode, fraude au CICE, fraude à la TVA, fraude aux accords sociaux, escroquerie des clients par correspondance, paradis fiscal au Panama. Nous sommes en début de campagne présidentielle et même Montebourg et Mélanchon n’en parle pas.??????????????.
    L’outil technologique créateur de valeurs et d’emplois qu’était SFR est "CASSé". L’âme de ce feu grand groupe était composée par le travail et le savoir faire de tous ces nouveaux chômeurs.
    Le démantèlement des grands groupes Français condamne notre économie et nos emplois et ce n’est pas par le silence et l’hypocrisie que nous redresserons la situation de notre pays.
    Un BOYCOTTE nationale de l’opérateur SFR/Numericable/RED n’aggravera pas la situation des salariés de France, dont la suppression de leurs emplois est déjà programmé, mais plongera Mr Drahi dans de grosses difficultés boursières et donnera un coup d’arrêt à ses méthodes honteuses et destructrices d’emplois.