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Épandage agricoles et propagation des virus

jeudi 26 mars 2020

La pollution de l’air, en plus de fragiliser notre système immunitaire et de nous rendre plus sensibles aux infections notamment virale, permet également une meilleure diffusion et donc une meilleure transmission des agents pathogènes tels que le coronavirus.

Cela est connu depuis longtemps pour le SARS(1) et les virus de la bronchiolite mais a également été récemment démontré pour le coronavirus en Italie avec davantage de transmission et de propagation du virus en fonction des taux de particules fines.

Les particules fines servent donc de vecteurs, de transporteurs au virus qui se déplace d’autant plus facilement lorsque l’air est chargé de particules fines. Fort heureusement les mesures de confinement font coup double à la fois en limitant le risque de transmission entre les individus mais également en diminuant la pollution notamment aux particules fines du trafic routier et les effets sanitaires associés. Néanmoins, comme on le voit actuellement à Paris, le printemps est la période d’épandage agricole, grand pourvoyeur de particules fines. En effet, lors des épandages, le gaz ammoniac (NH3) va, en passant dans l’atmosphère, réagir avec les oxyde d’azote (NOx) pour former des particules de nitrate d’ammonium et de sulfate d’ammonium.

Tous les ans, à la même période, les épandages agricoles sont responsables de pics de pollution printaniers durant les mois de mars à mai. Ces particules printanières sont, de par leur composition, moins toxiques que des particules de combustion issues par exemple du trafic routier néanmoins elles vont également servir de vecteur de transmission au virus.

Ces particules peuvent voyager sur plusieurs kilomètres et donc transporter également le virus sur de longues distances !

Nous appelons donc les préfets à prendre des mesures urgentes visant à limiter drastiquement – les émissions liées aux épandages agricoles (restriction, technique d’enfouissement de l’engrais) afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation du virus.

Professeur Isabella Annesi-Maesano, Directrice de recherche INSERM / Directrice d’équipe labellisée INSERM et Sorbonne Université EPAR ;
Docteur Mallory Guyon, Collectif Environnement Santé 74 ;
Docteur Thomas Bourdrel, Collectif Strasbourg Respire ;
Docteur Gilles Dixsaut, Fondation du souffle contre les maladies respiratoires ;
Docteur Florence Trebuchon, médecin allergologue Montpellier ; ASEF
Docteur Pierre Souvet, Association Santé Environnement France (ASEF) ;
Docteur Jean-Baptiste Renard, Directeur de recherche LPC2E-CNRS ;
Guillaume Muller, association Val-de-Marne en Transition

https://strasbourgrespire.fr/2020/03/epandages-et-virus/

Portfolio

Messages

  • Merci de ce texte

    Sur un autre aspect complémentaire :

    POUR LE TRAVAIL DECENT DANS LE MONDE AGRICOLE

    jeudi 26 mars 2020 - 17h06

    Position syndicale a exprimer à Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et à Christiane Lambert de la FNSEA (ce "syndicat" à direction surpayée par rapport au monde agricole)

    1) Le confinement c’est le confinement : Attendre fin avril pour les embauches ! Idem pour le bâtiment ! Contradiction ici !

    2) Il y avait des sans-papiers aux champs dit le ministre (sur RT) car ils étaient sur-exploités , comprenez tout à la fois en temps de travail (nettement plus de 35 heures) et en salaires (nettement moins que le SMIC).

    3) Pour vos nouvelle recrues - de 200 000 emplois (svp !), vous visez les étudiants et les chômeurs de longue durée - que vous assimilez grosso modo à des sans-papiers pour les payer à bas prix et sur gros volume horaire (travaillisme) . La honte ! Profiteur ! Cessez la surexploitation !

    Soyez éthique : appliquez le travail décent !

    TRAVAIL DECENT

    Il suppose à minima les deux volets de la baisse de l’exploitation du travail salarié :

    Ni travaillisme car RTT à 30 heures car travaux pénibles,

    ni bas salaires car payés au-dessus du smic du fait de la pénibilité donc 1500 euros voire plus si qualification.

    Et bien sur , pas de racisme, de sexisme ou autre discrimination.

    Bonnes conditions de logement .