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Grève des transports à New York : Victoire !
Publie le mercredi 28 décembre 2005 par Open-Publishing6 commentaires
On vient d’annoncer un accord entre le syndicat des cheminots (TWU) et le patronat. Victoire modeste pour les travailleurs, défaite pour les patrons, qui voulaient faire des cheminots un exemple. En fait d’exemple, ce sont les cheminots qui ont montré aux autres travailleurs comment tenir tête au patron en dépit des provocations racistes et autres. Comme on dit ici à New York, a lucha continua !
Le Maire de New York et son entourage :
Le président du Syndicat des cheminots, Roger Toussaint, et son entourage :





Messages
1. > Grève des transports à New York : Victoire !, 28 décembre 2005, 15:12
un peu plus de détails sur cet "accord", ce serait bienvenu ! J’ai quand même des doutes sur le fait que ce soit une "victoire", même modeste, pour les travailleurs... si la lutte était exemplaire, la partie était plus qu’inégale.
salut fraternel
Patrice Bardet
1. > Un Valmy syndical, 28 décembre 2005, 16:10
C’est pas mirifique, le contrat, mais ça s’accepte : des hausses de salaire de 3%, puis 4% puis 3.5% réparties sur trois ans, juste au dessus du taux d’inflation prévu, cétait la dernière offre du patronat. En revanche, le 1.5% de plus (sur la proposition initiale du patronat de 3 x 3 x 3) disparaît dans une contribution de 1.5% des salaires pour les cotisations d’assurance. Tous les travailleurs ne sont pas heureux, il est même possible que les cheminots refusent le contrat. Du du point de vue du patronat les pressions inflationnaires demeurent, puisque c’est la ville de New York qui va devoir payer le reste des cotisations.
En revanche, le système des retraites demeure, sans concessions. Pas d’emploi à deux niveaux, les jeunes payant pour les vieux, ce qui est devenu presque la norme aux USA. Autres petites concessions de la part du patron, surtout sur les conditions de travail.
L’important, c’est que la campagne des médias et des patrons pour transformer en démons ("demonize") les syndicalistes a totalement échoué. Les New Yorkais se sont montrés très sympathisants pour les grévistes, sans cela le patron ne serait pas mis à table, pour lui (comme faisait remarquer Barbara Bowen, Président du syndicat des enseignants supérieurs, PSC), il ne s’agissait pas de négocier mais de détruire. Bowen parle en connaissance de cause, puisque les enseignants sont sans contrat depuis plus de trois ans.
Donc, pensez à un Valmy syndical. C’est pas qu’on a ”gagné," c’est qu’on a tenu le coup. Et ça compte pour quelque chose.
– Icelui d’Eugnoux-York
2. > Un Valmy syndical, 28 décembre 2005, 17:55
Merci pour les photos,
Une image de mort...
Une image de vie
Notre monde est decidement plus joli que celui des patrons et nos vies plus belles.
Face aux forces de l’égoïsme, de la méchanceté et de l’inhumanité, vivent les travailleurs des transports de New York !
Cop.
3. Cher Patrice Bardet :, 29 décembre 2005, 14:37
Très bonne description (d’un point de vue libéral-objectif, bien sûr !) des données du contrat des cheminots dans le New York Times :
Quand j’y pense, les résultats de cette grève sont encore plus positifs que je ne le disais hier. Il faut comprendre qu’aux USA le syndicalisme sclérotique s’occupe surtout des questions "simplement" pécuniaires, ce qu’on appelle "pork-chop issues." Cette fois, les cheminots ont beaucoup gagné du côté des conditions de travail, de l’assouplissement des règlements, du respect des droits de l’ouvrier vis-à-vis le patronat. Ce sont là des choses que le capital a du mal à comprendre, et même à décrire.
In Solidarity,
I d’E-Y
2. > Grève des transports à New York : Victoire !, 28 décembre 2005, 15:41
NEW YORK (AP) - Les employés des transports en commun new-yorkais et la direction ont approuvé dans la nuit de mardi à mercredi un accord provisoire, cinq jours après la fin de la grève qui a paralysé la Grosse Pomme pendant trois jours, dans la semaine avant Noël et par un froid glacial.
En vertu de cet accord avec la direction de la Metropolitan Transportation Authority (MTA), annoncé par Roger Toussaint président du TWU (Transport Workers Union), mais qui doit encore être approuvé par ses 33.700 membres, les employés bénéficieront d’une augmentation de salaires de 10,9% sur trois ans et devront en contrepartie participer au financement de leur protection sociale.
Selon Roger Toussaint, cet accord permettra d’améliorer les relations entre salariés et MTA. Il a une nouvelle fois évoqué le "respect et la reconnaissance" des sacrifices des travailleurs des métros et bus de la Grosse Pomme, et leur rôle crucial dans la vie de la ville, où au moins sept millions d’usagers empruntent chaque jour les transports en commun.
La direction a de son côté renoncé à certains des aspects les plus controversés de son projet, le relèvement de l’âge de la retraite pour les nouveaux embauchés et leur participation accrue au financement de leur retraite. En revanche, ces nouveaux employés devront consacrer 1,5% au financement de leur protection sociale.
Autres dispositions de l’accord, l’attribution de congés maternité aux femmes salariées, qui devaient auparavant avoir recours à des congés maladie.
Le maire Michael Bloomberg, qui s’était énervé contre les pertes économiques pour New York à cause de la grève, s’est réjoui de cet accord et a remercié ses administrés pour leur "patience et coopération" pendant ces "trois jours difficiles" sans transports en commun. La municipalité a estimé à un milliard de dollars (840 millions d’euros) les pertes économiques entraînées par la grève.
Le contrat précédent avait expiré le 16 décembre, et le syndicat des transports avait appelé à la grève le 20, après l’échec d’un week-end de négociations. Sous la menace d’amendes impressionnantes et de prison pour les dirigeants syndicaux alors que la grève est illégale dans ce service public, les salariés du principal système de transports en commun des Etats-Unis avaient repris le travail trois jours plus tard. AP
3. > Grève des transports à New York : Victoire !, 29 décembre 2005, 18:45
Intéressant, merci.
Je n’avais de réactions que celles des radios c’est-à-dire : Rien.
Ah, si, joubliais : France infaux, toujours extremement originale, nous a dit que c’était la fin de la galère