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Jean-Marc Rouillan condamné à huit mois de prison pour « empathie » : une atteinte à la liberté d’expression
par Ligue des droits de l’Homme
Publie le lundi 12 septembre 2016 par Ligue des droits de l’Homme - Open-Publishing1 commentaire
Comme il était à craindre, Jean-Marc Rouillan a été condamné à huit mois d’emprisonnement suite à ses propos portant sur les terroristes du 13 novembre pour le mensuel satirique marseillais Le Ravi,en février dernier, au prétexte qu’il aurait « fait preuve d’empathie à l’égard des auteurs des attentats qui ont frappé le territoire français en janvier et en novembre 2015 […] ».
La Ligue des droits de l’Homme, qui avait déjà alerté sur cette situation, dénonce cette condamnation de propos qui relèvent de la liberté d’opinion. Elle s’élève contre les dérives qui consisteraient à ce que les juges, à l’occasion notamment du transfert de l’infraction d’apologie du terrorisme dans le Code pénal, s’instaurent en police de l’opinion, portant ainsi des atteintes graves à la liberté d’expression.
Messages
1. Jean-Marc Rouillan condamné à huit mois de prison pour « empathie » : une atteinte à la liberté d’expression, 12 septembre 2016, 13:53
Que ça ne mérite pas la prison, tout à fait d’accord mais ce qu’il a dit est quand même équivoque et incompréhensible. Surtout s’agissant de gens qui doivent logiquement faire horreur à un révolutionnaire ou même à quelqu’un de vaguement démocrate. Trouver que quelqu’un est courageux, même si (heureusement ! ) on ne partage pas ses idées, quelque part, c’est un peu de l’empathie.