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L’occupation de lycées a donné lieu à des incidents violents

Publie le vendredi 8 avril 2005 par Open-Publishing
5 commentaires

PARIS - La journée nationale de mobilisation lycéenne contre la loi Fillon sur l’école a donné lieu jeudi à quelques fermetures d’établissements et à des occupations qui ont dégénéré, en particulier lorsque la police a fait évacuer les lieux comme cela s’est passé au rectorat de Paris ou sur la place de la préfecture à Lille.

Au ministère de l’Education, on évoquait pour toute la France "quelques heures de flottement dans une cinquantaine d’établissements" (sur 2.600) et "25 points chauds", c’est-à-dire des lycées bloqués ou occupés. Le syndicat lycéen FIDL donnait pour sa part le chiffre de 400 lycées mobilisés.

A Lille, deux à trois cents lycéens ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les CRS devant la préfecture du Nord. Une dizaine d’entre eux ont été interpellés, alors qu’une lycéenne a été victime d’un malaise.

A Paris, selon le rectorat, 19 lycées étaient perturbés, dont cinq ont été fermés par mesure de sécurité sur les 109 établissements de la capitale.

Les portes du rectorat de Paris ont été forcés par 200 lycéens qui ont finalement été évacués manu militari par la police. Cette institution avait déjà été occupée mais plus pacifiquement vendredi dernier. Selon le rectorat, mêlés aux lycéens, il y avait aussi des gens un peu plus âgés et quelques casseurs.

Par ailleurs, le proviseur adjoint du lycée Voltaire (XIe arrondissement) a été blessé au visage par un jet de bouteille et une collégienne a été renversée par une voiture devant le lycée Balzac (XVIIe). Elle a eu une jambe fracturée.

François Fillon avait prévenu qu’il avait donné des "instructions extrêmement fermes" aux recteurs et aux préfets afin de mettre un terme aux occupations de lycées par "une infime minorité". "A chaque fois qu’il y aura un blocage, il y aura une intervention avec les moyens nécessaires pour y mettre fin", a répété jeudi le ministre de l’Education au Sénat. Pour lui, la violence est "du côté des individus cagoulés qui (...) ont brisé avec des masses les vitres et les portes du rectorat de Paris et qu’il a fallu évacuer" jeudi après-midi.

"On a senti une véritable radicalisation du mouvement lycéen", a déclaré jeudi à l’Associated Press Nicolas Boudot, porte-parole du rectorat de Paris. M. Fillon a montré du doigt "quelques organisations du côté du Parti communiste". En fait, il semble que les militants les plus actifs de la Coordination nationale lycéenne soient des militants des Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), émanation de la Ligue du même nom, la LCR.

Pour sa part, le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a reproché au gouvernement d’avoir fait le choix de "laisser pourrir la situation". Il a estimé dans un communiqué que les incidents de la journée "démontraient, s’il en était besoin, l’urgence d’ouvrir de réelles discussions entre le ministre de l’Education, les élus et les organisations syndicales lycéennes" afin "de sortir de l’impasse actuelle".

Messages

  • Fillon ton mepris et ton fascisme ne passera pas nul n’est pas au courant de tes mauvaises fréquentation trés brunes et trés facsisante aux coté des madellin devidijian et autre longuet

    Fillon démission

    • fillon nul ne doute et ne sais que dans ta jeunesse tu maniait plus la barre de fer et que tu tendait le bras avec des copains d’occident et de " renouveau " la bande a madellin et devidjiian

      Tes " méthodes " fascistes actuelles contre la jeunesse et les lycéens que tu ose traiter de " minorité d’agités " prouvent bien que tu n’a rien perdu de tes haines de jeunes

      Fillon Fasciste Fillon démission

  • Salut à toutes et à tous,

    Désormais, dans nos manifs, parmi nos principaux slogans, il devra systématiquement y avoir :

    HALTE À LA RÉPRESSION !

    À BAS L’ÉTAT POLICIER !

    Et :

    LIBÉREZ NOS CAMARADES !

    Ces trois slogans pourront (c’est même une nécessité) être aussi utilisés comme motifs de grèves, de manifs, et d’appels à la solidarité.

    Il me semble nécessaire de demander aux gens qui ne sont pas encore en grève de se mettre en grève par solidarité, en envoyant des délégués ou des manifs dans les entreprises privées et dans les services publics.

    A+

    do

    GRÈVE GÉNÉRALE SAUVAGE TOTALE ET ILLIMITÉE !

    Demandez aux journalistes en grève de ne pas rester silencieux, mais de donner la parole aux grévistes et de lancer des appels à la grève dans tous les secteurs publics ou privés.

    • il faut que l’on continue à rester passif, mais, il faut informer d’avantage les élèves sur ce pourquoi on se bat et sur les resultat des actions engagé. Pour la région parisienne RENDEZ VOUS au RER PORT ROYAL à 8H, les instructions seront donnés sur place, c’est une grosse action ! Plus d’info, contactez les contacts si vous en avez au lycée Balzac, Paul Valerie, Montaigne, le lycée auto-géré...
      dsl, peut pas dire plus.

      ALARIK

  • petites précision de la part d’un lycéen résent durant l’occupation du rectorat....

    les personnes adultes présentent dans l’enceinte du rectorat au moment de l’occupation était soit des journalistes, soit des employés ou soit des RGs.
    de plus nous n’étions pas 200 mais plus de 400 à occuper le rectorat, si bien barricadé qu’il a fallut que les CRS et les Gardes MObiles passe par les escaliers de secours extérieurs menant au 2ème étage pour pénétrer dans le bâtiment.
    l’évacuation à durer plus de deux heures le temps de sortir tout les lycéens qui s’accrochaient (on est méchant, hein ???!!!)
    Bilan : 6 poignets cassés, une énorme collection de bleus, du gaz dans les yeuxs et un coude fracturés.

    Il est toutefois important de noter qu’une partie des employés du rectrorat apprenant l’intervention des forces de l’ordre imminente est descendu faire un chaine devant les lycéens pour empêcher les condés de foncer dans le tas. (certes ces derniers ce sont ratrapé après...)
    donc merci au employés du rectorat solidaires.

    Autre note : l’action était si bien préparé qu’on a eu plus d’une trentaine de minutes pour investir le bâtiment et élever des barricades.
    Surnom de l’opération : Mobilette Perdue.