Accueil > LES MOTS DU NUCLEAIRE : « RAS » & « C’EST SANS CONSEQUENCE » (revue de (…)
LES MOTS DU NUCLEAIRE : « RAS » & « C’EST SANS CONSEQUENCE » (revue de presse)
Publie le vendredi 15 mai 2009 par Open-Publishing1 commentaire
REVUE DE PRESSE
PALUEL
Une pompe a coté de ses pompes ( en remplacement du sans titre)
Communiqué du 15.mai 2009
– L’association Sortir du nucléaire a dénoncé vendredi un incident à la centrale nucléaire EDF de Paluel (Seine-Maritime) dans un circuit d’injection de sécurité qui sert à refroidir les réacteurs en cas d’urgence.
L’incident a été constaté le 23 octobre 2008 lors d’une opération de maintenance du réacteur 4, selon Sortir du nucléaire qui cite un document de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il a été classé au niveau un sur l’échelle croissante de gravité des accidents nucléaires qui en compte sept.
Selon le document, les techniciens ont mis au jour "une inversion de montage d’un composant sur une des pompes du circuit" qui remonte à 2001. "Le fonctionnement correct de la pompe n’était donc pas garanti depuis 2001", conclut l’ASN.
Ce circuit permet en cas d’accident grave d’introduire de l’eau borée sous haute pression dans le réacteur afin d’étouffer la réaction nucléaire et d’assurer le refroidissement du coeur. Par sécurité, il est doublé par un autre circuit comparable qui peut être activé en cas de panne du premier.
Alain Corréa, animateur de Sortir du nucléaire en Seine-Maritime, a estimé qu’un tel incident n’est pas "rassurant". "Même si le système est redondant, cela signifie que la sécurité n’était pas assurée à 100% depuis sept ans", a-t-il déclaré.
La direction de la centrale déclare que l’incident avait fait l’objet d’une information en décembre 2008 dans sa lettre mensuelle Découverte destinée au public. Elle assure que l’incident a été "sans conséquence sur la sûreté des installations" et que le système a aussitôt été "remonté dans sa bonne configuration".
La centrale nucléaire de Paluel qui emploie 1.200 salariés est une des plus importantes de France avec ses quatre réacteurs de 1.300 mégawatts qui produisent 7% de l’électricité française.
BRENNILIS
Gestion des déchets radioactifs : utilisation d’une procédure inadéquate
Jeudi 14 mai 2009 –
– Lors d’un contrôle, l’ingénieur en charge des déchets sur le site de Brennilis a constaté qu’un colis de déchets, entreposé dans la zone "TFA" du bâtiment dédié aux déchets, aurait dû être entreposé dans la
zone "FAMA" de ce bâtiment.
En effet, pour être entreposé dans la zone dédiée aux déchets de très faible activité (TFA), l’activité d’un colis de déchets doit être au maximum de 500 becquerels par gramme ; et si son activité dépasse 500 Bq, il doit être entreposé dans la zone dédiée aux déchets de faible et moyenne activité
(FAMA). L’activité du colis concerné était supérieure à 500 becquerels.
Les colis ont alors été déplacés et tout nouveau transfert dans le bâtiment IDT (installation de découplage et de transit), a été suspendu le temps de calculer l’activité exacte de tous les colis. Ce calcul sera achevé le 22 mai prochain.
Cet écart n’a eu aucune conséquence pour l’environnement et pour la sécurité du personnel . L’entrée dans le bâtiment IDT est réglementée et les personnels sont informés des cartographies de la radioactivité présente, effectuées périodiquement dans le bâtiment et qui sont toujours restées dans la norme.
Déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire par la direction du site de Brennilis au niveau 0 de l’échelle INES (échelle de classement des événements nucléaires qui compte sept échelons) le 28 avril 2009, cet événement a été reclassé au niveau 1 le 13 mai 2009 en raison de l’utilisation d’une procédure inadéquate de stockage.
Actuellement, il n’y a pas de travaux de déconstruction dans la centrale de Brennilis qui produisent des déchets. Cependant, à la demande de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, les équipes réalisent des travaux de reconditionnement d’anciens fûts de déchets pour les mettre en conformité avec les normes
actuelles des sites de stockage de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) et ensuite les évacuer.
Une fois reconditionnés, ces colis sont temporairement entreposés sur le site dans le bâtiment IDT (mis en service en 2007), avant d’être évacués. Lorsque les colis de déchets concernés ont été transférés dans ce bâtiment, le site ne disposait pas, pour ces colis déjà conditionnés au tout début du démantèlement de Brennilis, des outils permettant de calculer précisément leur activité. Cette dernière était définie a priori, par analogie avec des colis de même nature déjà évacués vers les sites de stockage de l’ANDRA.
Aujourd’hui, le site dispose des outils lui permettant d’effectuer un calcul exact.
TRICASTIN
15/05/2009 : Le Point.fr
Incident à la centrale nucléaire du Tricastin
– Le site nucléaire du Tricastin dans la Drôme est de nouveau pointé du doigt. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), une association de vigilance sur le nucléaire, fait état d’"un accident" qui s’est produit jeudi dans "le bâtiment du réacteur de la tranche numéro un de la centrale EDF". Le réacteur est à l’arrêt dans le cadre de la troisième visite décennale.
Pendant plus de trois mois, EDF fait en effet passer des tests à la centrale mise en service en 1980. D’après l’association, deux "gueuses", pièces métalliques de 2 tonnes chacune "utilisées pour des tests de fonctionnement sur le pont de manutention", sont tombées d’une hauteur d’environ 15 mètres. "Une dizaine d’intervenants étaient occupés au montage de cette structure, mais, par chance, aucun d’eux
n’était présent au moment de l’accident", précise-t-elle.
Contactée par lepoint.fr, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) reconnaît seulement un "incident", sans donner plus de détails. Dès jeudi, EDF a pour sa part détaillé sur son site le déroulement des faits : "Les intervenants ont accroché deux charges de 2 tonnes chacune au chariot du pont. Lors de la manoeuvre de manutention, les charges ont glissé du chariot sur un plancher métallique, puis ont chuté
dans le local où est entreposé, pour maintenance, le couvercle de la cuve du réacteur.
L’une des charges est tombée sur l’outil qui permet de manutentionner ce couvercle, l’autre a chuté sur des chemins de câbles", indique EDF. Et de préciser : "Par mesure de précaution, dès la survenue de l’événement, les chantiers ont été suspendus et les intervenants, près d’une trentaine, ont quitté le
bâtiment réacteur."
D’après la Criirad, "le Premier ministre doit se rendre lundi 18 mai sur le site pour visiter notamment la future usine d’enrichissement Georges Besse II". Elle réclame donc que les conditions de travail, de sécurité et de radioprotection soient "inscrites à l’ordre du jour de cette visite".
Messages
1. LES MOTS DU NUCLEAIRE : « RAS » & « C’EST SANS CONSEQUENCE » (revue de presse), 15 mai 2009, 19:32
C’est ce qu’on appelle une semaine à la con...