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LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE
par Ernest London
Publie le jeudi 8 septembre 2016 par Ernest London - Open-Publishing1 commentaire
À l’instar de Paul Nizan qui dénonçait, en 1932, avec Les chiens de gardes, la collusion des philosophes avec « l’actualité impure de [leur] temps », Serge Halimi interpelle journalistes et lecteurs pour lutter contre l’amnésie qui autorise en permanence les incohérences et les inconséquences et appelle à une logique de responsabilité.
Le contre-pouvoir s’est assoupi et s’est retourné contre ceux qu’il devait défendre. Multipliant les exemples, il décrypte la société de connivence qui s’est mise en place, avec ses affrontements factices, ses notoriétés indues, ses services réciproques, ses omniprésences à l’antenne.
La démonstration est redoutable, la dissection des mécanismes précise, rigoureuse et nécessaire.
LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE
Serge Halimi
114 pages – 30 francs
Éditions Liber-Raisons d’agir – Paris – novembre 1997
Nouvelle édition actualisée et augmentée :
160 pages – 6 euros
Raisons d’agir – Paris – janvier 2005
http://www.raisonsdagir-editions.org/
Article complet sur le blog de la BIBLIOTHÈQUE FAHRENHEIT 451 :
http://bibliothequefahrenheit.blogspot.fr/2016/09/les-nouveaux-chiens-de-garde.html

Messages
1. LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE, 8 septembre 2016, 11:21, par Soleil-Rouge
En 1997, Serge Halimi se fait connaître du grand public par le succès que rencontre son livre Les Nouveaux Chiens de garde. En faisant référence à Paul Nizan et son livre Les Chiens de garde, Serge Halimi met à plat les liens entre journalistes et hommes politiques.
Il démontre comment un petit groupe « d’intervenants permanents » prescrit l’opinion. Journalisme de révérence, journalisme de connivence, journalisme de marché, telles sont les formes de journalisme décrites dans ce livre : « Un petit groupe de journalistes omniprésents — et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence — impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. » Évoquant la censure, Serge Halimi souligne :
« La censure est cependant plus efficace quand elle n’a pas besoin de se dire, quand les intérêts du patron miraculeusement coïncident avec ceux de “l’information”. »