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La Grèce et ses dettes

vendredi 6 février 2015 - Contacter l'auteur - 3 coms

Le nouveau ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, s’est lancé début février dans une tournée des capitales européennes pour convaincre ses partenaires d’accepter un nouvel allégement de la dette de son pays.

Jean-Luc Mélenchon, député européen Front de gauche, défend également cette solution d’une annulation de tout ou partie de la dette. Le parti espagnol de gauche radicale, Podemos, plaide également pour une restructuration de la dette espagnole, qui devrait atteindre le seuil symbolique de 100 % du PIB en 2015.
Mais comment sont endettés les pays européens ? Voici une datavisualisation pour y voir plus clair.

En valeur, les dettes française et allemande sont parmi les plus élevées du continent européen. Mais, pour bien comparer des dettes, le montant brut ne suffit pas. La méthode la plus commune consiste à les ramener au produit intérieur brut, le PIB, c’est-à-dire la richesse créée par le pays.

On retient ici comme critère de comparaison la dette publique au sens de Maastricht, qui inclut, en plus de la dette de l’Etat, celles des administrations de sécurité sociale, des administrations publiques locales et des organismes divers d’administration centrale.

A ce titre, d’autres pays dépassent allégrement le seuil d’endettement de 100 % du PIB : le Japon, par exemple, est endetté à hauteur de 245 % de son PIB. La moyenne des dettes des économies avancées de l’OCDE s’élève même à 117,4 % de leur PIB.

En zone euro, six pays dépassent le seuil de 100 % d’endettement par rapport au PIB en 2014 ; ils devraient être sept en 2015 et en 2016.

Le ratio de la dette au PIB dans l’Union européenne et la zone euro devrait atteindre un niveau sans précédent l’année prochaine, respectivement 88,3 % et 94,8 %, a averti la Commission à l’automne.

Attention toutefois à garder en tête que la comparaison de la dette et du PIB, pour traditionnelle qu’elle soit, ne dit pas tout de l’économie d’un pays. En effet, ce ratio compare du stock (la dette) à du flux (le PIB).

Au-delà d’un problème méthodologique, il y a un problème logique : la dette est le résultat de plusieurs années, voire décennies, d’endettement, tandis que le PIB est une mesure annuelle. Or la dette ne se rembourse pas en un an.
Si les banques calculaient l’endettement d’un ménage (intérêt et capital) par rapport à ce qu’il gagne en un an (et non sur la totalité de la durée de l’emprunt), elles ne prêteraient jamais.

Source :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/02/04/la-grece-loin-d-etre-le-pays-le-plus-endette-au-monde_4568290_4355770.html

Mots clés : Economie-budget / Europe /

Messages

  • Le fond du fond, c’est la dette américaine. Le cours forcé du dollar, qui n’est plus que du papier, fait supporter au reste du monde l’enrichissement - ou la non-faillite- des USA. Vive l’escroc suprême !

    • Bonjour

      Non ! Le fond du fond, (très brièvement) c’est que depuis Quarante ans en Europe les états sont "obligé" de recourir à la dette auprès des banques privées, pas pour financer des investissements productifs ou nécessaires (infrastructures, hôpitaux, routes etc..), mais pour assurer son fonctionnement (payer les fonctionnaires, etc..) ce qui ce faisait avant essentiellement par (l’impôt sur les sociétés, les dividendes, les revenus du secteurs public productif).

      Dedalus

  • L’ambassadeur americain veut que la Grèce "coopère"

    Cette personne a déclaré : "Les Etats-Unis considèrent qu’il est très important que le gouvernement grec travaille de manière coopérative avec ses collègues européens, et avec le FMI".

    "Parallèlement, les Etats-Unis estiment que la Grèce doit mener des réformes qui rendent plus attractif l’investissement étranger en Grèce afin que le pays puisse remplir ses obligations internationales et revenir à la prospérité", poursuit le communiqué.

    Source : Figaro

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