Accueil > La dioxine dans le lait en Bretagne
En juillet 2007, une laiterie collectant la production de plusieurs exploitations découvrait du lait présentant des taux anormalement élevés de dioxine, supérieurs aux normes européennes de 3 picogrammes par gramme. Le 16 août 2007 dans la même région en Ille-et-Vilaine, c’est au tour d’une deuxième laiterie de faire la même découverte.
Une centaine d’exploitation sont susceptibles d’avoir fourni ce produit contaminé. En attendant les résultats de l’enquête, tous les laits pollués ont été retirés du circuit de transformation. Mais déjà plusieurs questions apparaissent, notamment concernant la source initiale de la pollution. Cette région est une zone rurale sans incinérateur ni usine polluante susceptible d’être en cause. C’est ainsi tout naturellement vers une contamination agroalimentaire que se portent les soupçons.
Pour mémoire, les dioxines sont des produits secondaires de réactions chimiques émises principalement par les incinérateurs de déchets, l’industrie du papier et la production de plastiques, l’industrie sidérurgique, mais aussi les voitures, les chauffages individuels et les barbecues. Le terme chimique de dioxine recouvre en réalité une famille de 210 composés organiques chlorés parmi lesquels 17 sont toxiques et 1 a un effet cancérigène prouvé chez l’homme (2,3,7,8-TCDD ou dioxine de Seveso).





Messages
1. La dioxine dans le lait en Bretagne, 23 août 2007, 01:21
2 3 7 8 TCDD signifie tétra chloro di benzo dioxine, c’est à dire que sans chlore on ne peut pas faire de "dioxine".L’article de doctissimo, identifie bien le produit et ses "isomeres" mais raconte un peut n’importe quoi sur sa génération.L’industrie papetierier ne génére aucune dioxine, seule lla fabrication de la pâte à papier en générait des traces dans les annéées 90. Depuis l’interdiction de l’usage du chlore elle n’en génère plus du tout. Du point de vu chimique la dioxine est très difficile à synthétiser y compris par des labo disposant de personnel hautement qualifié et disposant de tout le matèriel adéquat.
Ceci étant la simple combustion du bois génère des traces infinitésimale de "dioxine" car dans le bois on trouve du chlore et des "noyaux aromatiques". sans lesquels il ne peut y avoir de "dioxine". Quant à la toxicité de la dioxine, les études menées après l’accident de SEVEZO ont montrée quelle était très faible.Le danger ,réel est l’accumulation de la dioxine dans les graisses humaines ou animales, avec un possible effet carcinogène si les doses accumulées deviennent trop élévées.
Le picogramme représente le millieme de milliardiemme de gramme, seul quelques labos ( 2 ou 3 pas plus en France ) sont capable de le doser, et c’est un véritable exploit technique.
Je pense qu’il faut arréter d’effrayer les population avec des risques très largement immaginaires.
L. BOURSON ingènieur retraité