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La situation symptomatique de l’agence SIPA
par Le SNJ-CGT
Publie le jeudi 6 décembre 2012 par Le SNJ-CGT - Open-PublishingLe SNJ-CGT est totalement solidaire des salariés des sociétés issues de l’agence photographique SIPA qui n’ont pas reçu la totalité de leur salaire en novembre et qui sont sous le coup d’une procédure de redressement judiciaire.
On s’explique mal le revirement subit de l’agence allemande DAPD qui avait repris SIPA et le service français de l’agence américaine AP, pour, ensuite, créer des filiales avec comme objectif de concurrencer l’AFP.
En Allemagne, on a assisté au même scénario avec le dépôt de bilan de plusieurs filiales de création récente et au licenciement de plusieurs dizaines de salariés, alors que l’argent semblait couler à flot peu de temps auparavant.
Les patrons de ce qui devait être la nouvelle grande agence internationale d’information avaient une réputation sulfureuse, mais on se demande ce qui a bien pu provoquer un tel retournement dont les salariés sont les seuls victimes.
Les banques allemandes ont-elles coupé le robinet pour mettre un terme à une aventure douteuse ?
Le SNJ-CGT constate que, hélas, le modèle allemand tant vanté n’est pas aussi vertueux qu’il est prétendu ; les affairistes, attirés par les perspectives de rendement immédiats, tentent de faire main basse sur les médias de part et d’autre du Rhin.
Pour le SNJ-CGT, après les mises à mort de Gamma et Sygma, notamment, il est inconcevable que SIPA soit aspiré dans le même gouffre.
Le fameux Observatoire de la photographie qui ne fait que constater et déplorer la situation doit laisser la place à un organisme qui réfléchisse vraiment sur l’avenir de la presse et des agences photographiques.
Le SNJ-CGT interpelle le gouvernement et les ministres intéressés, Michel Sapin, Jérôme Cahuzac, Aurélie Filipetti et Arnaud Montebourg, pour qu’ils prennent des initiatives fortes tendant à redonner vie au pluralisme ; il exige la révision dans les plus brefs délais des aides à la presse pour aider les entreprises en difficulté et pour cesser « d’engraisser » les grands groupes déjà largement bénéficiaires.




