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La solidarité en ligne avec les grévistes
Publie le mardi 7 juin 2016 par Open-Publishing3 commentaires

La solidarité envers les opposants à la loi travail s’organise en ligne. Le 23 mai, la section Info’com de la CGT, le Syndicat des imprimeries parisiennes-CGT, la CGT-Air France et la CGT-Goodyear ont lancé un appel aux dons sur le site LePotCommun.fr, afin de constituer une caisse de solidarité pour les salariés grévistes.
En une semaine, la cagnotte avait atteint les 100 000 euros. Le compteur est aujourd’hui à près de 175 000 euros, auxquels s’ajoutent plus de 32 000 euros de chèques, récoltés avec les traditionnels bulletins à renvoyer par courrier. Soit plus de 200 000 euros, destinés à être reversés à des milliers de grévistes.
Lire le décryptage : « Loi travail » : questions sur une pétition
Entre 30 et 50 euros par salarié et par jour de grève
« La quête en ligne a fait un carton », se réjouit Romain Altmann, secrétaire général d’Info’com CGT (et par ailleurs secrétaire de rédaction au Monde). C’était la première fois que la section portait une telle initiative. « Avec Internet, c’est beaucoup plus rapide. Tous ceux à qui on en parle sont scotchés qu’on ait pu collecter un tel volume en si peu de temps. »
La section est en train d’identifier les syndicats ou comités de grève qui recevront l’argent : « On ne peut pas sélectionner les revendications, mais le motif principal de grève doit être la loi travail », explique-t-il, soulignant le souhait de valoriser des entreprises du privé ne travaillant pas dans les gros secteurs et d’éviter les doublons, des caisses ayant déjà été mises en place dans certaines entreprises.
Une charte prévoit, en outre, que la somme versée bénéficie aux salariés en grève reconductible et soit utilisée pour la mobilisation en cours et non mise de côté pour une action ultérieure. Outre des engagements de transparence, la structure recevant les fonds ne doit pas faire de différence entre les salariés syndiqués et ceux qui ne le sont pas.
La liste des bénéficiaires étant en cours, le syndicat n’a pas encore établi la somme exacte qui sera versée, qui dépendra de plusieurs critères (nombre de salariés dans l’entreprise, nombre de jours de grève, nombre de grévistes). « Pouvoir donner entre 30 et 50 euros par salarié et par jour de grève ce serait bien. On veut que ce soit une indemnisation, pas que ça compense un jour de grève complet. On va commencer à distribuer les premiers chèques cette semaine. »
« Un mouvement de fond dépassant la loi travail »
La cagnotte, toujours active, avait été abondée, lundi 6 juin, par plus de 4 100 donateurs (auxquels s’ajoutent 205 par chèque). Le plus gros don : un chèque de 5 000 euros.
Dans les messages laissés sur le site, des grévistes, des salariés ne pouvant pas faire grève mais aussi de nombreux retraités, qui, ne pouvant faire grève, trouvent là le moyen le plus concret de participer au mouvement.
« C’est une France qui s’est battu en son temps et qui apporte son soutien à ceux qui se battent aujourd’hui. Et des actifs qui veulent aider à leur manière », commente Romain Altmann, pour qui la cagnotte « confirme un mouvement de fond dépassant la loi travail. »
L’extrait :LE MONDE | 06.06.2016
Messages
1. La solidarité en ligne avec les grévistes, 7 juin 2016, 10:16, par Aspaar
Si au monde du travail on voit un magnifique mouvement de solidarité avec les grévistes mais en même temps il y a une guerre de classe déclenchée par le capital et ses medias .
Apres les délires de Gattaz , un patron de PME, Julien Leclercq se permet à écrire une deuxième lettre dans le Figaro à notre camarade Philippe martinez .Il écrit ainsi :
Le MEDEF , les Gattaz et les Leclercq , dérangés dans leur morgue, confrontée à l’incohérence de leurs arguments réactionnaires d’un autre temps , contrariés par la mobilisation et la résistance, pestent désespérément contre la CGT et les grévistes qui résistent et qui défient le capital et son pouvoir malfaisant !
2. La solidarité en ligne avec les grévistes, 7 juin 2016, 10:37, par Claire Lacombe
« On veut que ce soit une indemnisation, pas que ça compense un jour de grève complet. » Et pourquoi pas ? dans le temps, le paiement intégral des jours de grève était la première revendication, comme en 68, même si on ne pouvait pas toujours l’obtenir. C’est bien normal d’ailleurs : les grévistes se sacrifient pour les autres, y compris les jaunes qui pourtant bénéficieront des résultats obtenus. Il est vrai que depuis le regrettable Thibault, la CGT se vante d’avoir abandonné cette tradition – qui ne s’applique pas à la bureaucratie du syndicat, bien sûr, laquelle continue à toucher ses salaires pendant les grèves.
3. La solidarité en ligne avec les grévistes, 7 juin 2016, 11:56, par teres
c’est la meilleure participation pour aider ceux qui nous défendent ..... par ceux qui ne le peuvent pas !
ils doivent être fous les ennemis des travailleurs debouts ! ils aiment tant les colonisés ...