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Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer
Publie le jeudi 14 avril 2016 par Open-Publishing4 commentaires
Souvent. Trop souvent. On apprend à abandonner. Parce qu’il faut pas rêver. Parce que c’est comme ça. Parce que c’est mieux que rien. Parce qu’on a trop l’habitude de se faire avoir…
Juste un temps, que la routine quotidienne soit bousculée. Et que ce temps dure, putain. Et que la routine, l’ennui, la honte des poches vides, la sale gueule du travail, nous rappellent juste le temps d’avant.
On se balade entre sourire carnassier de gouvernant et professionnel de la politique, rendez-vous syndicaux et matraque de l’Etat. On attend encore, on espère peut être. Face à un truc qui ne sait dire son nom. Personne ne sait comment démarrer. Les centres ouvriers désertés, masse de chômeurs, ou de bosseur, la débrouille nous a dispersé.
Il n’y a pas si longtemps, l’avenir faisait rêver. On disait, en l’an 2000, il y aura ceci, et tout ça, tout ça. Et encore mieux. Et puis l’an 2000 est arrivé. D’un ennui, mortel. L’Etat et les capitaliste nous ont appris à ne plus espérer. La restructuration de la forme de la production, les concurrences mondiales renforcées, les guerres qu’ils se mènent entre eux. tutti quanti. Plus personne ne peut espérer une quelconque amélioration, encore moins espérer un monde meilleur. Et le bizness n’en tourne que mieux.
On va continuer, encore longtemps, surement, à se casser les dents, à critiquer seulement le gouvernement, au jeu du politique, à chercher à se représenter, à croire au petit jeu du leadership dissimulé ou pas, des politiciens en herbe ou aguerris.
C’est des moments, aussi, pour réapprendre à se parler, à ne plus réfléchir tout seul, à découvrir ce que l’on veut faire. A se battre aussi. Et à se remettre, surtout, à rigoler. Et trouver, à abattre, leur ennui, leur morale, leur fric et leurs usines, leur force et nos peurs, leur classe et tout ce qui la maintient.
[Texte distribué pendant la manifestation du 9 avril à Paris. Reçu par mail.]
Messages
1. Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer, 14 avril 2016, 10:50
Merci pour ce texte que vaut tous les mouchoirs vinaigrés de manifs,que nous invite à vivre et pas à survivre,à être plus déterminés dans notre lutte pour un monde meilleur.D’être du coté de la vie !!
1. Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer, 14 avril 2016, 12:36
c ’est un texte bizarre,des enfonçages de portes ouvertes,du déja lu et relu et relu,des mots a double sens ,en fait ça veut pas dire grand chôse de clair.
Rien que ceci: :
L’Etat et les capitaliste nous ont appris à ne plus espérer. "
"
ha bon ? pas pour moi,pas pour mes potes,pas pour des centaines de milliers de militants ou pas.
j’évite de généraliser à autrui mes sentiments et mes émotions.
2. Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer, 14 avril 2016, 20:12
"c ’est un texte bizarre,des enfonçages de portes ouvertes,du déja lu et relu et relu,des mots a double sens ,en fait ça veut pas dire grand chôse de clair. Rien que ceci : : L’Etat et les capitaliste nous ont appris à ne plus espérer. "
Ben nous on a pas compris ça comme ça,bien au contraire,ce texte est limpide et invite à la révolte et à ne pas se contenter de réformettes-sparadrap pour que l’exploitation puisse continuer.Joli texte.
A bas le salariat.
3. Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer, 15 avril 2016, 08:01
justement c ’est qui "nous" ? c ’est cela que je regrette cette généralisation de toute pensée,de toute reflexion à tous ,alors que ,non,il n’y a jamais de globalité en ce sens.
Ce texte ne m’appele à pas grand chôse de clair .
Pour d’autre certainement,mais non,pas pour moi.
une autre phrase aussi avec laquelle je ne suis pas d’accord: :
"Et puis l’an 2000 est arrivé. D’un ennui, mortel. "
L’ennui arrivé avec 2000 ? par pour moi,pas du tout.
oui pour moi ce texte ne vaut pas grand chôse