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Les petits bourgeois de NuitsDebouts...

Publie le vendredi 22 avril 2016 par Open-Publishing
5 commentaires

Les petits bourgeois adulent Canal plus comme temple de la branchitude.

Ils ne regardent pas Joe Hill comme à NuitsDebouts Rennes, film qui relate l’histoire du syndicaliste américain condamné à mort par la classe capitaliste le 19 Novembre 1915.

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Les petits bourgeois adorent s’encanailler sur le site de Soral en s’imaginant anti-système.

Ils ne viennent pas à NuitsDebouts Paris et Province, pour discuter grève générale et convergence des luttes avec des syndiqués.

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Les petits bourgeois ne pensent qu’à leur personne, leur nombril, s’ils militent pour une cause ils leur faut un retour sur investissement médiatique.

Ils ne viennent pas chaque soir, monter, démonter, organiser NuitsDebouts Province anonymement.

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Les petits bourgeois détestent fournir gratuitement un effort en direction des autres.

Ils ne dépensent pas une formidable énergie sans discontinuer depuis des dizaines de jours, pour organiser, gérer NuitsDebouts partout en France

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Les petits bourgeois, quand ils sont rebelles, versent plutôt dans le nihilisme d’opérette.

Ils ne cherchent pas à créer les conditions d’un Premier Mai mémorable, avec l’histoire du mouvement ouvrier comme socle idéologique. Ce que propose NuitsDebouts.

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Les petits bourgeois peuvent se permettre de quitter le monde de la production pour vaquer, parce qu’ils savent qu’une place leur sera assurée une fois l’intermède terminé.

Ils ne luttent pas par simple et stricte nécessité de survie comme beaucoup à NuitsDebouts.


Par contre, les bourgeois, les vrais, les tueurs de la classe capitaliste ne cessent de disqualifier le mouvement.
Ils envoient donc leurs larbins pour injecter les poncifs hypocrites et éculés tellement souvent entendus.

NuitsDebout c’est rien que des crasseux disent-ils.

Les bidonvilles de la périphérie parisienne, les quartiers déshérités de France dont certains blocs sentent la pisse, des écoles publiques miteuses, ou des zones naturelles de déjection d’usines de métaux lourds, bon, ils n’en parlent jamais, ça passe bien...

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NuitsDebouts c’est rien que des petits bourgeois en charentaise disent-ils ( comme Élisabeth Lévy).

Haaa les petits novices inconséquents qui n’ont pas de quoi assumer leur prétention de changement.. Lévy, tu veux vraiment qu’on enlève nos charentaises et qu’on y aille en mode Bolchévique, vraiment ? Tu veux ? Chiche ?

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NuitsDebouts c’est rien que des lyncheurs, y zont insulté Finkielkraut c’est rien que des Polpot.

Au regard de toutes les indignations d’ éditocrates et intellectuels en solidarité d’un raciste notoire qui a reçu...des insultes, on se dit que Twitter va exploser quand ils vont tous témoigner leur solidarité en direction des organisateurs NuitsDebouts qui ont reçu des coups de matraques par les CRS.
On attends aussi leur tweets enflammés d’humanisme vertueux pour s’indigner, au choix, d’ un camarade éborgné,d’ un syndicaliste matraqué à terre, d’un lycéen tabassé par un CRS...

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Nuits Debouts c’est rien que des paumés disent-ils.

Marginalisés certainement par l’opération du saint esprit...
Le racisme social comme marqueur de compétence, quand on y pense, immonde.

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Nuits Debouts c’est rien que des islamofascistes disent-ils.

Enfin ! Clairement visible, les fiançailles publiques des extrêmes droites catholiques, sionistes, identitaires. Goldnadel et Bouttin, main dans la main, avec le spectre du terrorisme, pour copuler en toute décontraction.

Bref, un peu d’auto-critique, on pourrait rire jaune aussi d’un Varoufakis applaudit le temps d’un après-midi, et des quelques autres illusions qui planent sur NuitsDebouts mais si le mouvement fait vomir tellement de réactionnaires, de fachos, d’éditocrates, c’est qu’il s’agit bien d’un mouvement populaire que les révolutionnaires ont tout intérêts , même si critiques et vigilants, à investir et à soutenir.

A NuitsDebouts nous souhaitons donc beaucoup de bien, et pour longtemps !

Messages

  • La lumière qui s’est allumée place de la République à paris et en province attire ceux qui s’estiment écartés du grand cirque médiatique et politique . La droite et la droite extrême paniquent et ils crient à l’ordre .

    Les communistes, les révolutionnaires, les anti capitalistes, les révoltés , les indignés , les féministes ,les ecolos & les jeunes sont la d’abord pour faire échouer la loi MEDEF –El Khomri.
    Ensuite c’est un endroit pour converger les équipes syndicales qui veulent organiser des bras de fer avec les patrons .Enfin c’est un endroit de convergence pour les autres fronts de la lutte : les mal-logés, migrants, écologie, etc.

  • Décidément on n’a jamais fini de se rejouer 1789.

    • en espérant qu’ils ne cautionnent pas un peu plus le jacobinisme, entrave majeure du développement démocratique pour un autre système vers l’abolition des classes, du salariat, et de l’état !

    • C’est grâce au "Jacobinisme" que la Révolution de 1789 a commencé avec le "Club des Bretons" parti de Bretagne. La centralisation des luttes pour affronter l’Etat central seule permet d’avancer...
      Quant aux Nuits debout, elles se cherchent et peut-être vont-elles se trouver en grossissant les rangs des combattants contre la "LOI Travail" symbole écrit de la généralisation de l’esclavagisme salarié à moindre coût.
      Enfin les anti-jacobins devraient se réjouir de ce projet de loi puisqu’il décentralise l’exploitation capitaliste des salariés, profitant de l’éparpillement donc de la faiblesse in situ des salariés dispersés des PME, des TPE artisanales avec le concours de la très décentralisatrice CFDT.