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Migrants : Ivry, terre d’accueil

Publie le mercredi 7 septembre 2016 par Open-Publishing

Ce mardi 6 septembre, à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, maire de Paris, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, ainsi que Philippe Bouyssou, maire d’Ivry, présentaient les futurs camps de réfugiés de Paris et d’Ivry. En effet, en décembre, Ivry-port accueillera, sur des terrains appartenant à la ville de Paris, un centre d’hébergement temporaire pour trois-cent cinquante migrants, géré par Emmaüs Solidarité.

Société

Migrants : Ivry, terre d’accueil© Mairie d’Ivry - F. IriarteConférence de presse à l’hôtel de ville de Paris, mardi 6 septembre 2016.

Trois questions à Philippe Bouyssou, maire d’Ivry

Pourquoi avoir accepté l’installation d’un camp de réfugiés à Ivry ?

Philippe Bouyssou : La première raison est la situation sociale, nationale et internationale : des milliers de personnes fuient la guerre et se réfugient en France où elles survivent dans des conditions inacceptables, indignes de la sixième puissance mondiale. Ce n’était donc tout simplement pas possible de dire non. Mais nous avons eu le choix, rien ne nous a été imposé, c’est un véritable partenariat avec la ville de Paris. Et la seconde raison est la prise en charge dans ce dispositif de cinquante Ivryens en situation de grande précarité. En effet, nous travaillons avec Emmaüs sur la mise en place d’une maraude pluridisciplinaire visant à diagnostiquer les « spots de pauvreté » à travers la ville.

Comment la municipalité va travailler avec Paris et Emmaüs ?

Ph.B. : Nous comptons principalement suivre Emmaüs sur cette maraude, mais aussi être attentifs à ce qu’il va se passer dans le camp. Financé par la ville de Paris et par l’État, celui-ci est un projet tout à fait organisé, global et cohérent, il ne s’agit pas de recréer la jungle de Calais à Ivry ! C’est un centre d’hébergement d’urgence avec un encadrement de très haut niveau, comprenant des structures de santé, de restauration, tous les outils d’accompagnement sociaux nécessaires. Le tissu solidaire local ne sera donc pas impacté.

 Qu’est-ce que cela implique pour les Ivryens ?

Ph.B. : Outre le fait que le camp va créer près de quatre-vingt-dix emplois en CDI, avec une priorité aux Ivryens, quel impact négatif pourrait-il y avoir dans le fait d’accueillir des personnes fuyant la guerre ? Au contraire, voilà enfin une réponse à la mesure des enjeux, et de nos valeurs. C’est une décision logique qui correspond à nos traditions ivryennes. Rappelons-nous par exemple qu’en 1936, nous avons accueilli les réfugiés de la guerre d’Espagne. Et d’où qu’ils viennent, qu’ils fuient la guerre, la misère ou le racisme, les réfugiés ne prennent rien aux Ivryens. Il ne faut pas opposer les misères : ce que l’on fait pour eux, on le fait pour tous. L’intérêt d’Ivry et de ses habitants est préservé. Cette solidarité est même une fierté à partager.

Propos recueillis par Daniel Paris-Clavel et Sandie Hernando

Embauches à la clé
Pour travailler sur le camp, près de quatre-vingt-dix postes en CDI à temps plein ont été créés afin d’accueillir et d’encadrer les résidents. Par conséquent, Emmaüs Solidarité recrute des auxiliaires socio-éducatifs, animateurs socio-éducatifs, techniciens socio-éducatifs et ouvriers de maintenance hautement qualifiés. Les offres d’emploi correspondant à ces intitulés sont disponibles sur www.pole-emploi.fr et, après dépôt des candidatures, des sessions d’information auront lieu les 13 et 19 septembre.



 

 

Migrants : Ivry, terre d’accueil

De gauche à droite : Eric Lejoindre maire du XVIIIe arrondissement, Philippe Bouyssou, maire d’Ivry, Anne Hidalgo, maire de Paris, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement s’avancent vers la tribune de la conférence de presse, mardi 6 septembre 2016. Mairie
© Mairie d’Ivry - F. Iriarte
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http://ivrymaville.ivry94.fr/actualites/fiche/migrants-ivry-terre-daccueil.htm

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