Accueil > Misère de la politique, urgence de l’éthique
Misère de la politique, urgence de l’éthique
par Paul Saint-Sernin
Publie le mercredi 9 novembre 2016 par Paul Saint-Sernin - Open-Publishing1 commentaire
Misère de la politique, urgence de l’éthique
(Osons penser à contre-courant, plaidoyer pour la réintroduction de l’éthique en Politique) - (Toulouse le 09 11 2016)
Dans la période actuelle l’observateur impartial ne peut que se désoler de la vulgarité du débat politique laquelle semble le nouvel horizon de nombre de prétendants.
L’absence de vision, la prédominance des ressentiments stériles et la recherche systématique de boucs émissaires paraissent voiler la conscience et faner les cœurs.
Dans un tel contexte où les digues de la morale semblent devoir céder le pas à la désolante médiocrité des populismes se repose la question déjà posée dès avant 1914 par Charles Péguy :
– quels rapports devons-nous entretenir entre éthique et politique ? Et comment faire vivre un idéal quand toutes les digues de la décence politique semblent devoir être emportées par la dégradation de la Politique en pure démagogie ?
Comment sauver notre honneur et nos valeurs et ne pas nous laisser emporter par l’air empoisonné de l’époque ?
La question des migrations devient comme le nomment les sociologies un véritable analyseur et le critère essentiel des faiblesses de la politique à incarner une morale. Il faut désormais réfléchir pour agir sur les risques décisifs sur lesquels peuvent s’abîmer l’âme ou l’Esprit de notre Nation et de notre Peuple.
La manière dont cette question a été traitée par nombre de Politiques y compris « de gauche » est désolante.
L’autre alternative ou plutôt absence d’alternative est un discours presque honteux et une pratique bien molle et surtout parfaitement bureaucratique dans jamais donner au Peuple des explications de fonds.
Nous avons droit entre une surenchère populiste de nature à altérer profondément notre image dans ce continent, l’Afrique ou notre histoire nous donnerait pourtant tant de cartes à jouer et qui pourrait constituer un multiplicateur de richesses communes pour un Prochain co-développement.
L’on dirait que la peur d’affronter les populistes dans le débat des idées nous paralyse et nous met sur la défensive.
Or sommes-nous prêts a sacrifier tout un pan de notre histoire et aussi les chances de notre propre devenir ?
Hélas les peurs volontairement exagérées et univoques sur lesquelles jouent les populiste faussent la vision des rapports à entretenir avec l’Afrique au plus mauvais moment, celui où il faudrait apprendre à tisser des liens et a jouer ensemble la carte d’un devenir commun partagé.
Pourtant, les atouts de la France ne sont pas minces, si nous arrêtions de toujours nous plaindre des autres et de nous-mêmes et sachions être fidèles avec les plus hauts moments de notre propre histoire.
La peur d’être submergés ne saurait constituer une ligne politique et morale durable sinon à nous isoler, à nous faire perdre économiquement et à nous affaiblir encore plus économiquement tout nous faisant perdre la magnifique image d’être identifiés à la patrie des Lumières.
Il est à noter qu’au XXI me siècle une partie des grandes puissances qui le façonneront sont de grandes nations multiethniques tels le Brésil, les États-Unis d’Amérique.
Il n’y a aucune raison particulière de craindre l’ouverture aux autres, bien sûr choisi, contrôlée et organisée et de gâcher maladroitement le capital de confiance que nos ancêtres avaient gagnée pour notre patrie.
La xénophobie et le repli identitaire sont le plus mauvais des choix et des services pour notre Peuple et notre Nation.
Ce sont de biens piètres nationalistes ceux qui ne rêvent que d’une France fermée et recroquevillé comme une sorte de nouvelle Albanie Hexagonale.
Le drame vient de la peur des Politiques d’assumer avec confiance et courage les valeurs de notre passé et les perspectives bien réelles de notre avenir et de les sacrifier sur l’autel du présentisme.
C’est un bien piètre calcul double d’un manque d’idéal voué à se transformer en défaite politique perpétuelle que de vivre sous la quasi hégémonie depuis 33 ans du fonds de commerce idéologique du « Front National » et des piètres penseurs médiatiques « déclinistes. »
L’abandon de toute éthique en politique mène inévitablement à la défaite d’abord morale puis politique.
Il nous faudrait de nouveaux Charles Péguy pour reprendre le flambeau des valeurs universelles et de générosité sociale et de la vraie Fraternité de notre cher pays qui en a tant vu, des vertes et des pas mûres.
Paul Saint-Sernin
Messages
1. Misère de la politique, urgence de l’éthique, 9 novembre 2016, 20:03, par jean 1
Personnellement je préfère de beaucoup l’éthique de la pensée anarchiste à celle de Charles Péguy.