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Nicolas S. ou Nikattila l’hunique
Publie le dimanche 14 janvier 2007 par Open-Publishing6 commentaires
NIKATTILA l’HUNIQUE
Venu par son père de la puszta (pays de désolation) hongroise, M. Sarkosy doit avoir dans ses veines quelques traces de sang hunique. L’on peut comprendre l’aversion, la crainte, la peur qu’il peut inspirer aux gens de bon sens. D’ailleurs, n’a-t-il pas déjà réussi de main de maître à circonvenir tous les chiraquiens qu’il a roulés dans la farine et contraints à lui faire allégeance ? Les MAM, Juppé, et même Balladur ont dû y aller de leur petit mot gentil, avalant visiblement difficilement leur salive. Il les utilisera ou les jettera aux chiens selon ses intérêts.
Il n’est pas un facho déclare Marianne, l’un des rares journaux à conserver une certaine liberté d’expression. Soit ! Ce n’est point Mussolini, ou Hitler. Point de propos racistes, point de désignation d’une communauté fautive, point de militarisation de la société, point de totalitarisme en vue, mais le rassemblement de la droite. Ouf !
Mais au delà des promesses et des déclarations à la tribune, il y a le quotidien, ses réactions hors caméra, ses colères, ses impatiences, son ego surdimensionné et puis quand même, la confusion des genres.
On n’avait encore jamais vu, dans l’histoire de France, un ministre de l’Intérieur, organisateur officiel des élections être aussi le candidat à la charge suprême.
Le patronat, dans sa majorité, semble en avoir fait son champion. La presse, par intérêt économique ou copinage plus que par conviction, est à sa botte. Et il est l’unique candidat désigné par son parti, ce qui est l’usage dans les dictatures communistes ou celles d’Amérique latine. Il y a du Napoléon, du César dans cet apprenti dictateur.
Il est grand temps de relire la fable de La Fontaine sur les Grenouilles désirant un roi ou Le « discours sur la servitude volontaire » de la Boétie.
Et puis surtout, comment le candidat Sarkosy peut-il rompre d’avec le ministre Sarkosy au pouvoir depuis des années ? « J’ai changé » s’est-il plu à répéter lors de son "sacre" comme s’il avait du mal à se convaincre lui-même. On peut en douter.
Lors de son voyage à Washington, il est allé se « grandir », artificiellement, grâce à la technologie propre aux appareils numériques, aux côtés de George Bush, le pire président de l’histoire des Etats-Unis. Il en a profité pour cracher sur la politique étrangère courageuse du Président de la République qui l’a fait ministre. Comment peut-on imaginer un De Gaulle tolérant une telle incartade d’un de ses ministres ?
Il faut donc s’attendre, si par malheur il est élu, que la France envoie des troupes en Irak. Ce serait logique et constituerait une preuve de sa rupture avec la politique étrangère pratiquée jusqu’à ce jour par J.Chirac, ou de ce qu’il en reste.
Enfin, après avoir mis le feu dans les banlieues en tenant des propos incendiaires, il vient de déclarer la guerre aux syndicats, aux travailleurs des services publics, en promettant croix de bois, croix de fer, qu’un de ses premiers oukases sera de mettre en place un service minimum lors des grèves des transports ou de tout autre service public.
Rassembleur ? Non ! Diviseur des salariés, oui ! Cela entraîne de facto une remise en cause du statut des fonctionnaires, et un affrontement entre secteur public et secteur privé. On connaît cette haine qu’éprouve une partie des « braves gens » à l’égard de la fonction publique.
Tout dictateur est d’abord un démagogue. Et tout démagogue engendre peu ou prou un dictateur. Ou son équivalent féminin, le mot dictateur n’en possédant point encore.
Décidément, on peut se faire du mouron. La République est menacée. La Paix est menacée. L’unité de la population est menacée. Le temps de la résitance est commencé.
Car ne disait-on point que derrière Attila même l’herbe ne repoussait point ? Ce qui est un peu exagéré. Pour Attila ; à la cour itinérante duquel l’on parlait toutes les langues nécessaires à l’agrandissement de son empire.
Mais peut-on décemment confier le pouvoir de déclencher le feu nucléaire à un individu qui souhaitait voir ceux qui ont essayé de le salir dans l’affaire Clearstream "pendus à un croc de boucher" ?
Non ! Il n’est pas facho. Juste un peu plus parano que les autres. C’est tout. Et c’est terrible.
Max Angel





Messages
1. Nicolas S. ou Nikattila l’hunique, 14 janvier 2007, 22:00
Entièrement d’accord sur ces propos réalistes et affolants !!!!
1. Nicolas S. ou Nikattila l’hunique, 14 janvier 2007, 23:00
très bon texte !
2. Nicolas S. ou Nikattila l’hunique, 15 janvier 2007, 09:16
je constate avec plaisir qu’il y a encore des gens sensés dans ce pays ...mon entière approbation à cet article
3. Nicolas S. ou Nikattila l’hunique, 15 janvier 2007, 13:58
D’ACCORD AVEC CE TEXTE, SAUF :
..."point de militarisation de la société,
point de totalitarisme en vue, .../"
http://www.syti.net/Repression.html
http://www.syti.net/Criminalisation.html
http://www.syti.net/LiberalFascisme.html
etc...
Michèle
4. Nicolas S. ou Nikattila l’hunique, 15 janvier 2007, 15:11
BRAVO pour votre article qui synthétise parfaitement le profil dangereux de ce personnage odieux de fourberies, de par son narcissisme... et par le mépris qu’il porte à tous ceux qui ne sont pas "dans le moule"...
Qui paie son "SACRE à l’américaine" dont le prix exorbitant ne choque nullement la plupart des médias ? Qui peut rester dupe à son "j’ai changé" qui sonne si faux ?
Gageons que les français puissent RESISTER au "matraquage médiatique" et qu’ils voteront pour le "moins pire" des candidat(e)s... En effet, comment ne pas avoir la nausée à la seule pensée qu’il pourrait être élu Président ?
5. Nicolas S. ou Nikattila l’hunique, 15 janvier 2007, 22:01
’’point de militarisation de la société’’ : pas si sûr, car l’application de lois injustes va engendrer de très graves conflits dans notre société qui seront alors violemment réprimés par un état policier, ou par l’armée (se rappeler Ouvéa et le RPR).