Accueil > Nuits debout entre deux fronts.
Et voilou
Le truc tout le monde s’en fichait il y a encore deux semaines.
Mais ça prend un peu, ça pèse un peu...Relativement mais
avec des manifs spontanées en bas de chez vals qui deviennent concrètes
et un peu d’agitation, mesurée, mais créatrice de discussion, de liens, d’échanges...
L’enjeu de pouvoir se dessine... et les loups sortent.
Alors forcément, il faut neutraliser, refouler,discréditer, impacter.
Rien de tel que la question identitaire pour piéger la chose, la bourgeoisie sait à quel point cela est sensible.
’’ j’ai été purifié ’’ dit l’autre académicien, sachant pertinemment que son outrance déclenchera des réactions qui convoqueront la question palestinienne, le sionisme le racisme, questions importantes, mais tellement de nature à diviser les prolétaires et les éloigner de l’union de classe... Espérant aussi des réactions clairement racistes chez les fachos de service qui peuvent gangrener une foule, histoire de bien capitaliser dessus et disqualifier à jamais le mouvement.
Nuit debout saura t-elle éviter le piège de la question identitaire, mis en avant ces derniers jours pour faire oublier la réflexion sur les rapports travail-capital au cœur du mouvement à ses débuts ?
Sur un autre front, les théoriciens de la révolution, du genre de ceux racontés pas Sergio Léone dans il était une fois la révolution, les purs, avec leurs grilles d’analyse tellement certaines, qui ont tout compris, qui SAVENT.
Surtout, pour eux, ne pas expérimenter et penser une seule seconde que le réel est parfois plus complexe que la théorie. Ils ont toujours eu raison sur tout n’est-pas...
Car oui, s’ il y a bien des réserves à avoir du point de vue révolutionnaire sur Nuit Debout, il faut quand même leur dire un truc : personne, n’a pensé une seule seconde que Nuit Debout égalait un mouvement révolutionnaire.
Alors ils vont nous ressortir le coup de l’impasse, des illusions, gagner du temps, efficacité etc...
Vraiment ? On part quand même du niveau moins 100 politiquement après 9 années de sarkozi-hollandi-medef.
Et les paumés, les petits-bourgeois ( terminologie fantasmée à laquelle on pourrait opposer celle plutôt, de petits enfants de prolo issu des trente glorieuses, qui comprennent que l’illusion se dissipe ) ont peut-être besoin de cette séquence pour se repositionner.
Certains diront pour se sauver du déclassement et ne pas assumer la seule position valable, celle révolutionnaire.
Peut-être, mais raison de plus pour y aller précisément à Nuit-Debout, et convaincre ! Ce que font des centaines de camarades syndiqués, politisés, même dans des orgas révolutionnaires ou des groupes d’ultra-gauche.
Car à part Madame Irma, qui sait vraiment sans jamais expérimenter, quand il s’agit de politique ? Surtout dans une période du capitalisme aussi trouble ?
Les loups sortent.
Nuis debout dérange. Les manipulations commencent.
Puissent-elles au moins avant tout épilogue, de Paris en Province, œuvrer concrètement pour servir une cause prioritaire pour l’avenir des prolétaires, à savoir LE RETRAIT pur et entier de la salle loi qu’ils osent appeler loi travail.
En attendant, il y a ’’jour debout’’ , le 28 AVRIL, journée de grève nationales et de mobilisation que nous seront nombreux à essayer de marquer du sceau de la colère rouge !
Messages
1. Nuits debout entre deux fronts., 20 avril 2016, 08:43, par albarot
très bonne analyse, tant sur le choix des mots que sur le ton employé.
La LDC passe par là pour convaincre !
2. Nuits debout entre deux fronts., 20 avril 2016, 21:15, par teres
Il est certain , que voir la jeunesse bien réagir à cette maffia "sociale" libérale...qui nous écrase , contrarie les haineux !! Nuit debout est une bulle d’oxygène qui nous manquait fort ! son avenir est son présent d’abord qui se développera à leur guise , mais certainement pas contre le peuple ! la jeunesse 2016 sait les méfaits meurtriés du capitalisme développé , elle en vit ........