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Pétitions pour une autre Europe (c’est le moment d’agir !)

Publie le mardi 28 février 2006 par Open-Publishing
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LE NON DE GAUCHE UNI POUR 2007 et 2008 :

Pour sortir de la logique capitaliste.

Appel pour des candidatures unitaires en 2007 et 2008

La situation que traverse actuellement la France exige une réponse unie des forces de gauche anti-libérales et altermondialistes opposées aux politiques de régression, de ségrégation sociale et d’atteintes graves aux libertés publiques. Ce texte appelle à la construction d’une alternative commune, en rupture avec les politiques menées depuis plus de vingt ans, qui permette d’éviter la dispersion des candidatures aux prochaines élections en 2007 et 2008 et la division des forces dans les luttes sociales actuelles.

Le référendum du 29 mai l’a montré : un refus net du libéralisme économique peut produire un mouvement majoritaire à gauche et, dans ces conditions, l’ensemble des citoyens retrouve le goût de la politique. Cette victoire de la volonté de transformation sociale sur le discours de l’impuissance a été rendue possible par la campagne unitaire menée par celles et ceux qui, au sein des mouvements, des partis, des associations citoyennes, bousculent depuis dix ans le consensus néolibéral et appellent à de profondes ruptures. C’est pour contrer cette dynamique que le gouvernement pratique une politique ouverte de réaction sociale et d’atteintes aux libertés publiques. C’est pour n’avoir pas pris en compte ces attentes et avoir cédé au social-libéralisme pour les uns, ou s’y être convertis pour les autres, que les gouvernements de gauche ont échoué.

Le 29 mai a ouvert une possibilité. Elle ne se concrétisera pas si, d’ici 2007, le « chacun pour soi » succède au « tous ensemble ». Face à une droite arrogante, rien ne serait pire que la dispersion des sensibilités qui préfèrent l’alternative franche à l’alternance molle qui domine la scène politique depuis vingt ans. Beaucoup se sont regroupés autour du Non pour dire cette préférence ; mais beaucoup d’autres partagent cette critique d’un projet de société soumis aux seules logiques économiques et financières. L’aspiration à rassembler est très forte et s’exprime dans les collectifs existants, dans les divers rencontres et forums. Pourtant, les risques d’éparpillement existent, notamment à l’occasion des prochaines échéances électorales.

Sans mobilisation populaire, sans dynamique citoyenne, aucune alternative ne s’imposera. Il nous faudra agir ensemble et nous mobiliser dans les luttes, en menant avec force le débat avec toutes celles et ceux qui cherchent les voies d’une transformation sociale profonde. En s’appuyant sur l’expérience des collectifs nés de la campagne référendaire et sur les propositions portées par les mobilisations collectives, il est possible d’organiser une vraie co-élaboration associant syndicalistes, politiques, associatifs, chercheurs, animateurs de lieux et revues culturels, citoyennes et citoyens. Ce travail doit être ouvert à tous, structures organisées et individus. Toutes les formes : forums, rencontres, assises, espaces de luttes, mais aussi manifestations festives et culturelles qui ponctueront ce débat sont bonnes à prendre dès l’instant où elles participent d’une mise en commun.

Appartenant à tous sans être la propriété de personne, ce débat devra être porteur d’une logique alternative globale en rupture avec le capitalisme libéral et l’ensemble des mesures anti-sociales promulguées par la droite. C’est à cette tâche d’élaboration programmatique commune qu’il faut maintenant nous atteler : renforcer les services publics contre la logique de privatisations qui prévaut depuis vingt ans. Mettre en oeuvre des politiques capables de répondre à la mondialisation capitaliste. Légiférer pour interdire les licenciements boursiers, garantir un véritable droit à l’emploi, au salaire, à un revenu pour vivre et à la formation pour toutes et tous, contre les logiques de précarisation et les délocalisations. Pour répondre à la crise écologique, mettre en question nos modes de consommation et de production, profondément inégalitaires, souvent destructeurs de la planète et ne répondant qu’imparfaitement aux besoins sociaux. Affirmer la volonté de protection des biens communs en faisant de l’eau, l’énergie, les transports, les communications, la santé... des services publics. Réquisitionner les logements vides et, pour promouvoir une réelle politique du logement social, mettre en place un service public national du logement. Mettre un terme à la stigmatisation des populations d’origine étrangère, à toutes les discriminations, et promouvoir l’égalité des droits pour toutes et tous. Faire prévaloir une réelle égalité entre les hommes et les femmes. Régulariser massivement les sans papiers. En finir avec le tout-sécuritaire. Mettre la démocratie au coeur du projet et engager, dans ce cadre, un processus de rupture avec les institutions de la Vème République. Faire le choix d’une politique de solidarité et de co-développement avec les peuples du Sud et de l’Est. Faire du désarmement une priorité, s’inscrire en dehors du cadre de l’OTAN et entamer la reconversion des moyens militaires au service de la satisfaction des besoins sociaux. Enclencher un authentique processus constituant d’une autre Europe, au service des peuples et des citoyens

Seul un tel rassemblement permettra d’imposer une logique alternative globale à gauche, rompant avec le projet régressif de société et les politiques mises en oeuvre par tous les gouvernements depuis plus de vingt ans. Ces choix, et les propositions permettant de les concrétiser, seront ceux d’un gouvernement soucieux de répondre aux attentes populaires, de faire renaître un espoir à gauche. Ils sont incompatibles avec la participation à un gouvernement placé sous la domination d’une orientation et d’une politique sociales-libérales qui ont conduit aux échecs du passé.

Dans cette perspective, nous travaillerons à tout mettre en oeuvre pour éviter la multiplication des candidatures aux prochaines échéances de 2007 et 2008. Nous faisons le pari que, si nous nous engageons ensemble dans cette dynamique, ce qui nous rapproche l’emportera sur ce qui nous sépare dans les luttes d’aujourd’hui et les élections de demain. Rien n’est plus urgent que d’enclencher ce processus. Alors engageons-le dès maintenant.

http://www.alternativeunitaire2007.... "

Pour information, Ségolène Royal a déclaré dans le Parisien qu’elle ne veut rien changer à ce que la droite a fait (!!!)

Voici un texte que j’ai écrit, merci de diffuser aussi largemernt que possible ce texte et cette pétition

"Ségolène Royal est conservatrice. C’est un fait connu aujourd’hui. Elle est même de droite. Comme elle l’a déclaré dans le journal Le Parisien et comme l’ont cité de nombreux articles dans Le Monde ( http://www.lemonde.fr/web/article/0... et http://www.lemonde.fr/web/article/0... ) , sur Yahoo ( http://fr.news.yahoo.com/23022006/2... ), etc

elle ne compte pas défaire ce que la droite a fait ! Elle est d’ailleurs applaudie officiellement par Sarkozy et Villepin.

La rupture est claire : le PS a rompu tout lien avec sa base, la population et avec les revendications socialistes. Ségolène Royal ne luttera pas pour le progrès social. Elle continuera même à aller dans le sens de ce que la droite veut faire, peut-être de manière moins dure (parce qu’après tout, elle n’est pas à l’UMP), mais elle abonde dans le sens des notions qui sont chères à la droite.

Le plus affligeant, c’est que Royal veut entraîner derrière elle la chute des femmes en prétendant qu’après elle, il n’y aura personne. C’est dégueulasse pour Marie-George Buffet et les initiatives féminines à venir !

La question est donc maintenant clairement posée : comment sortir de la situation dans laquelle nous sommes, comment appliquer la justice sociale si le parti socialiste (qui n’a d’ailleurs plus grand chose de socialiste) n’est plus de gauche ?

Si le PS n’est plus de gauche alors sans doute le PCF ou la LCR incarnent ces valeurs oubliées par le PS.

A l’heure ou on assiste à un glissement (le PS devient de droite, la droite vire à l’extrême droite et l’extrême droite attend), voter à gauche et s’assurer une justice sociale à laquelle nous aspirons toutes et tous, je l’espère, POUR l’égalité entre les femmes et les hommes, POUR l’égalité entre les homos et les hétéros, POUR la solidarité nationale ET internationale, CONTRE le racisme, le sexisme et l’homophobie, CONTRE la déshumanisation de la société, le seul moyen connu à ce jour pour sortir de cette logique d’exclusion sociale c’est de voter (non plus extrême gauche ; vu que le PS n’est plus de gauche, l’échiquier politique n’est plus le même aujourd’hui), mais à gauche, c’est à dire PCF ou LCR.

Il ne s’agît en tous cas pas de s’abstenir car on a bien vu (et l’on voit encore) ce qu’il nous en a coûté de nous abstenir en 2002 : duel Chirac/Le Pen. Et aujourd’hui encore on en paie les frais)."

TOUJOURS D’ACTUALITE !!! (28/02/2006)

Projet d’appel à engager un processus d’Assemblée Constituante pour une autre Europe

Signer l’appel : http://www.appel-constituante.org

Nous, Citoyennes et Citoyens d’Europe, estimons que :
la construction européenne a jusqu’à présent totalement échappé aux Peuples ;
les droits humains, étant soumis aux intérêts économiques, sont bafoués dans leur conception et leur application.

Cela est vrai en particulier pour le Traité établissant une Constitution pour l’Europe de par son mode d’élaboration et la primauté de l’économique sur l’humain qu’il entérine. En conséquence, nous, Citoyennes et Citoyens dénions toute légitimité à ce texte, et le rejetons.

De plus, nous considérons qu’une Constitution doit être l’aboutissement d’un processus réellement démocratique définissant les principes fondamentaux qui régissent la vie dans une Europe communautaire. Elle doit aussi nous doter d’institutions législative, exécutive et judiciaire émanant directement des peuples et contrôlées par eux.

Quelle que soit l’issue des processus de ratification, il est primordial d’engager une réflexion collective sur les conditions d’une vie digne et émancipatrice pour toutes et tous.

Il nous paraît notamment nécessaire de débattre des droits non exhaustifs suivants :
le droit à disposer de son corps, de sa conscience et de sa vie ;
le droit à une alimentation saine ;
le droit à un logement salubre ;
le droit à la santé et à la protection sociale ;
le droit à l’accès gratuit aux savoirs tout au long de la vie ;
le droit au travail et au libre choix de son travail ;
le droit de s’exprimer, de communiquer, de se réunir et de circuler librement ;
le droit de vivre dans un monde sans guerre nécessitant l’abolition de toute forme d’asservissement économique et militaire ;
le droit à un environnement sain et au maintien de sa biodiversité impliquant le devoir de changer nos modes de production et de consommation ;

ainsi que du devoir de garantir collectivement les conditions sociales matérielles et morales d’application égalitaire de ces droits.

Nous appelons chacun et chacune à signer et à relayer cet appel. Mobilisons-nous pour organiser localement des débats et recenser les doléances. Coordonnons-nous afin de préparer une Assemblée Constituante qui :
rédigera notre Constitution, retranscrivant les aspirations et les doléances exprimées au cours des débats ;

sera composée de membres élus spécifiquement dans cette mission et révoqués à son terme.

A Toulouse (France) le 05 mai 2005

A l’initiative du collectif de Rangueil - Université Paul Sabatier « Dire Non au TCE pour une autre Europe » collectif.nonsabatier@laposte.net chez Paul, Université Paul Sabatier 31062 Toulouse cedex 04

http://www.appel-constituante.org

Messages

  • A propos du contenu du Projet d’appel à engager un processus d’Assemblée Constituante pour une autre Europe

    Cet appel est bien mais il comporte un défaut majeur ! Il oppose l’économique au social (1) et accrédite de fait l’idée libérale que l’économie a des règles de fonctionnement qui seraient complètement en marge d’un projet humain. J’irais même plus loin pour dire que la pensée libérale nie l’existence d’un projet humain. (C’est la fin de l’histoire !)
    C’est le trop connu discours du journaliste d’économie du type J M SILVESTRE qui répète inlassablement sur les ondes de France INTER « l’économie repart, ce qui veut dire dans son esprit qu’elle créé plus de richesse qu’elle n’en a créé l’année dernière et donc il y a du grain a moudre. On va pouvoir, si non redistribuer du pouvoir d’achat du moins diminuer un peu le chômage ! »
    Voilà la boucle est bouclée ! Je peux faire du social à condition que la machine économique donne ! Et même qu’elle donne bien puisque la condition pour améliorer le sort des gens c’est que la création de richesses de l’année N+1 soit supérieur a l’année N ! La fameuse croissance ! Et la aussi on nous en rabat les oreilles à longueur de journée tel le médecin de Molière avec son poumon « c’est la croissance vous dis-je ! La croissance !)
    Mais là n’est on pas dans la doctrine libérale ?

    Ce discours que l’on trouve dans la bouche aussi des gens de gauche et même parmi les plus honnêtes doit être contesté.
    C’est un discours extrêmement malin car il permet de passer à la trappe la question de la répartition des richesses (ou bénéfices, profits) qui se réalisent en permanence. Qu’il y ai ou non croissance, il y a quand même création de richesse !
    Mais revenons sur le fond de mon intervention orientée sur l’idée que l’on se trompe en opposant économie et social.
    La deuxième idée forte des libéraux est de faire croire que l’économie est une science exacte avec des lois (comme en physique ou en chimie). Parmis ces prétendues lois on trouve « le marché concurrentiel libre et non faussé », « le marché qui tend naturellement à l’équilibre » « le marché qui tend à l’utilisation rationnelle des ressources » Toutes ces affirmations inscrites dans le projet de constitution européen, on en effet fait l’objet d’études extrêmement sérieuses de la part d’économistes souvent célèbres (on peut citer au passage Walras Léon et Debreu) Cependant ces principes n’on pu être prouvé scientifiquement. Debreu -prix Nobel d’économie (2)- reprenant la théorie de Walras sur l’idée que le marché concurrentiel tend vers l’équilibre général a échoué dans sa démonstration.
    En résumé la plupart des prétendues « lois » du marché auxquelles font référence les politiciens de tous bords (3) sont fausses et ne servent qu’ à consolider un discours destiné a promouvoir un système de domination économique de quelques-uns sur la majorité.
    Au lieu de dénoncer la primauté de l’économie sur le social, il faut remettre en cause le fonctionnement, les fondements mêmes de l’économie. Il ne faut pas se contenter de s’attaquer aux conséquences du mal (le traitement social du chômage !) mais à la racine du mal. Il n’y a de contraintes économiques que celles que décident les hommes, et les hommes politiques acquis aux idées de Friedrich Von Hayek (4) qui à l’instar de celle d’Adam Smith (5) fondent leur théorie sur le plus bas des instincts –supposé !-de l’homme : son égoïsme.

    (1) « Les droits humains, étant soumis aux intérêts économiques, sont bafoués …… » « ….une Constitution pour l’Europe de par son mode d’élaboration et la primauté de l’économique sur l’humain qu’il entérine…. »
    (2) le prix Nobel d’économie n’existe pas. Il s’agît en fait d’un prix décerné par la banque de Suède en l’honneur des frères NOBELS.
    (3) Ce qui laisse perplexe c’est qu’une bonne majorité de députés de notre assemblée nationale ont avoué dans une enquête qu’ils ne connaissaient pas grand-chose en économie !
    (4) Friedrich August Von Hayek (8 mai 1899 - 23 mars 1992) d’origine autrichienne est un économiste de l’École autrichienne, promoteur du capitalisme contre le socialisme et l’étatisme. Il a reçu l’enseignement de Friedrich Von Wieser et lu les ouvrages de Carl Menger. Il acquiert en 1938 la nationalité britannique. Il deviendra professeur à l’Université de Chicago en 1950.
    (5)Adam Smith (1723-1790, Londres), économiste et philosophe d’origine écossaise, est considéré comme le père de « l’école classique », et de l’économie moderne, avec son œuvre « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations », « Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations ».

    LG de Chateaurenard en Provence