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Quand des imbéciles se lâchent… et confondent volontiers (leur) « orifice anale » avec (leur) « bouche » (!)

mardi 3 mars 2015 , par sergio - Contacter l'auteur - 1 com

Quand des imbéciles se lâchent… et confondent volontiers (leur) « orifice anale » avec (leur) « bouche » (!)

En guise de préambule, la "conclusion" (on ne peut plus explicite) de l’article intitulé « Cadres à la manœuvre » : « … Pour être atteints, les objectifs du néolibéralisme nécessitent d’être accompagnés des outils juridico-institutionnels de la libre circulation des marchandises et des capitaux, mais également des instruments de domestication des travailleurs du monde entier. Les acteurs déterminants de ces champs de pouvoir se sont manifestement mis au service des mêmes objectifs. En témoignent les politiques de criminalisation de la pauvreté et de démantèlement de l’Etat social des deux côtés de l’Atlantique. Dominique Franceschetti.… » l’extrait ci-dessus, est paru en p. 25, rubrique ECONOMIE, dans LE MONDE Diplomatique, mars 2015,

paru en p. 2, dans LE MONDE Diplomatique, mars 2015,

Les cons, ça osent tout ! (et c’est même à ça qu’on les reconnaît…)
… Aux esprits étriqués qui n’auraient pas saisi le lien, le représentant d’un cabinet de lobbying invité sur la chaîne BFM Business expliquait dès le lendemain du grand défilé : « Le moment de d’unité nationale autour de ce qui s’est passé peut avoir des prolongements dans le vote de ce textes, parce que les prémices étaient déjà là, dans une sorte de consensus sur la nécessité de libéraliser l’économie (1). » Sans doute noué par la timidité, les foules n’avaient pas osés, jusqu’à là, crier leur désir de la loi Macron. A en croire l’extralucide Nicolas Bavarez, cette pulsion impérieuse serait même le véritable motif des manifestations. « Le 11 janvier 2015, écrit-il, les Français ont adressé au monde et à leurs dirigeants un message de dignité et de courage, dont l’esprit est clair : sortir du déni, lever les tabous, passer des paroles aux actes. Ces principes (…)ne seront crédibles que s’ils s’appliquent aussi à la réforme économique et sociale » (Le Point, 12 février 2015). Sur les pancartes « je suis Charlie », il fallait en réalité lire « je suis Macron ».

Profiter d’un événement traumatique pour imposer des décisions impopulaires : cette « stratégie du choc » séduit aussi Pierre-Antoine Delhommais. L’éditorialiste a déjà planifié l’étape suivante. « Le gouvernement de Manuel Valls se retrouve aujourd’hui en position de force pour passer outre aux braillements des frondeurs, aux lamentations des syndicats et de tous ceux qui s’opposent aux réformes d’envergure dont la France a besoin pour vaincre ses archaïsmes et débloquer son économie, par exemple touchant à l’organisation du marché du travail ou aux trente-cinq heures. Pour renforcer ce souffle libéral qui a inspiré la loi Macron et pour aller plus loin (…).Il faut seulement souhaiter pour la France que M. Valls ne laisse pas passer cette "chance" économique unique que la tragédie des attentats terroristes lui offre » (Le Point, 5 février 2015).

Le 11 septembre 2001, Mme Jo Moore, conseillère du ministre britannique des transports, s’était réjouie dans un courriel interne de la « chance » offerte par Al-Qaida : « C’est une très bonne journée pour sortir toutes les mauvaises nouvelles. » Mais, contrairement à Delhommais, elle n’avait pas songé à rendre publique cette leçon de probité politique.
12 janvier 2015, cité dans La Décroissance, n°116, Lyon, février 2015. Pierre Rimbert …

De pareilles crapules ne seront (hélas) jamais poursuivies, et continuerons imperturbablement de pourrir l’Humanité par des propos haineux, ignobles et lâches…, et l’on souhaite ardemment qu’une puissance vengeresse leur intime de fermer définitivement leur claque-merde !… (comme le faisait dire Audiard, à * « ses tontons flingueurs »)

Remember, la brochette de dirigeants peu recommandables (dont certains « tueurs d’arabes » patentés), posant pour « la photo de famille » lors de ** la manif monstre du 11 janvier, qui eut lieu à Paris, tout en se serrant les uns contre les autres, ils ou elles pensaient fortement aux gains politiques, qu’ils-elles pourraient engranger (grâce ou à cause) des massacres qui s’étaient déroulés quelques jours auparavant (les 5 et 9 janvier)… C’est carrément dégueulasse !

(** ce que Hollande dénomma « l’esprit du 11 janvier », alors que l’hystéro-libéral Valls (après ses envolées verbeuses habituelles, il pointa d’un doigt vengeur l’hémicycle de l’Assemblée nationale, et beugla « Nous sommes en guerre ! », (mais avec la peau des autres bien entendu…), tout en conseillant de venir à la manif « en famille » (sous-entendu avec vos enfants !), et après sa déclaration martiale, il précisa que « pour combattre cet « islamo-facisme »…, car c’est comme ça qu’il le nomme, et tant pis pour les amalgames fumeux et les « à peu près » historiques… ! A la guerre, comme à la guerre… « Unité nationale » et « esprit du 11 janvier »…, êtes-vous encore là ?

*Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde !

Mots clés : Sergio /

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