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Seuil de tolérance franchi à Béziers ! Un Ménard = un "étranger" de trop.

par Antoine (Montpellier)

Publie le jeudi 13 octobre 2016 par Antoine (Montpellier) - Open-Publishing
7 commentaires

A expulser d’urgence !

Grâce à Robert Ménard, qui n’est pas fasciste sinon ça se saurait, une affiche au message on ne peut plus clair vient de fleurir dans les rues de Béziers, dont la facture, graphiquement pauvre, nous laisse à penser que, depuis la France de Vichy, les xénophobes publicistes sont à la ramasse. Mais le message est direct : "Ils arrivent". Ce "ils", qu’élucide assez vite le sous-titre "les migrants", est censé réveiller en l’habitant de Beziers la panique idoine en cas d’invasion extra-terrestre, apparemment. Pas lui annoncer qu’il aura l’occasion d’exercer cette fameuse hospitalité française. "Ils". Ça veut dire : l’autre. Pourquoi pas "demain les chiens", tant qu’on y est ? Et ce "Ça y est" ! Le contraire haineux du fameux "A ça ira, ça ira"…

On admirera au passage la nature en apparence purement informative, qui pourrait presque faire penser que le maire de Béziers annonce l’arrivée de joyeux forains auxquels il convient de réserver un bel accueil. L’humour de droite, quoi. Histoire que la chose reste légale. Vous remarquerez que sur l’affiche les "ils" sont de dos ou de profils, ils sont devant nous. On peut donc encore agir. On comprend le message : c’est à nous de leur tourner le dos. Ou de les pousser ailleurs. Cliquer ici

Portfolio

Messages

  • Ouais, mais comment Ménard a-t-il été élu à Béziers ? Par la division de la gauche !!!!

  • Actuellement tous les politiques s’emparent du problème des migrants. Les uns avec des discours carrément xénophobes, haineux, d’autres avec des propos frileux, hésitants parce qu’ils veulent être réélus. Mais si on les écoute bien ils instrumentalisent l’étranger qui est devenu un bouc émissaire pour leur permettent ainsi de se détourner de leurs responsabilités vis-à-vis des personnes qui sont dans une misère matérielle, sociale, psychologique.
    Les migrants sont mal traités et l’administration qu’elle soit d ’Etat, départementale, régionale ou communale, réserve à ces hommes, ces femmes et ces enfants une attitude déshumanisée. Il suffit pour s’en convaincre de constater l’accueil réservé aux mineurs étrangers qui, pourtant, pour la plupart ont risqué leurs vies, ont voulu sauver leur peau, échapper au pire.
    Les problèmes migratoires révèlent ainsi beaucoup sur ce que nous pensons et sommes aujourd’hui.
    A chaque fois que nous n’acceptons pas l’autre, que nous ne lui reconnaissons pas les mêmes droits, que nous ne l’inscrivons pas dans la même humanité, nous l’excluons, le bannissons, voire l’éliminons. Et c’est déjà fait. A la majorité, le parlement Hongrois a voté et autorisé l’armée à tirer sur les migrants qui tentent de passer la frontière illégalement ! Ces migrants sont traqués comme du gibier et l’Europe risque de devenir un vaste terrain de chasse !
    Dans le même esprit, l’ouverture d’un bar ouvertement raciste à Lille !
    Pourtant 86% des réfugiés sont pris en charge par les pays pauvres qui représentent 1 à 3% du PIB mondial !
    Les politiques, « couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable » (Amos prophète Juif) sont dans la perte du sens de la réalité avec une insensibilité face à la douleur, les souffrances et les détresses de ceux et celles qui aspirent à une vie meilleure et digne. Ils entraînent avec eux toute une population en fabriquant de fausses peurs.
    A part l’extrême droite dont le discours est radical, les autres qui ne peuvent s’exprimer aussi ouvertement utilisent des propos qu’ils tentent de maîtriser, contrôlé : flux, fuite d’eau etc… le vocabulaire employé montre souvent l’esprit de celui qui parle !
    Enfermés dans nos appétits de jouissance, de pouvoir, de possession nous ne percevons plus les situations réelles du pauvre qui est pourtant à notre porte. Devenons-nous incapables de compassion, serions-nous dans un abîme d’indifférence face à la misère ?
    Si les politiques et nous-mêmes, chacun à son niveau, devenons sourds et aveugles pour ne plus agir concrètement et répondre à des situations dramatiques nous nous précipitons dans un enfermement mortifère, une incapacité à entrer en empathie avec ceux qui souffrent, alors inutile de pleurer, d’être choqué, derrière son écran face à la mort d’un enfant !

  • Le feu couve à Béziers, beaucoup en ont marre des buzzs médiatiques nauséabonds de cette petite m***e.

    • Seuls des hypocrites peuvent dire qu’ils ne connaissaient pas Ménard, ancien "patron" de Reporters Sans frontières fier de l’idéologie colonialiste encore vivace de ceux qui avec haine ont abandonné une Algérie dont ils ne supportaient pas ses aspirations à l’Egalité des droits pour tus ses habitants.
      Ce fasciste au discours à la fois visqueux et venimeux n’arrête pas de pérorer son respect des valeurs d’une République qu’il abhorre comme ses pareils.
      Cet ancien employé de la CIA américaine (lire le livre de Maxime Rivas qui lui fut consacré) sait pourtant ce que sont les exploits de ses amis à la Bush et à la Trump.
      Un peu esseulés pourtant les Communistes de Béziers qui le combattent politiquement et concrètement sur le terrain et de toutes leurs forces à la Mairie de Béziers dans les villages alentours et dans la rue.