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Suppression de deux jours de congé...

jeudi 28 août 2003 - Contacter l'auteur - 3 coms

Mgr Lustiger n’est pas opposé à ce que le lundi de Pentecôte ne soit plus férié

L’archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger, ne voit pas d’objection à ce que le lundi de Pentecôte ne soit plus un jour férié.
"En ce qui concerne le lundi de Pentecôte, de fait, ça ne pose pas de problème théologique ni religieux", a affirmé Mgr Lustiger jeudi sur RTL, soulignant toutefois qu’une consultation des autorités religieuses était nécessaire, "étant donné que ça repose sur des usages légalement et historiquement fixés".

"Le lundi de Pâques, ça serait plus grave et plus lourd, étant donné qu’en fait il y a toute la charge de la semaine sainte", a-t-il en revanche estimé.
Le secrétaire d’Etat aux Personnes âgées Hubert Falco a confirmé mercredi que la suppression d’un jour férié était "une des pistes" étudiées par le gouvernement pour financer le plan "vieillissement et solidarités".

L’évêque d’Evry et ancien évêque aux armées, Mgr Michel Dubost, accepterait également la suppression du lundi de Pentecôte, ainsi que du 8 mai, "si cela peut aider les personnes âgées", comme il l’a expliqué au "Figaro" daté de jeudi.
"Le lundi de Pentecôte a perdu sa signification pour la plupart des Français, même pour les chrétiens, qui y voient surtout une manière de prolonger le week-end", croit-il. Quant au 8 mai, "il n’est plus guère commémoré". PARIS (AP)

Les jours fériés des enseignants grévistes seront payés, assure Luc Ferry

Le ministre de l’Education nationale Luc Ferry a assuré jeudi que les jours fériés
seront "exclus" des pénalités appliquées aux enseignants qui ont fait grève au printemps, répondant aux inquiétudes exprimées à ce sujet par les syndicats d’enseignants.
"Les jours fériés ne font pas partie des prélèvements pour faits de grève", a-t-il déclaré à la presse à l’occasion d’un déplacement dans une école de Ballancourt-sur-Essonne. "Donc les jours fériés sont exclus", et ne seront pas retenus sur le salaire des enseignants comme il en a été parfois question.

"J’ai pu vérifier qu’aucun (recteur d’académie) n’avait prélévé de jour férié, donc il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur le sujet", a assuré Luc Ferry. En revanche, les jours de la semaine pendant lesquels un professeur n’avait pas cours feront l’objet de retenues de salaire s’ils sont encadrés par des jours où il a fait grève, précise-t-on au ministère de l’Education.

Ces derniers jours, les syndicats d’enseignants se sont tous inquiétés de l’ampleur des retenues de salaire observées sur les feuilles de paies de juillet, affirmant que dans certains cas les week-ends et les jours fériés pouvaient avoir été comptabilisés comme des jours de grève.

La dernière année scolaire a été marquée par un long conflit social dans l’Education nationale, à propos notamment de la décentralisation de certaines catégories de personnel et de la réforme des retraites, qui a provoqué à elle seule huit journées nationales de grève. PARIS (AP)

Mots clés : Economie-budget / Elections-EluEs /

Messages

  • FOUTAGE DE GUEULE

    La proposition de suppression d’un jour férié par an pour financer l’aide
    aux personnes âgées est applaudie par le MEDEF, encouragée par BALLADUR et
    admise par Mgr Dubost évèque d’Evreux qui souhaite supprimer deux jours
    fériés ( le 8 mai et le lundi de Pentecôte ).
    Les sondages indiquent qu’entre 70 à 81 % des français sont d’accord .

    Qu’en est ?il ?

    UN Jour férié en moins c’est environ 7.5 Milliards d’Euros de PIB en plus
    ( 50 M de Fr ou l’équivalent de 4 tranches nucléaires de 900 MW ou plus de
    la moitié du tunnel sous la manche ) de quoi construire une centaine de
    maisons de retraite TOUS LES ANS ! Voilà qui résoudrait facilement le
    problème de nos anciens.

    La réalité est tout autre et beaucoup plus cruelle !

    UNE Journée de production en plus pour la nation ne produit pas
    mécaniquement des ressources supplémentaires. Inutile de produire plus
    de voitures et de réfrigérateurs s’ils ne peuvent être vendus.
    Mécaniquement les produits fabriqués correspondent à ce qui est vendu,
    ce ne sont pas les chômeurs de Moulinex qui diront le contraire.

    Le MEDEF ne veut pas faire cadeau des recettes de production de cette
    journée, pour produire il faut du matériel, des matières premières, de
    l’énergie et du personnel (même si celui-ci abandonne son salaire).
    Tout au plus il accepte que les cotisations sociales du jour
    supplémentaire aillent aux personnes âgées.

    Les jours fériés lorsqu’ils s’associent avec un week-end permettent de
    faire des petits voyages, ou associés avec un ou deux jours de RTT des
    petites vacances. Dans les deux cas ce sont les métiers du tourisme et
    les salariés qui en profitent.

    RESULTATS :
    • 1 jour férié en moins provoquera une réduction des effectifs dans les
    grandes entreprise. Par le principe simple de l’augmentation de présence
    des salariés de 0.5% par an , ce qui donne 1 chômeur de plus pour 200
    salariés. On peut raisonnablement espérer créer 30 000 Chômeurs par
    effet mécanique, sans compter les métiers du tourisme ?
    • Pour l’immense majorité des salariés les jours fériés sont payés (
    effet de la mensualisation, voir le problème des retenues de grève des
    enseignants ) ils font donc l’objet d’un salaire et des cotisations
    sociales. Le jour férié ne pourra donc pas être payé une seconde fois, ni
    les charges sociales. LE GAGNANT EST DONC ? LE PATRON.
    • Pas question de TAXER les patrons par l’impôt, Chirac ne veut pas et
    de plus c’est inconstitutionnel ( l’impôt est prélevé en totalité pour le
    budget de l’état sans qu’il soit possible d’affecter un impôt particulier
    à une dépense particulière. Rappelons nous de la vignette Auto créée en
    1956 pour garantir un revenu minimum aux plus de 65 ans ? )
    • Alain Juppé ( le retraité modèle ) a anticipé le coup de
    l’inconstitutionnalité en prévoyant de créer une cinquième et nouvelle
    branche à la sécurité sociale (dépendance des personnes âgées ) pour
    prélever les nouvelles cotisations découlant des jours fériés. Quand on
    sait que ces cotisations sont plus virtuelles que réelles, il ne s’agira
    que d’un transfert d’une branche à l’autre. Et la Sécurité sociale de
    plonger un peu plus dans le gouffre du déficit, car si il y a recettes
    supplémentaires virtuelles les dépenses elles seront bien réelles.
    • Le gouvernement et le MEDEF souhaitent supprimer le lundi de
    pentecôte et pas le 1er ou le 8 Mai , pas fous ils veulent échapper au
    jours fériés qui peuvent au hasard du calendrier tomber un samedi ou un
    dimanche jours naturellement chômés par la majorité des salariés.
    • Faire financer une grande cause nationale uniquement par les salariés
    en exemptant les autres sources de financement c’est très fort !

    Jean Pierre Raffarin se fout une fois de plus de notre gueule en annonçant
    sa belle idée le 27 août , alors qu’Alain Juppé avait proposé cette mesure
    le 24 août dans un entretien au journal « le Parisien » . Comme il est
    troublant de constater que cette belle annonce correspond avec le sondage
    payé par le journal « Notre Temps » spécialiste du 3ème âge annonçant : 81
     % des français accepteraient de travailler un jour férié pour financer
    l’aide au plus âgés !

    Une nouvelle fois on se fout de notre gueule en nous faisant croire que
    les sondages sont une émanation anticipatrice de la démocratie . Ce ne
    sont pas les Corses qui ?

    L’idée de supprimer un jour férié pour financer l’aide aux personnes âgées
    paraît simple. Elle s’inscrit parfaitement dans la double entreprise de
    culpabilisation des salariés et de réhabilitation de la " valeur travail "
    que mènent de front le MEDEF et la droite. Mais à y regarder de plus près,
    il pourrait bien s’agir d’une " escroquerie intellectuelle ", comme
    l’explique Philippe Brun, avocat en droit social. " Dans notre législation
    sociale, il y a un seul jour férié chômé payé, c’est le 1er Mai. Les dix
    autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés. Un employeur peut
    très bien demander à ses salariés de travailler. Mais en vertu de l’accord
    sur la mensualisation de décembre 1977, signé par le CNPF lui-même, ces
    jours-là sont payés même si le salarié ne travaille pas.

    Donc, supprimer un de ces jours fériés générerait... zéro franc de
    cotisations supplémentaires pour les caisses de Sécurité sociale. Cela n’a
    pas empêché le baron Seillière de trouver l’idée formidable. En effet, ce
    serait une journée reprise sur les 35 heures. " Pour le MEDEF, l’intérêt
    est de faire travailler les salariés un jour supplémentaire sans
    majoration de salaire. Mais affecter les cotisations sociales de cette
    journée de travail à un fonds pour la dépendance ne constituerait qu’un
    transfert de financement. Pour dégager des fonds supplémentaires, il
    faudrait une augmentation des cotisations. En Allemagne, en 1995-1996, le
    gouvernement avait créé une cotisation patronale de 1,7 %, en échange de
    la suppression de deux jours fériés, désormais payés sans majoration. Une
    solution qui devrait moins réjouir le président du MEDEF.

    FRANÇAIS ON VOUS MENT , ON SE SERT DES BONS SENTIMENTS POUR VOUS TROMPER
    EFFRONTEMMENT ! CE QUI EST EN CAUSE C’EST LA DUREE ANNUELLE DU TRAVAIL !
    RAFFARIN NE PEUT PAS TIRER SUR LE PERE NOËL DES 35 HEURES, ALORS IL TIRE
    SUR LES JOURS FERIES .

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