Accueil > Un Premier ministre qui s’érige en censeur

Un Premier ministre qui s’érige en censeur

par Ligue des droits de l’Homme

Publie le jeudi 14 avril 2016 par Ligue des droits de l’Homme - Open-Publishing
3 commentaires

Cet homme est dangereux, aussi dangereux que le fût Nicolas Sarkozy lorsqu’il s’évertuait à diviser les Français en catégories. Voici que le Premier ministre, dans une interview donnée au journal Libération, mercredi 13 avril, fait peser sur nos concitoyens de confession musulmane la suspicion de vivre dans une foi dont il resterait à démontrer qu’elle est « fondamentalement compatible avec la République ». Des hommes et des femmes qu’il faut aussi protéger d’eux-mêmes comme des enfants, car incapables de discerner le Bien du Mal.

Non seulement Manuel Valls piétine la loi de 1905 et la laïcité, mais il y ajoute le mépris que ne manqueront pas de ressentir ces hommes et ces femmes à qui il prétend dicter leur manière de prier, de s’habiller et même de penser. Ce n’est pas ainsi que l’égalité des droits sera rétablie, ce n’est pas ainsi que l’on fera renaître la confiance dans les principes de la République, et encore moins que l’on combattra le racisme.

Portfolio

Messages

  • Que le catholicisme soit "fondamentalement compatible avec la république" n’a pas toujours été de soi. Ce n’est qu’en 1892 que le pape a conseillé aux cathos de se rallier à la république et encore la plupart des évêques furent-ils réticents.
    Pour ce qui est de la charia, ce n’est quand même pas évident.

    • Durant une grande partie du 19° siècle, l’Eglise tenait en France la plus grande partie de l’éducation nationale, disposait de très nombreux députés à l’assemblée, était cul-et-chemise avec la grande bourgeoisie capitaliste..... Si Vous pensez vraiment que les actuels partisans de la charia disposent de la même influence c’est que vous donnez déjà dans la paranoïa soigneusement entretenue par la quasi totalité des politiques et des médias.

    • Dieu merci (si j’ose dire !) les partisans de la charia sont loin d’avoir l’influence qu’avait l’Eglise au XIXe siècle. Le fait demeure que leur idéologie est difficilement compatible avec la démocratie pour ne rien dire du socialisme.