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VERS LA VI è REPUBLIQUE

dimanche 25 janvier 2015 , par GRAUX Allain - Contacter l'auteur - 1 com

C’est pourquoi il est nécessaire d’élire une Assemblée constituante, au suffrage universel et proportionnel, indépendante de l’assemblée nationale, pour rédiger la Constitution d’une République parlementaire, éco-sociale, laïque, écologique, démocratique et participative.

L’exigence émancipatrice et la République sociale

La République sociale implique un projet émancipateur dans l’esprit de progrès des Lumières.

Il n’y a pas d’émancipation juridique sans un exercice des libertés qui fonde l’existence d’un Etat de droit. Il est aujourd’hui menacé par le recul des libertés décidé au nom des politiques sécuritaires. L’émancipation juridique implique la reconnaissance de la présomption d’innocence, l’inviolabilité des personnes, l’égalité devant la loi, le plein exercice des libertés publiques.

L’émancipation politique implique la reconnaissance du principe de souveraineté populaire comme fondement de la société et de l’action de l’Etat. Elle transforme les sujets en citoyens. Elle est aujourd’hui menacée par le fonctionnement oligarchique des institutions.

La laïcité.

L’émancipation intellectuelle permet de libérer les individus en leur donnant une capacité de jugement autonome par l’exercice de la raison. Elle implique l’éducation et la liberté de conscience, donc la laïcité. L’émancipation éthique transforme les individus en personnes. Elle est menacée par l’actuelle apologie de la force, de l’égoïsme et de l’irresponsabilité, véritable corruption morale de notre époque. L’émancipation éthique implique des normes fondées sur la responsabilité et l’altruisme, fondements de la vertu républicaine.

L’émancipation culturelle.

Elle permet de forger des esprits libérés des conditionnements et des préjugés culturels. Elle est menacée par le déferlement inouï d’une idéologie dominante libérale qui dispose de moyens de diffusion d’une caste médiatique qui occulte et manipule la réalité sociale.

L’émancipation sociale et l’égalité.

Elle reconnaît les droits sociaux des citoyens et refuse que les salariés, « rois dans la Cité » soient traités en « sujets dans l’entreprise », comme le disait Jean Jaurès. Elle est menacée par la destruction des services publics et par la dégradation de la condition salariale. L’émancipation sociale implique notamment la garantie des droits sociaux fondamentaux par la protection sociale et un droit du travail qui respecte la dignité des travailleurs.

Liberté, égalité, laïcité, souveraineté populaire, vertu républicaine et esprit des Lumières : ce sont les principes proclamés par la Grande Révolution de 1789. Les héritiers de 1789 ont rencontré cette contradiction à de multiples reprises dans l’histoire de notre pays. Les révolutionnaires de 1848, comme les écrits de Jean Jaurès, affirmaient leur volonté de mener la Révolution Française à son terme, jusqu’au bout, et ont donné à cette espérance le beau nom de République Sociale.

Des chantiers pour une République « éco-sociale »

Eradiquer la misère : commençons par appliquer les droits inscrits dans la Constitution mais largement bafoués dans la réalité. Plus de 5 millions de personnes sont au chômage à la fin de l’année 2014. Une situation qui s’aggrave sans cesse. 8,7 millions de gens vivent sous le seuil de pauvreté[1], et la France compte entre un et deux millions d’enfants pauvres, suivant les critères utilisés[2]. Ce nombre a augmenté de 440 000.

Ceci, alors que les entreprises du CAC 40 ont augmenté leurs dividendes de 30 % au second trimestre 2014, plus que celles du Nasdaq et du SP américains (13,7 %) du Dax allemand (4 %), du Footsie britannique (9,4%). L’accaparement des richesses produites par une minorité de possédants (1% et encore plus pour les 0,01 % !) s’accentue, accroissant la paupérisation des salariés et la précarité des plus défavorisés.


[1] En France, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 828 ou 993 euros (données 2012), selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian)

[2] Selon l’Insee, 8% des moins de 18 ans vivent dans une famille pauvre, si l’on situe le seuil de pauvreté à 50% du revenu médian. Mais ils sont deux fois plus nombreux (18%) si on choisit le seuil de 60% du revenu médian, comme le fait la Drees, la Direction de la recherche du ministère de la Santé. (Camille Dorival, Louis Maurin Alternatives Economiques n° 218 - octobre 2003)

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Mots clés : Economie-budget / Mouvement / Partis politiques /

Messages

  • Sauf qu’au suffrage tu auras surtout des mandats pour une république blindée, autoritaire, raciste, "petite propriété" et "usus et abusus". Ou alors tu te fais de sacrées illusions sur le fétichisme politique de la population. La parti de l’émancipation a toujours été minoritaire, et il semble l’être très beaucoup actuellement.

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