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Au cas où vous ne l’auriez pas encore signé.
http://cciodh.pangea.org/quinta/manifiesto_fra.shtml
COMMISSION CIVILE INTERNATIONALE D’OBSERVATION POUR LES DROITS HUMAINS
Cinquième Visite en raison des évènements dans l’Etat d’Oaxaca
Appel V Commission Civile Internationale d’Observation
pour les Droits Humains dans l’Oaxaca
URGENT : signer l’appel
À la société civile mexicaine,
À la société civile internationale,
Au gouvernement mexicain,
Aux médias,
À l’Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (APPO),
En février 1998, devant le massacre perpétré trois mois plus tôt à Acteal
(au Chiapas, Mexique) contre les Indigènes rebelles du Chiapas, la société
civile internationale s’est mobilisée pour exprimer son indignation et
tenter de trouver une issue pacifique au conflit en cours.
Plus de 500 personnes et membres d’organisations des cinq continents ont
approuvé la création d’une Commission civile internationale d’observation
pour les droits humains (CCIODH), qui se rendit au Chiapas début 1998.
En novembre 1999, une deuxième commission renouvelait sa mission
d’observateur afin d’évaluer la situation du moment et la comparer avec
les observations et les recommandations de la précédente.
En février 2002, après la victoire électorale de Vicente Fox et la
formation du nouveau gouvernement, une troisième visite de la CCIODH avait
lieu, dans le but, d’examiner les possibilités de parvenir à une
résolution juste du conflit. En 2001, cette possibilité s’est vue frustrée
par l’approbation par le Congrès de la loi indigène (concernant les droits
et la culture des peuples Indigènes), cette réforme constitutionnelle
allant à l’encontre des Accords de San Andrés (février 1996), comme le
dénonçaient l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale), le Congrès
National Indigène (CNI) et une grande partie de la société civile
mexicaine et internationale.
Une quatrième visite de la CCIODH eut lieu en mai et juin 2006, suite aux
événements survenus à San Salvador Atenco et à Texcoco (État de Mexico),
les 3 et 4 mai, l’intervention des forces de l’ordre mobilisant plus de
2000 policiers s’y étant soldée par deux morts, plusieurs blessés graves,
près de 300 arrestations et l’expulsion de cinq ressortissants étrangers.
Cela donna lieu à la dénonciation de graves atteintes aux droits
fondamentaux des personnes, notamment les abus sexuels, les viols, les
mauvais traitements, l’humiliation et les tortures.
Ces quatre commissions ont eu comme résultat l’élaboration d’autant de
rapports contondants qui ont été remis à tous les interlocuteurs de cette
Commission au Mexique, à toutes les organisations et à toutes les
personnes qui avaient soutenu une telle initiative et aux institutions
internationales (Parlement européen, parlements de divers pays, parlement
d’Amérique centrale, haut commissariat pour les Droits Humains de l’ONU,
etc.)
En mai dernier, dans l’État du Oaxaca les enseignants ont entamé une lutte
pour l’amélioration de leurs conditions salariales. Suite à la répression
déclenchée par le gouvernement de l’Oaxaca le 14 juin, le mouvement
jusque-là limité à des revendications corporatives s’est étendu à d’autres
secteurs pour déboucher sur un vaste mouvement populaire, qui exige depuis
plus de 6 mois la destitution du gouverneur de l’Oaxaca, Ulises Ruíz Ortiz
(appartenant au PRI). Au cours des derniers mois, le conflit s’est durci,
jusqu’à l’intervention récente de la police nationale mexicaine, qui a
violemment délogé les piquets et les campements de l’APPO (l’Assemblée
populaire des peuples de l’Oaxaca). Depuis le début du conflit, au moins
17 personnes ont été assassinées, des centaines de manifestants ont été
arrêtés et ont déplore des dizaines de disparus. Des organisations de
défense des Droits Humains ont d’ores et déjà enregistré les tortures, les
mauvais traitements et les menaces dont ont été victimes les personnes
appréhendées, ainsi que les persécutions et les abus commis par les corps
de police et des groupes paramilitaires. Au niveau international, la
préoccupation causée par ces graves événements a suscité une forte
mobilisation et le souci de relayer la dénonciation de ces abus avec un
soin particulier afin de trouver à ce conflit une issue qui passe par le
dialogue.
En vertu de tout ce qui précède, nous demandons à la société civile
mexicaine ainsi qu’au gouvernement fédéral et au gouvernement de l’État de
Oaxaca, aux organisations et aux ONG victimes de cette situation de nous
accorder la même confiance que celle qu’ils ont déposée en nous au cours
des 4 séjours précédents. Nous leur demandons de bien vouloir nous
recevoir, de nous fournir leurs témoignages et de nous permettre
d’effectuer notre mission en toute liberté et responsabilité.
Nous sollicitons également toutes les organisations qui nous ont déjà
soutenu par le passé, pour qu’elles renouvellent leur soutien pour que
nous puissions observer, engager une réflexion et évaluer les conséquences
que peut avoir le conflit sur la situation en matière de Droits humains.
Au vu de quoi, les personnes soussignées déclarent soutenir cet appel qui
sera rendu public par voie de presse et remis au gouvernement mexicain,
aux instances internationales et à la société civile concernées.
Un premier groupe de membres de la CCIODH se rendra au Mexique à partir du
16 décembre 2006 pour y préparer et y organiser la visite qui se
poursuivra par l’arrivée d’un second groupe chargé de réaliser, entre le 7
et le 20 janvier 2007, les entretiens avec les différents acteurs du
conflit. Après quoi, un rapport sera élaboré et remis aux différentes
instances, institutions et organisations, selon le même procédé que lors
de nos précédentes visites.
Le 7 décembre 2006.
Commission Civile Internationale d’Observation pour les Droits Humains
email
cciodh@pangea.org




