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(audio) France Inter brièvement interrompue par des manifestants

mercredi 27 octobre 2010 - 6 coms

Intervention de grévistes au Fou du Roi, la direction de France Inter coupe le direct

A peine commencée, l’émission dirigée par Stéphane Bern voit des intervenants non prévus... il s’agit de grévistes contre la réforme des retraites de Sarkozy et de son gouvernement.

Un d’eux prend la parole et commence à lire un texte critique de la réforme des retraites, de la propagande de l’Etat et des médias... Stéphane Bern demande d’accélérer la lecture avant que la direction ne coupe l’antenne...

Ets-ce le signal donné par l’animateur préféré des têtes couronnées à sa direction ? En tout cas, quelques secondes après, les auditeurs de France Inter n’auront plus l’occasion d’entendre le discours des manifestants... un morceau de musique est lancé depuis les studios de Radio France, la parole des opposants à Sarkozy est encore coupée.

Quelques minutes passent, l’émission reprend sans mots dire de ce qui vient de se passer à part que Stéphane Bern se plaint de l’odeur de boules puantes laissées par les invités surprise. Encore une belle leçon de liberté d’expression sur les chaînes de la radio publique...

ludo, HNS-info

http://hns-info.net/spip.php?article26492

Messages

  • France Inter , c’est pas toujours nickel , ils pourraient donner les infos qu’on a sur Bellaciao plutôt que de passer de la musique quand ils sont en grève ... Non ???

  • Au moins les médias nous permettent de voir leur vrai visage:le peuple n’a pas droit à la parole,meme pas occasionnellement...il est interdit de parler vrai !Il y a longtemps que je n’écoute plus la radio...qu’ils partent donc au chomage eux aussi !

  • PARIS PERTURBATION SUR FRANCE INTER 27/10

    Aujourd’hui le mercredi 27/10 à 11h10, sur France Inter, pendant l’émission du "Fou du Roi" :une cinquantaine de personnes ont réquisitionné la parole pour lire un communiqué. Après quelques secondes, les présentateurs, conscients de notre détermination, nous ont cédé un micro. Nous avons pu lire plus de la moitié du texte. France Inter, au bout de 3 minutes, a décidé de couper l’émission. Nous sommes partis en laissant quelques boules puantes et en scandant "grève, blocage, sabotage". L’extrait doit sans doute être disponible sur internet. Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

    DES PERSONNES AUTO-ORGANISEES EN LUTTE…

    Quand un patron demande à ses employés d’accepter les licenciements et une baisse des salaires, « pour sauver l’entreprise », c’est toujours qu’il a déjà décidé de la fermer.

    Quand la droite, la gauche et les médias nous expliquent qu’il va falloir travailler plus longtemps « pour sauver notre système de retraites », ils annoncent que sa fin est programmée.

    On veut nous contraindre à travailler deux ans de plus. L’exploitation, ça dure toujours trop longtemps. Le temps volé ne revient plus !

    Les syndicats tentent de contrôler le mouvement pour rester seuls crédibles face à l’Etat. Ils espèrent sortir de la confrontation avec quelques miettes pour garder la face. Les syndicats négocient la longueur de nos chaînes ; nous voulons les briser !

    Les TV, les journaux et les radios reprennent en cœur le même discours et véhiculent les mêmes images. En focalisant sur les raffineries ou les éboueurs de Marseille, les médias choisissent d’enterrer la multitude d’initiatives et de pratiques qui fleurissent depuis début septembre : opérations escargot par les routiers, blocages de supermarchés par leurs employés, grèves reconductibles des enseignants, des cheminots, des ouvriers de PSA, des salariés de Radio France, grèves tournantes, saccages de permanences de l’UMP, du Medef et de mairies. Nous n’attendons rien des médias.

    Le pouvoir divise pour mieux régner. Les syndicats, les partis politiques, les patrons nous catégorisent. Ils opposent les usagers aux grévistes, les grévistes aux bloqueurs, les chômeurs aux travailleurs, les casseurs aux manifestants. Ils ont recours à la répression et aux réquisitions pour briser les solidarités. Déjà 2500 arrestations depuis 3 semaines ; jusqu’à 5 mois de prison ferme pour les plus déterminés.

    Ce n’est pas à nous de décider à quelle sauce nous serons mangés. Nous voulons choisir nos modes d’action et d’organisation en dehors des pouvoirs en place. Jeudi, c’est une journée de manifestations. Profitons-en pour nous retrouver, nous organiser et dépasser leurs consignes. Piquets volants, blocages, sabotages… A nous de choisir et d’assumer ce qui nous parait le plus juste et le plus efficace contre l’Etat et le Capital.

    Entre eux et nous, il n’y a pas de compte à leur rendre ; il n’y a que des comptes à régler.

    CONTRE L’EXPLOITATION, BLOQUONS L’ECONOMIE

    GREVE, BLOCAGE, SABOTAGE

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