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l’Histoire c’est maintenant !
par hdm
Publie le lundi 25 avril 2016 par hdm - Open-Publishing1 commentaire
CE MERCREDI 27 AVRIL 2016
A 18H30
C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
En direct et en archives sur www.campuslille.com
On ne présente plus Annie-Lacroix-Riz. Pas nous. Mais on ne se lasse pas de la lire, et de découvrir toujours plus le résultat de ses travaux d’historienne. Ils nous permettent de toujours mieux lire l’Histoire telle qu’elle est, de tous temps et jusqu’à nos jours, à savoir : l’histoire des luttes des classes.
Son dernier ouvrage, dans le moment où nous sommes, éclaire d’un jour cru un phénomène malheureux : le réformisme dans le mouvement ouvrier.
Il ne s’agit pas simplement de raconter l’histoire des mollesses humaines aboutissant à la constitution de « partenaires sociaux » « raisonnables », et « modernes » (bien que jaunis comme ces vieilles photos où l’on voit Notat dans les bras du Baron).
Les scissions syndicales, et le réformisme qui en est l’origine comme le résultat, n’échappent pas à la lutte des classes et donc à la volonté du camp d’en face d’affaiblir le nôtre, y compris en le divisant. Et s’il faut acheter quelques « syndicalistes »...
Enfin, on pourra souligner, avec Annie Lacroix-Riz (puisque nous nous entretenons avec elle ce mercredi), la dimension internationale de la lutte des classes, et donc l’intervention de certaines puissances dominantes dans le « dialogue social » (rires) tel qu’il fut et qu’il est dans notre pays et chez certains de nos voisins.
« Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949 » est un ouvrage d’historienne, de celles « qui vont aux archives », c’est aussi un ouvrage d’actualité, qui nous permet de mesurer quelle est la nature de nos combats contemporains (contre la loi « travail ») et par extension, de quel type d’organisations nous avons besoin.
Comme nous serons à quelques jours du 1er mai, nous évoquerons aussi cette date et son histoire, et recevrons dans nos studios des syndicalistes. Ils pourront réagir au propos de l’historienne et exposer leurs revendications du moment. L’Histoire, c’est maintenant...
C’est l’heure de l’mettre !
Messages
1. l’Histoire c’est maintenant !, 25 avril 2016, 17:56
Le stalinisme est l’expression d’un réformisme ouvrier et c’est bien là les limites du travail d’Annie Lacroix-Riz. (indépendamment de l’intérêt que peuvent avoir ces travaux). Elle continue à défendre ce réformisme d’obédience stalinienne comme s’il avait agit en continuité de la pensée et de l’action révolutionnaire du bolchevisme de Lénine et de la 3ème Internationale avant qu’elle ne soit "stalinisée".
Ce qui est grave c’est qu’elle veut faire croire aujourd’hui encore, dans la grande tradition de l’escamotage stalinien de la "grande époque", que la politique extérieure ou intérieure de Staline -"acceptable" après tout mais seulement si l’on se place d’un point de vue bourgeois de luttes inter-impérialistes- avait un fondement de classe, révolutionnaire, marxiste et communiste.
L’URSS, après la défaite de la révolution en Europe dans les années 20, c’est l’épopée, grandiose par certain côté, infâme par d’autres, d’un pays sortant du monde féodal agricole pour se hisser, à marche forcée, au niveau des puissances capitalistes les plus développées. Rien de plus mais rien de moins non plus.
Et les bourgeois du monde dit "libre" qui piaillent et aiment dénoncer sans se lasser les innombrables crimes et violences commis par le régime stalinien feraient bien de balayer devant leur portes et connaitre leur histoire.
Les capitalismes Français ou US pour ne parler que d’eux n’ont pas été avares de crimes de masse et de sauvageries à l’égard des peuples colonisés et de leur propre prolétariat.
Mais ce que pense les bourgeois, après tout, on s’en fout. Ce qui nous préoccupe c’est ce que pense, doit ou devrait penser le prolétariat.
Or Lacroix-riz par ces travaux qui maintiennent la confusion funeste d’une prétendue continuité entre la politique de la période de Lénine (internationaliste et révolutionnaire) et celle de Staline (patriotique et tournée vers la grandeur nationale) contribue à empêcher la clarification idéologique nécessaire pour la reconstitution d’un parti communiste véritablement marxiste et internationaliste.