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CE MERCREDI 13 AVRIL 2016
A 18H30
C’EST « L’HEURE DE L’METTRE »
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
En direct et en archives sur www.campuslille.com
Il y a dans le mouvement contre la destruction du Code du travail, une radicalité, une lucidité et même un enthousiasme particulièrement remarquables. Il y manque toutefois de vraies masses, celles qui font l’Histoire. Et sans doute un sens plus affirmé, une direction, une perspective politiques.
Il n’est donc pas étonnant que des modes d’action plus ou moins inattendus – les fameuses « Nuits Debout », comblent le vide. Au petit matin, il se peut fort bien d’ailleurs que le vide continue de résonner.
On ne réinventera pas l’eau chaude, pas même sur Facebook… Ce qui nous écrase ne sera vraiment fragilisé que lorsque la machine sera à l’arrêt : la grève. Le reste, c’est toujours amortissable.
Il se peut que le mouvement se heurte à ses propres limites. C’est ce qui est visible. Mais, souterrainement, il se peut aussi qu’il prenne de nouvelles dimensions. Au-delà des colères et des aspirations justes de certaines catégories de la population, qui occupent heureusement l’espace de la révolte, c’est toute une classe qui s’éveille.
Si les circonstances s’y prêtent, et si des mots d’ordre clairs – la grève, la grève, et toujours la grève, se font entendre, le printemps sera très ensoleillé.
Dans cet entre-deux, à la suite de mobilisations significatives et dans le sillage d’occupations nocturnes même confuses et récupérables, le spectre de jours debout, tapant au portefeuille de ces Panaméens qui nous précipitent inexorablement vers le fond, ce spectre hante le bourgeois.
Nous passerons alors du nécessaire « On vaut mieux que ça », à sa suite logique : « On veut mieux que ça ».
C’est ce spectre qui sera de nouveau dans nos studios ce mercredi. Nous évoquerons la lutte, plus classique et plus opiniâtre sans doute, des ouvriers des Fonderies du Nord, Hazebrouck, réintégrés après avoir été menacés de licenciement pour fait de grève ; celle des globe-trotters de Booking.com à Tourcoing, face au « management » auquel on les soumet, et face à la discrimination syndicale. Nous verrons aussi quelles perspectives, juste après les 28 avril et 1er mai, peuvent nous sortir de l’apparente impasse où l’on nous contrôle encore.
Vous retrouverez par ailleurs notre « ¼ d’heure en Palestine ». C’est l’heure de l’mettre !