Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite, commenter l'article...

La justice française refuse d’extrader une militante basque

de : PACO
dimanche 18 septembre 2011 - 16h38 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires
JPEG - 8.9 ko

Le 15 septembre, le tribunal de grande instance de Bordeaux a refusé l’extradition de Marixol Iparraguire, militante d’ETA arrêtée en 2004 et menacée par quatre mandats d’arrêts européens émis par un juge espagnol. La cour européenne des droits de l’homme exigeait sa remise en liberté. Le 13 septembre, Jean-Marc Raynaud, militant de la Fédération anarchiste, assistait aux débats. Il nous livre un intéressant compte rendu d’audience. Pas vu à la télé !

Résumé des épisodes précédents. Marixol Iparraguire, militante d’ETA, a été arrêtée en France en octobre 2004. La cour européenne de justice exige la remise en liberté d’un présumé innocent non jugé au bout de cinq ans. Marixol a été jugée en décembre 2010, soit six ans après avoir été arrêtée. La France préfère payer des amendes à l’Europe. Marixol a pris vingt ans. On lui reprochait beaucoup de choses en Espagne. Mais le dossier était vide. Pas d’empreintes digitales. Pas de trace ADN. Pas de témoignage direct. Juste des aveux extorqués sous la torture par la Guardia Civil à des prisonniers basques. La justice française savait et s’est couchée. Marixol a fait appel. D’un point de vue juridique, cet appel suspend toute autre procédure. D’extradition, entre autre. On apprend cela en première année de droit. Mais l’Europe de la répression marche beaucoup mieux que l’Europe sociale et a trouvé une astuce. On n’extrade plus, on « prête temporairement ». Marixol, la maman d’un petit basque que nous avons scolarisé (à l’école libertaire Bonaventure) et que nous avons hébergé (chez nous) pendant trois ans* comparaissait mardi 13 septembre 2011 devant le TGI de Bordeaux. Motif : mandat d’arrêt européen, pour « prêt temporaire », émis par l’Espagne du « camarade » José Luis Rodríguez Zapatero.

Bordeaux, mardi 13 septembre 2011, 11h15, Tribunal de Grande Instance. Escaliers majestueux. Un soleil de plomb. Bizarre. Pas un rat. Nous montons les marches, rongés par l’inquiétude. Ces enfoirés sont capables d’avoir changé la date du procès au dernier moment. À l’entrée, deux flics débonnaires devant un portique antédiluvien. Même pas de scanner. On aurait pu rentrer n’importe quoi. On est à la campagne et dans le sud ? Ça cause pointu. Comme on dit à Bordeaux : « C’est bonnard ! ».

On rentre. Trois Charentais. Thyde et sa grande gueule légendaire. En à peine dix secondes elle commence à embrouiller une vingtaine de flics qui stationnent dans le hall. Marco, 75 ans, a le cœur qui bat la chamade. Ma pomme, pas très rassuré, dans son numéro bien rôdé de vieux péquenot ne comprenant rien à rien. C’est pas dieu possible que nous ne soyons que trois !

Ouf, les amis basques et la famille débarquent à une trentaine. Il y a le père de Marixol. Quatre vingt et quelques au compteur. Un mètre quatre vingt dix. Son kolossal béret (basque). Sa canne. Papy est impressionnant. Annie, de Jakiléa (un formidable journal de défense des droits de l’homme au pays basque). Putain qu’elle est belle. Et quelle pêche. Mon pote Mikel, libéré depuis quelques mois, un anar d’ETA (et oui !) que j’adorais visiter au bagne de l’île de Ré, n’est pas là. Il bosse. Mais sa princesse est présente. La petite…, toute chétive dans sa robe blanche, exhale une énergie à nulle autre pareille. Le grand…, est descendu de sa montagne. Un roc. Et puis, il y a…

11h30, début de l’audience. Les flics, un peu tendus, nous expliquent où il faut s’asseoir. Des fois que… Marixol entre dans l’arène. Elle a les traits tirés. Elle arrive de Lyon. Elle n’a pas un regard pour les juges. Quelques bisous à la volée. Elle nous salue en basque. La salle répond. Le président commence à flipper. On le sent impressionné. Pas habitué à ce que…

Le président ânonne la demande d’extradition temporaire de l’Espagne. Il précise que son boulot se résume à examiner la lettre du droit. Moi y en a surtout pas vouloir élever le débat. On sent le gentil chien. La petite journaliste de l’AFP sourit. Ça ne sent pas bon. Et puis, la parole est à l’avocat général. Une toute petite quarantaine. Il n’a pas l’air aviné et, incroyable, se montre attentif. Ça dure dix minutes. Il refuse, mais très poliment et très modérément, tous les arguments de la défense. Sauf un. Il dit qu’effectivement, si Marixol est extradée, même temporairement, cela va gêner l’organisation de sa défense dans le cas de l’appel qu’elle a fait par rapport à sa condamnation à vingt ans par la cour d’assises anti terroriste de Paris. C’est évident, quand on est extradé et torturé en Espagne, ça n’aide guère à… Le proc est un malin. Il demande donc que l’on n’accède pas à cette demande de l’Espagne tant que la procédure n’aura pas été à son terme en France. Un blanc chez les juges. C’est quoi ce proc ? Mais c’est lui le chef. Alors courage prudence.

Ensuite, une plaidoirie remarquable d’une petite avocate inaudible. Puis vient le tour de Marixol. D’une voix forte elle remet les compteurs à zéro. Je m’appelle Marixol Iparraguire. Il y a trente ans, j’avais vingt ans. Mon compagnon était d’ETA. Il a été tué sous mes yeux. J’ai été torturée pendant onze jours. Ma famille a été torturée. Il y avait trop de traces. J’ai été relâchée. Je me suis enfui en France. Pour l’heure, les seules accusations à mon encontre reposent sur des aveux extorqués sous la torture. La torture existe toujours en Espagne. Vous ne pourrez pas l’ignorer éternellement.

Ça dure un quart d’heure. C’est incroyable. Le proc, les juges, boivent les paroles de Marixol. Ils se décomposent au fil de son témoignage. Je me mords la langue et les joues pour ne pas pleurer. Le président semble ébranlé. Il remet son jugement à jeudi. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas pessimiste. J’ai raison. Le jugement vient de tomber. Marixol ne sera pas extradée. Il est donc encore quelques magistrats qui, à défaut de suivre le chemin de l’honneur, refusent du moins, parfois, de suivre celui du déshonneur.

* Lire aussi : Oui, nous avons hébergé un terroriste… de 3 ans

PACO sur Le Post


Partager cet article :

Imprimer cet article
Commentaires de l'article
La justice française refuse d’extrader une militante basque
18 septembre 2011 - 20h08

Un soulagement et une sympathie retrouvé avec la cour européenne des droits de l’homme. Cordialement avec vous Alain 04



La justice française refuse d’extrader une militante basque
20 septembre 2011 - 20h10 - Posté par Renaud

Cela veut-il dire que des magistrats ont finalement compris que l’Espagne ne peut rester figée sur des positions jusqu’au-boutistes ?

En tout cas, c’est un grand moment pour les Basques, ils ont engagé un processus de Paix et font la démonstration qu’ils sont capables de diriger des institutions telles la mairie de Saint-Sébastien ou le conseil général de Guipuzcoa.

Le gouvernement espagnol fait toujours la sourde oreille et reste fidèle à son attitude belligérante refusant tout geste humanitaire envers les familles des 700 prisonniers basques dispersés dans les prisons de France et d’Espagne.

Nous devons apporter notre soutien à ce processus.






accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Facebook Twitter
DAZIBAO
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite
On avance… Marina Petrella et Roberta Cappelli sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Dominique Grange
Nous fêtons ce soir une libération qui nous fait chaud au coeur à tou.te.s, celle de nos deux camarades MARINA PETRELLA et ROBERTA CAPPELLI qui sont désormais dehors, sous contrôle judiciaire ! Mais n’oublions pas les six autres toujours détenus... Continuons à nous mobiliser per liberare tutti...pour les libérer tous ! Rejoindre notre groupe FB tu es le bienvenu ✊ (...)
Lire la suite
LIBERARE TUTTI (audio)
mercredi 28 avril
de Dominique Grange
1 commentaire
A Roberta Capelli, Marina Petrella, Enzo Calvitti, Giovanni Almonti, Sergio Tornaghi, Narciso Manenti, Giorgio Pietrostefani. En 2003, j’ai écrit cette chanson "DROIT D’ASILE", suite à l’enlèvement d’un militant italien exilé en France, Paolo Persichetti, et à son extradition, puis son incarcération en Italie. Je l’ai ensuite dédiée à Cesare Battisti, alors emprisonné au Brésil, à Marina Petrella, arrêtée en 2007 et emprisonnée en France, en attente (...)
Lire la suite
REVIREMENT INQUIÉTANT DE LA FRANCE POUR LES RÉFUGIÉS ITALIENS
mercredi 28 avril
de La LDH
Communiqué LDH A l’inverse de ce que la présidence de la République soutient, la décision de François Mitterrand, exprimée lors du congrès de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) en 1985, de ne pas extrader les réfugiés italiens en France n’excluait aucun de ceux-ci. Il est regrettable qu’en violation de toute éthique le président de la République ait décidé de revenir sur les engagements de la République. S’en prendre à des femmes et des hommes qui vivent (...)
Lire la suite
Une trahison indicible de la France
mercredi 28 avril
de Collectif Bellaciao
3 commentaires
28 avril 2021 : 7 réfugiés politiques italiens arrêtés à Paris : Enzo Calvitti, Giovanni Alimonti, Roberta Cappelli, Marina Petrella, Sergio Tornaghi, Giorgio Pietrostefani, Narciso Manenti, trois recherchaient Luigi Bergamin, Maurizio Di Marzio et Raffaele Ventura. Tous accusés d’actes de terrorisme dans les années 70 et 80. Macron heureux : "Je résolu ce problème comme l’Italie le demande depuis des années" Draghi heureux : "Le gouvernement se déclare satisfait de la (...)
Lire la suite
21 avril 1961 - 21 avril 2021 le rêve du « putsch des généraux »...
mercredi 28 avril
de Roberto Ferrario
2 commentaires
A propos de « la tribune des généraux » les signatures on été récolté par Jean-Pierre Fabre-Bernadac, officier de carrière et responsable du site Place Armes et ancien responsable du service d’ordre du Front national entre 1993 et 1994, qui avait initialement publié le texte le 13 avril dernier ou des signatures continuent à être comptabilisés, 30 généraux étaient dénombrés et 2500 militaires étaient au total recensés ce mardi. Après ca le 21 avril la tribune à été publié sur Valeurs (...)
Lire la suite