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Quatre extraditions de répresseurs argentins en 2011

de : Telam via RF
jeudi 29 décembre 2011 - 11h38 - Signaler aux modérateurs
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Avec l’extradition ce dimanche [25 décembre ]du répresseur Luis Enrique Baraldini, par les autorités boliviennes, quatre extraditions ont eu lieu au cours de 2011 d’ ex-militaires qui sont poursuivis aujourd’hui par la justice argentine pour des délits de violation droits de l’homme.

En juillet, fut extradé du Paraguay, le médecin militaire et voleur d’enfants, Norberto Bianco, accusé pour son comportement dans le plan systématique de vol de bébés nés en captivité, en particulier pour avoir participé à des accouchements de détenues - disparues entre 1977 et 1978 dans l’hôpital qui fonctionnait dans la base militaire de Campo de Mayo comme maternité clandestine.

Bianco était détenu depuis 2008 au Paraguay jusqu’à ce que fût obtenue son extradition demandée par le juge fédéral de San Martin, Alberto Martín Suárez.

Le répresseur, de 65 ans, a élevé comme sien le fils des disparus Norma Tato et Jorge Casariego, qui a retrouvé son identité en 2007, et une femme qui ne connaît pas encore sa filiation.

En octobre dernier, le procureur fédéral Federico Delgado a demandé au juge Daniel Rafecas la mise en examen de Bianco.

Delgado il a confirmé que Bianco a participé dans « l’attention de patientes enceintes, il a accompagné des infirmières dans leurs contrôles, a participé à des césariennes, a participé au déplacement des parturientes et a permis que les naissances ne fussent pas enregistrées dûment ».

En septembre, fut également extradé du Paraguay le commandant à la retraite de la Gendarmerie Eduardo Abelardo Britos.

L’arrestation de Britos, pour qui avait été lancé un mandat d’arrêt international de la part du juge fédéral de la Rioja, Daniel Herrera Piedrabuena, s’est concrétisée dans la localité de San-Lorenzo, proche de la ville d’Asunción du Paraguay, lieu où il résidait, et a été détenu depuis le 26 août 2009.

Sur Britos, âgé 62 ans, l’enquête porte comme supposé coauteur du délit de tortures, quand il agissait avec le grade de Premier Sous-lieutenant, et remplissait des fonctions d’officier de Logistique, dans l’Escadron 24 « Chilecito » de la Gendarmerie Nationale, dans [Province de] La Rioja, en 1977.

En novembre dernier, le juge Forgeron Piedrabuena l’a mis en examen considérant que Britos a agi comme coauteur immédiat du délit « d’application de tortures » - deux faits au préjudice de Teresa Elida Robles de Maza et de Juana Lucía Zamora de Pereyra.

De plus, il l’a poursuivi comme participant clef du même délit au préjudice d’Andrés Abelardo Angel, Santiago Nicolás Maza, Marcelino Reyes Leiva et Nicolás Silvestre Olivera.

En octobre, fut extradé du Brésil, l’ex-major Norberto Tozzo, accusé d’avoir participé aux exécutions d’au moins 22 détenus politiques lors du dit « Massacre de Margarita Belén . »

À partir de cette extradition, Tozzo s’assiéra sur le banc des accusés dans la deuxième partie du procès pour le « Massacre de Margarita Belén ».

Tozzo était détenu depuis 2008 dans la Prison Fédérale d’Ary Franco à Río de Janeiro.

En juin 2003, Tozzo avait été arrêté, mais en juillet il a été libéré après un jugement polémique de la Chambre Fédérale d’Appels.

Depuis ce moment il était en fuite, jusqu’à ce qu’il fût arrêté le 17 septembre 2008 par Interpol, caché dans l’« Ipanema Tower », un hôtel de luxe de Río de Janeiro, enregistré sous un faux nom.

Tozzo a fait partie du Détachement 124 d’Intelligence dont le siège était à Resistancia [Province du Chaco], qui dépendait directement du Bataillon d’Intelligence 601 de l’Armée.

La dernière extradition d’un répresseur s’est produite hier quand Luis Baraldini, âgé de 73 ans, qui vivait dans la ville bolivienne de Santa Cruz de la Sierra, fut arrêté le 24 décembre.

Baraldini a été remis hier aux autorités diplomatiques argentines, pour être transféré ensuite à la prison de Marcos Paz.

L’ex-Officier de Cavalerie est poursuivi pour des délits de violation des droits de l’homme dans [la Province de La Pampa] et au tribunal de Daniel Rafecas [Buenos Aires].

Entre 1976 et 1979, étant Major, il a fut un chef de la Police de la Province de La Pampa, et de plus, chef de la sous-zone 14, ayant à sa charge le centre clandestin de détention qui fonctionnait dans le commissariat Premier de la ville de la Santa Rosa [Capital de la Province de La Pampa].

Après avoir eu des fonctions dans [la Province de] La Pampa, Baraldini a été nommé dans les années quatre-vingts comme attaché militaire en Bolivie, où il a été professeur des Officiers de ce pays.

En 1984, il a été arrêté quand on enquêtait sur les tortures et les séquestrations dans la province, mais il a été libéré et le dossier judiciaire s’est arrêté quand ont été promulguées les « Lois du Pardon ».

Baraldini a été membre des « carapintadas » qui se sont soulevés entre 1987 et 1990 contre les gouvernements constitutionnels de Raúl Alfonsín et de Carlos Menem.

Le ministre de Sécurité, de Nilda Garré, a dit hier que le processus d’extradition de Baraldini a été simplifié grâce au fait qu’il ait présenté un faux document en s’identifiant, ce qui a permis que les autorités boliviennes l’expulse du pays et ainsi furent évitées les formalités d’extradition, qui avaient de toute façon été commencées.

Garré a détaillé que Baraldini était en fuite depuis 2003 et qu’en 2009 en Bolivie, il a participé à une « tentative d’assassinat contre le président Evo Morales, avec des groupes locaux d’extrême droite et d’autres ex-officiers argentins carapintadas ».

Le Ministère argentin de Justice et des Droits de l’homme offrait une récompense de 100 000 pesos pour Balardini pour violations des droits de l’homme dans le Premier Corps de l’Armée, liées au cas du répresseur décédé Guillermo Suárez Mason.

Télam . Buenos Aires, le 27 décembre 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

http://www.elcorreo.eu.org/?Quatre-...


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