Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
PUBLIEZ ICI PUBLIEZ VOTRE CONTRIBUTION ICI

Orpheline de Sarkozy, la droite redoute la guerre des chefs

de : Eric Mandonnet et Benjamin Sportouch
lundi 7 mai 2012 - 13h24 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires

La défaite de Nicolas Sarkozy menace l’unité même de l’UMP. Où les règlements de comptes avaient commencé sans attendre le second tour. Etat des forces.

Le 16 avril, à six jours du premier tour, Nicolas Sarkozy sillonne la Vienne. Lors d’un trajet en voiture avec Jean-Pierre Raffarin, il explique à l’ancien Premier ministre : "Ma fierté, dans cette campagne, c’est d’avoir construit un nouveau discours de la droite pour l’avenir."

Alors que s’engage pour l’UMP la bataille des législatives, le président battu laisse-t-il en héritage à son camp une pensée, un art de la conquête du pouvoir, une méthode de gouvernement ? Ou un embarras, provoqué par un entre-deux-tours sans contrôle, qui vit certaines digues entre la droite et le Front national trembler, sans toutefois céder ? A moins qu’il ne devienne, plus ou moins vite, une nostalgie, faisant planer l’ombre d’un retour sur une famille politique aujourd’hui confrontée à sa première défaite à des élections nationales depuis sa création, en 2002. L’UMP, qui a horreur du vide, renoue avec le "trop-plein" cher au Général.

Jean-François Copé

Il a une obsession : rester secrétaire général de l’UMP, pour survivre dans l’opposition en gardant la main sur cette machine à cash et à militants. Il a profité de la campagne présidentielle pour assurer sa propre promotion. A chaque meeting du candidat, il prenait la parole, officiellement pour chauffer la salle, mais aussi pour soigner sa notoriété auprès des militants. Au Trocadéro, le 1er Mai, devant une marée humaine de droite, Copé a invité militants et sympathisants à se préparer pour la "reconquête des territoires", en 2014. Sous sa houlette, il va de soi.Ces derniers mois, il a essayé de cajoler les ministres plus que ne l’a fait François Fillon. "Quand il y avait une émission de télé, se souvient Thierry Mariani, Fillon invitait une partie de son gouvernement au premier rang pour faire la claque. Mais il ne nous citait jamais. Copé, lui, avait un mot gentil pour moi, à chaque déplacement où je l’accompagnais."

Le redécoupage de sa circonscription de Seine-et-Marne devrait faciliter sa réélection à l’Assemblée nationale. Le moment est venu pour lui de devenir copéiste, et seulement copéiste. Après son débat télévisé contre François Hollande, il disait : "Attendre deux heures dans une pièce, ce n’est pas très agréable. Je ne ferai pas cela à chaque fois."

François Fillon

Alain Juppé raconte avoir pointé, devant Jean-François Copé, les risques de voir des forces centrifuges menacer le parti. Réponse du secrétaire général de l’UMP : "Le problème, ce n’est pas ça, c’est Fillon." Le désormais ex-Premier ministre a discrètement tissé sa toile dans le mouvement. Dès l’été 2011, il a évoqué cette bataille avec Hervé Novelli, convié à l’heure du thé dans la maison de vacances louée par François Fillon en Toscane. A demi-mot - comme à son habitude - il lui avait indiqué qu’il visait non pas la mairie de Paris, mais l’UMP, comme marchepied pour 2017. Novelli, sensible à l’hypothèse d’une candidature de Fillon, en parla à Jean-François Copé. "Il a très mal réagi !", reconnaît Novelli. "Tu ne peux pas me laisser tomber, après tout ce que j’ai fait pour toi", s’est insurgé le maire de Meaux.

Alain Juppé

Le père fondateur de l’UMP ne restera pas inerte. A de rares nuances près, il n’a pas fait entendre sa différence pendant la campagne, même s’il lui est arrivé de regretter une "mise en cohérence" un peu défaillante. En privé, il se montrait surtout sévère à l’égard de Jean-François Copé, atteint, selon lui, par "un excès d’assurance" et le syndrome de la "grosse tête". Le maire de Bordeaux, qui a rencontré le secrétaire général de l’UMP le 2 mai, ne lui laissera pas carte blanche pour la suite des opérations. Il estime que le prochain président du parti (dont l’élection est prévue dès lors que Nicolas Sarkozy n’est plus le chef de l’Etat) ne sera pas de facto le candidat à l’Elysée en 2017, puisque, dans son esprit, des primaires devront être organisées à l’automne 2016.

Xavier Bertrand

"Je ne serai plus le n° 2 de personne, assurait-il en fin de campagne. Je change de registre et de costume, quel que soit le résultat." L’oeil toujours rivé sur les sondages, il se réjouissait même d’être le deuxième ministre le plus populaire du gouvernement Fillon, derrière Alain Juppé, et d’être passé devant Jean-François Copé dans d’autres baromètres. Son objectif est clair : devenir présidentiable. Une difficulté immédiate se présente à lui : se faire réélire dans sa circonscription de l’Aisne, où, le 22 avril, François Hollande (28,1%), Nicolas Sarkozy (25,2%) et Marine Le Pen (24,9%) sont arrivés dans un mouchoir. Pour viser ensuite la présidence du groupe ?

Les anciens de l’UDFLes anciens de l’UDF sont prêts à sortir du bois. Jean-Pierre Raffarin "ne s’interdit rien" et n’exclut pas de se porter candidat à la présidence de l’UMP. Jean-Louis Borloo, qui a disparu de la campagne aussi vite qu’il était apparu, ne veut pas davantage d’un parti dont il dit qu’il est (re)devenu "le RPR à tous les étages".

Et aussi...Nathalie Kosciusko-Morizet, qui fut chahutée comme porte-parole du candidat ; Valérie Pécresse, dont la priorité est de conquérir la région Ile-de-France en 2014 ; François Baroin, qui doit maintenant réussir à incarner une sensibilité au sein d’une droite déboussolée idéologiquement ; Bruno Le Maire, qui se considère, sur la foi des syndicats agricoles, comme le "meilleur ministre de l’Agriculture depuis Jacques Chirac" et veut poursuivre son ascension express ; Laurent Wauquiez, qui a commencé à se constituer une identité et revendique quelques troupes

http://www.lexpress.fr/actualite/po...


Partager cet article :

Imprimer cet article
Commentaires de l'article
Orpheline de Sarkozy, la droite redoute la guerre des chefs
7 mai 2012 - 22h16

http://www.youtube.com/watch?v=Ob08...

venez voir le générique de la fin de l’ump....



Orpheline de Sarkozy, la droite redoute la guerre des chefs
7 mai 2012 - 22h44 - Posté par Papy83

Que les crabes se mangent entre eux ... Une page est tournée, place à la reconstruction.



Orpheline de Sarkozy, la droite redoute la guerre des chefs
8 mai 2012 - 21h26 - Posté par Papy83

Le seul objectif c’est 2017 pour Copé. Le reste ...







accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

(test au 15 juin 2021)
Facebook Twitter
DAZIBAO
Une lettre de Cesare Battisti, en grève de la faim et des soins depuis le 2 juin
jeudi 10 juin
de Cesare Battisti
Je m’adresse à mes enfants bien-aimés, à ma compagne de voyages, aux frères et aux sœurs, aux neveux, aux amis et aux camarades, aux collègues de travail et à vous tous qui m’avez bien aimé et soutenu dans votre cœur. Les effets destructeurs de la grève Je vous demande à vous tous un dernier effort, celui de comprendre les raisons qui me poussent à lutter jusqu’à la conséquence ultime au nom du droit à la dignité pour chaque détenu, de tous. La dignité (...)
Lire la suite
QUI ATTAQUE UN CAMARADE ATTAQUE NOTRE SYNDICAT DANS SON ENSEMBLE !!!!
samedi 5 juin
de Roberto Ferrario
Après mon expulsion de infocom ordonné par Romain Altmann ma colère est très froide je peux dire glaciale... Je me réveille cet matin avec plein d’idées de comme organiser la riposte... mais tranquillement... Ma première adhésion syndicale à 17 ans mon premier boulot dans le plus grand hôpital de Milan, je ne 64 et certainement n’est pas un Romain Altmann qui va m’empêcher de continuer mon combat, probablement solitaire... Mais aussi avec mes camarades de mon syndicat, la (...)
Lire la suite
La purge interne chez Info’Com-CGT se poursuit...
vendredi 4 juin
de Collectif Bellaciao
La direction du syndicat #InfoComCGT dirigé par le secrétaire général Romain Altmann : après avoir poussé à la démission Mickaël Wamen (délégué CGT Goodyear) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Sidi Boussetta (secrétaire-adjoint UL CGT Blois) du syndicat #InfoComCGT après avoir expulsé Roberto Ferrario (porte parole du site bellaciao.org) du syndicat #InfoComCGT après la démission de Stéphane Paturey secrétaire général-adjoint d’#InfoComCGT après la démission de (...)
Lire la suite
Israël. Exemple du déséquilibre d’information…
lundi 17 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Le gouvernement israélien a toujours peur de l’information comme aujourd’hui après la démolition du siège de l’AP et comme par le passé les « ennemis d’Israël » sont des journalistes ... Exemple du déséquilibre d’information. Des journalistes à Gaza sur les décombres de leurs anciens bureaux détruits par l’armée de l’air israélienne ... A Paris, la discussion sur « nos » médias grand public tourne autour du nombre de fois où l’expression (...)
Lire la suite
Liberté de la presse, version israélienne (video)
samedi 15 mai
L’armée israélienne a détruit samedi le bâtiment qui abrite les bureaux de l’agence de presse américaine Associated Press et Al Jazeera dans la bande de Gaza La tour de la ville de Gaza qui abritait les bureaux des médias internationaux a été pulvérisée samedi par une attaque annoncée quelques minutes plus tôt par l’armée israélienne. Le bâtiment de 13 étages, visé par l’armée de l’air israélienne et qui venait d’être évacué, s’est effondré, (...)
Lire la suite
Info’Com-CGT : le secrétaire Romain Altmann organise une épuration dans le syndicat…
vendredi 7 mai
de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
Lire la suite
Mise à jour : réfugiés italiens sept sur dix sont libres sous contrôle judiciaire
jeudi 29 avril
de Oreste Scalzone
* Sur les sept personnes arrêtées hier matin à l’aube, libérées de prison et remises en « caution » sous contrôle judiciaire : Roberta Cappelli, Narciso Manenti, Marina Petrella, Giorgio Pietrostefani, Sergio Tornaghi. ** Des deux Compagnons constitués ce matin, l’audience pour « statuer » sur la demande de libération de Luigi Bergamin a été fixée à 18 heures, et il est fort probable qu’elle ait eu le même résultat. Les « demandes » formulées par l’avocate Irène (...)
Lire la suite