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Namibie : L’Eau et l’Annexe d’AREVA

par patrig k

Publie le mercredi 8 août 2012 par patrig k - Open-Publishing
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Pour l’Eau d’Anne d’Areva par Squapad

Il n’y a pas si longtemps, on nous vantait de l’intérêt des centrales nucléaires pour pouvoir dé-salé l’eau de mer ! Tant qu’il y aura des eaux, sans os et séismes.

Mais avant de fournir l’’uranium traité pour ces réacteurs atomiques, il faut au préalable dé-saler l’eau de mer et par la suite d’en arroser abondamment les extractions de ces matériaux retirés de terre, des tas de terre de plus en plus volumineux, pour en extraire le minerai selon la méthode en traitement d’uranium inédit : lixiviation en tas !

En effet, les réserves d’uranium, ne sont plus aussi facilement accessibles et le temps du « yellow cake low cost » est révolu, concurrence émergeante et rareté, la tarte : (+50% du prix en 2007 au Niger) Et l’air de rien, le flash cash de l’ère de l’ex qui négociait avec un autre extra dictateur, l’Ex Tandja, et autres chinoiseries annexes, à vendre des EPRs, aux prix extra bas, à 4 milliards d’euros l’unité carburant compris, jusqu’en 2026, de la concurrence impitoyable, beaucoup moins rare celle là ! 7 milliards à Flamanville, bientôt 8 en Finlande, si ce n’est plus. ( la Coface à provisionné 650 millions pour ce risque. Une goutte d’eau d’euros )

L’alternative d’eau d’Anne, l’ex d’Areva !

Ils en rêvaient, les atomistes, promettaient monts et mirages de merveilles, tout simplement à retourner dans tous les sens la Terre entière ! Tourner manège et plein gaz à fuel pour la lumière. Des dumpers monstrueux circulant et remuant le sable chaud du désert, entasser vastes quantités de minerais, empilées en tas haut de trois à quatre étages, des immeubles d’uranium en uranies tassées, en attente à boire la tasse d’eau de mer trafiquée sans sel. Dunes en terrils jaunis, aspergés en plein soleil, de grandes quantités de bicarbonate de sodium. Pour du jus, récupéré, recyclé en bassins, traité dans x trucs en échange d’ions, et à nous les particules d’uranium. Le progrès, qu’on vous dit !

Des bulles pour les particules

Car, quand sans cesse et en dépit de la réalité, les patrons de cette filière affirment à coup de publicité, de communiqué, d’annonces TV, que cette technologie serait promise à une renaissance. Il est bien normal, et mathématiquement logique en calcul cubique, d’y ajouter des quantités pour alors inexploitées. La matière première à nourrir de telles ambitions d’extension.

Areva vise « toujours » 10 commandes d’EPR (c’était 60 en 2010 !)

Dépêche AFP (multi-reprise) : http://bit.ly/No4KGn
Rappel annonce 2010 : http://bit.ly/ReV6YS
Article S. Lhomme 2010 : http://bit.ly/7rhmfo et http://bit.ly/Rf2Qdd

Du Zombie atomique à la Namibie désertique, il n’y a plus que ce projet innovant estimé à son origine pour un investissement de 1 milliards d’euros. Du à peu prêt dessalement, qui à déjà fait déployer en phase "MIDI" pour ce pilote de l’usine de dé-salement, de l’eau pour arroser depuis cette machine à dé salé, pour une facture pourtant assez salée de 200 millions d’euros. Une goutte d’eau pas couteuse du tout en comparaison de ce que le comité du directoire d’Areva a annoncé en perte nette, et historique depuis sa création en 2001 : 2,42 milliards d’euros le 2 mars 2012 ! Dette et efforts salés ... Du progrès qu’on vous dit !

France sans fric et château d’eau à fric.

L’humanitaire, ça n’a pas de prix, du boulot pour peu de locaux, et de l’eau gratis depuis cette usine située au bord de mer, à environ 50 km de ces zones d’extraction. Ce projet Trekkopje, en Namibie, démunie, la frangine de terrain désertique, du Sahara Nigérien. Pourtant, le nouveau venu de Corrèze, et locataire du Château, n’a pas encore reçut sous les Ors de l’Élysée, les représentants de ce renouveau fournisseur d’uranium. Niger qui seul pourra, un privilège pourtant accordé à l’activiste et ancien cadre d’Areva, le Président Nigérien. L’autre élément essentiel, et associé, l’assureur désertique, pour l’indépendance énergétique de la France historique et de lumières. Diplomatique, qu’on vous dit !

Exit l’alternative innovante, lixiviation et argent manquant ?

Dette publique aidant, l’État actionnaire majoritaire et ses savants, ont semble-t-il imposé l’effort avant de payer le prix fort. Radin le normalien ? Ou le complexe calcul géopolitique désertique, du bien normal et économe président ! En effet, le minerai d’uranium namibien, serait de très faible qualité. Pourtant, selon ces savants ingénieurs, et le calcul des comptables atomiques, qui nous assuraient il a peu de temps, que cette solution de lixiviation en Namibie, était la plus viable, rapportée au prix sur et pour le long terme. Des prospectives financières, situés entre 70 $ et 80 $ la livre. Cependant, depuis la catastrophe sismique de la centrale nucléaire de Fukushima au mois de mars 2011, le prix spot de l’uranium a été déprécié pour se situer autour de 55 $ par livre. (Chiffres rapportés depuis Wikipédia au 23-07-2011).

H2O ! De l’eau, sans os et séismes

Le nucléaire participe à peu de chose près, à 2.5% de l’énergie primaire nécessaire, pour toute la planète. Un petit 2.5 %, marginal, mais néanmoins suffisamment dangereux, la fourniture de plutonium des bombes atomiques. Ou encore, de l’énergie après voyage du bien Curiocity robot martien. Le jus sans panneaux solaires (tiens donc), pour l’extraordinaire périple, après ce long chemin de millions de kilomètres.

Et vous savez quoi, pour la recherche de l’assemblage des particules élémentaires = H2O ! De l’eau, des robots, et de la vie fossilisée.
Du progrès qu’on vous dit !

L’apéro d’eau en Namibie de l’ex d’Anne d’Areva.

Dans le micro-reportage de l’A2, dont sont issues les images de cette petite vidéo empirique, un peu merdique, mais pas autant que l’atomique, qui avait été diffusé le 27 juin 2010 (sauf erreur), Anne d’Areva se vantait, que cette eau dé-salée était à lois sans gout et délicieuse. Mais aussi, que le gout n’avait que peu d’importance pour le traitement de l’uranium Namibien.

Pourtant, à la même époque, sur le site d’Areva, les services marketing de cette usine, n’avait pas manqués, eux de préciser, que près d’un tiers de la production de cette usine de filtration d’eau de mer, et comment faire autrement pour la bonne mesure, serait elle destinée aux populations locales.. La cocotte nucléaire qui dé-sale et qui lave le minerai qui en ressort de l’uranium qui nourrit la cocotte nucléaire qui dé-sale et qui lave le minerai qui en ressort de l’uranium qui nourrit..... Le point G4 et le cycle magique du mouvement perpétuel. Tout ça avant l’ASTRID prométhéus ?

De la bouche sans tune à la douche à dunes.

Du progrès qu’on vous dit !

Sources en lecture et liens :

Observatoire du Nucléaire
(Revue de presse N°9 du 27 juillet au jeudi 2 août 2012)

http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/020812/revue-de-presse

Africa Intelligence  : Areva : le sort de Trekkopje se joue en juillet- 7.3.2012

PS sonore : L’accompagnement musical, un piratage téléphoné du prochain (2 ans) CD de DJMAL, pas très loyal ! Cela dit la critique de ces pratiques est justement partagé par l’artiste, et il ne nous en voudra pas que de cette manière, nous participions à faire connaitre ses motivations et convictions. (D’ailleurs la qualité du son n’est pas faite pour être recopier à l’infini, comme voulu par le pirate Pk, c’est ainsi… merci DJMAL.)


France Soir/ Politique : Mis à jour : 23/09/10 - 10h50

Areva - Anne Lauvergeon dans la tourmente

Extrait

Elle a reçu mercredi la famille du couple français enlevé jeudi au Niger avec cinq autres expatriés. Discrète, jusque-là peu connue du grand public, Anne Lauvergeon est pourtant l’une des femmes d’affaires les plus puissantes au monde.

« S’il vous plaît, ne me filmez pas, ne me photographiez pas tout de suite. » C’était en avril dernier, en Namibie, à l’occasion d’une visite à la mine d’uranium de Trekkopje. Assise à une table installée sur un balcon ombragé, Anne Lauvergeon demande aux journalistes de ranger leurs objectifs, de l’épargner pour quelques instants encore. Instruite des dommages que causent à la peau et aux traits du visage les longues heures passées en avion, cette grande voyageuse veille à son image.


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