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Le Parti Socialiste nous a appris à nous contenter de peu...

de : ichlo
jeudi 6 juillet 2006 - 17h01 - Signaler aux modérateurs

« La fonction historique de la prise du pouvoir par les fascistes consiste à modifier par la force et la violence les conditions de reproduction du capital en faveur des groupes décisifs du capitalisme monopoliste. » (Ernest Mandel , Comment vaincre le fascisme, Introduction : la théorie du fascisme chez Léon Trotsky)

Ô, bien sûr, ils vitupèrent et vocifèrent contre les mesures du gouvernement sur des accents de mise en route de leur prochaine candidature aux présidentielles ; ramassent au passage les « unes » de la gloire que leur fournira médias en tous genres suite aux actions qu’ils mènent à l’égard des personnes menacées d’expulsion sans que nous puissions leur formuler critiques, parviendrons à en « régulariser » quelques uns et laisseront les autres remplir les charters ; seront peut-être même choisis par le peuple français pour succéder à cet empire élitiste aristocratique que s’est taillé Chirac sans que jamais à aucun moment ils ne se rendent compte combien ils - les socialistes, toutes mouvances confondues - participent et contribuent à la bonne marche du capitalisme servant comme il se doit les gonflements des profits là où cela se fait, finissent par ne fonctionner ni plus ni moins que ne le font les partis droitiers, cherchent à faire cavalier unique avec un allié écologiste dont toutes les voix ne lui sont pas accrédités, se présentent comme l’unique parti représentatif de la gauche considérée comme une gauche « éloignée » de sa représentation politique dont ils se nourrissent des idées mais abandonnent bien vite en chemin les moyens politiques à mettre en œuvre sur l’économique pour que ces idées aboutissent tout comme il semblerait qu’ils aient oublié l’accord scellé avec les communistes pour parvenir aux mêmes buts qui donnaient de facto la primauté aux études des réflexions élaborées par les communistes sur le capitalisme économique...

Pire encore sont les errements au sujet du futur programme socialiste, si cela n’est pas de la science fiction, néanmoins réaliste puisque de toutes manières leur programme ne renversera pas les soumissions infligées par la toute puissance des hautes sphères de la finance mondiale ! Rappelons-leur que de l’autre côté d’une gauche sociale démocrate les programmes existent depuis longtemps mais qu’ils manquent encore d’une certaine coordination électorale pour passer devant les socialistes au premier tour et redevenir le premier parti de gauche en France comme cela s’est révélé lors des résultats du référendum sur la Constitution européenne. Mai 1981 n’y étant pas parvenu, augurons du printemps 2007 qu’il fera de cet objectif une nouvelle victoire politique sur le ventre mou des versions du socialisme inabouti que nous avons connu jusqu’à présent !

Stupeur supplémentaire accrue dans les rangs de la poursuite du mouvement du CPE au lendemain de son retrait à l’annonce aujourd’hui de la reprise d’une lutte alors délaissée par une UNEF diffamatoire maintenant que ce syndicat sous représentatif se pointe avec une propre structure toute nouvelle de défense pour les étudiants étrangers (1) jugeant l’instant certainement plus propice médiatiquement pour entrer à nouveau en action alors que si la poursuite de la mobilisation avait eu lieu, la situation actuelle des sans papiers n’aurait même pas été à envisager et l’on ne ferait que parler de régularisation et non pas d’expulsions. Laissant ainsi libre - par le désengagement d’un nombre impressionnant de participants à l’après CPE - le champ de tir, l’UMP pouvait donc ajuster au mieux sa ligne de mire aux demandes de ses sympathisants bien plus identifiables à des sympathisants pour les droites réunies en une seule par sa même extrême plutôt qu’à des républicains démocrates au lieu de poursuivre la demande d’arrêt immédiat de politiques proches d’idéologies assimilables à du triage humain ce qui était formulé par les manifestations au cri de « Villepin ? Démission ! »

N’écoutant pas le peuple, le parti Socialiste n’en fait qu’à sa tête et jauge sa survie au travers d’hypothétiques sondages qui les placeraient une pointure au-dessus du rival Sarkozy pour l’heure, palpant là déjà certainement l’éventualité de sa défaite se targant d’un programme politique futuriste qui reste encore à inventer. Quant à la parole donnée en foi à ses programmes on se souvient de sa teneur depuis mai 1981... Mort annoncée d’une cohabitation anticipée destinée à envoyer le Parti Communiste au cimetière de l’histoire et ceci malgré la richesse de ses propositions dans ses programmes pour réguler les économies enflammées...

A côté de leur ambition primitive de reconquête du pouvoir les socialistes en prime s’enorgueillissent de la vitesse avec laquelle ils s’estiment de droit de clore un débat sur une victoire référendaire sans appel ni remise en question de tout un système. Dans une démarche inverse et contraire ils se contentent chaque fois uniquement de prétendre s’attaquer certes à une société « qui ne va pas, d’un équilibre qui ne fonctionne pas... » mais considèrent au pied de la lettre des « avancées sociales » dans ce qu’elles ont de plus abouti en matière de progrès au lieu de les prendre comme une simple restitution politique au droit de l’électeur en considération des exigences historiques que livrent au regard des combats menés sur l’échelle du temps les résultats qu’ils devraient produire sur la réalisation effective d’une réelle répartition des pouvoirs dans ce qu’elle pourrait apporter de plus égalitaire à toutes les sociétés humaines alors qu’il faudrait créer un bouleversement des équilibres représentatifs à gauche pour parvenir à une démocratie catégoriquement de gauche ce dont le PS ne peut s’en prétendre le légataire universel et encore moins en fixer les buts même s’ils y mettent du vert aux contours.

Dans cette atmosphère étaient nées les tables rondes pour le « non » et le développement d’une politique antilibérale dans la dynamique de rencontres multipartites... Sans décalquer il faut reconduire cette forme de victoire aux présidentielles pour la simple présence d’un choix politique qui peut conduire à un sursaut des formations politiques de plus en plus éloignées d’une gauche trop encline à friser l’extrême centre que de défendre les intérêts des formes nouvelles d’un prolétariat que les classes moyennes préfèreraient considérer comme ayant disparu. Mais les craintes sont vivaces et inspirent le scepticisme quant au devenir d’un avenir reconduit par les mêmes socialistes qui s’étaient sabordés eux-mêmes en 2002 avec un Jospin qui n’avait pas à faire déjà l’objet du pantin qu’il fut en recoin des lucarnes de succession interne. Un candidat choisi par ses membres n’a pas à subir les critiques qu’il eut a essuyer sans quoi ce parti montre qu’il ne fonctionne pas et fait preuve d’une incapacité flagrante risquant de perdre son trône présidentiel convoité par tous les bords de la gauche, à croire que depuis 1981 le retour d’une gauche vite abandonnée montât à la tête de carriéristes prétendants et donnât idées tordues aux rivalités militantes sans plus rien construire de commun.

Sous le drapeau de l’histoire le Parti Socialiste manque de cohésion et d’honnêteté. Tant au niveau de ce pacte homologué certainement à tort par les communistes qui l’inspirèrent mais envers qui ces socialistes n’accordèrent pas la même finalité historique, ce qui chez l’électeur fait mouche dans l’appréhension qu’il peut formuler à l’égard de la sincérité des programmes ; qu’au regard des contradictions internes d’un parti socialiste surpassant la confiance d’un électorat de moins en moins convaincu de leur bonne foi. Si le racolage de la jeunesse à 20 € a bien fonctionné, il s’est également suivi de l’abandon de pas mal d’aînés qui sont retournés chez les communistes... Plus abjecte encore mais ô combien plus significative est cette véritable falsification historique relative maintenant à la victoire du « non » au Traité de constitution européenne transformée comme sous l’effet d’un enchantement narquois en une forme de « oui » inquisiteur qui considère pour acquises les mêmes vases capitalistes qui définissent les contours des profits ainsi que des modèles d’exploitation identiques à ceux qu’ils prétendent combattre.

Edulcorant la vision de leurs adversaires, ils en modifient les revendications, tentent de les raccrocher à un vague courant « sauce dém » (abréviation ironique mais lucide de la sociale démocratie). Marc Bloch et Lucien Febvre cherchaient des « invariants », des « concepts de longue durée », Karl Marx les avait donné et Fernand Braudel fut vite mis au banc des accusés par des étudiants ultra droitiers à la botte du colonialisme lorsqu’en 1958 il proposait de « brider les cadres » en assimilant le droit et l’économie aux sciences sociales dans les universités. Refus du progrès et maintenance d’une absurdité historique qui reste dans ses carences fonctionnelles amplifiés par une victoire du « non » considérée comme un évènement régulateur de politiques dont on refuse l’aboutissement mais qui pourtant révèle la constance historique d’un invariant politique que le « non » au TCE ne veut pas voir disparaître. Cet invariant social et économique se situe entre une société sans classes et une lutte contre la mondialisation ce qui présuppose au départ la ferme conviction motivée - et non pas monnayée - par cette nécessité absolue qu’est devenue l’urgence de sortir de l’aliénation capitaliste... Cela les socialistes ne le suscitent guère. En valeur absolue leur engagement reste limité et ne va pas au bout des engagements stipulés par les premières Internationales, avant la rupture créant une « internationale socialiste » tournant en une vulgarisation chimérique l’Internationale communiste fondatrice !

Note : (1) : http://bellaciao.org/fr/article.php...

Il ne s’agit pas de polémiquer sur la création de cette association étudiante mais uniquement de relever le cynisme tardif qui la charpente. Quant à institutionnaliser des moyens de défense pour les étudiants étrangers, hormis que cela pose quelques problèmes relatifs aux droits fondamentaux des personnes et qu’à toucher à cela, notons au passage qu’on pourrait y voir une des résultantes des multiples survivances fascistes qui remontent à la surface politique lorsqu’un camp ou un autre cherche à solidifier et à légitimer son pouvoir à l’aide des populations capables de susciter la cible médiatique.


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