Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Du front tout le tour de la frontière


de : Karim Jbeili
lundi 12 octobre 2009 - 23h30 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

Je vais ici tenter une incursion historique dans le conflit israélo-arabe. En oubliant les aspects idéologiques des intérêts autoprocalmés de chacun des protagonistes, je vais me poser la question suivante : qu’est-ce qui dans ce conflit, pourrait favoriser la paix ? En excluant, bien-sûr, le cas, fort improbable, où une des parties remporterait une victoire décisive sur l’autre. D’ailleurs les deux parties sont tellement imbriquées l’une dans l’autre que cette éventualité est devenue presque impossible.

Je vais adopter un point de vue polémologique. C’est à dire un point de vue qui analyse les rapports de force indépendamment de la nature des forces en présence ou sans s’identifier à un des protagonistes du conflit.

De ce point de vue on peut dire que nous avons affaire ici à une entreprise de colonisation. C’est à dire à une force militaire qui s’introduit dans une zone qui ne lui est pas familière. Cette force est soutenue par une colonisation civile qui vient confirmer les zones conquises militairement par une densification de la population civile.

Tant que cette force colonisatrice ne rencontre pas une force équivalente en puissance qui puisse freiner son avance, elle sera obligée de la poursuivre. Telle est au fond la règle d’or de ce conflit qui n’en finit pas de durer. Tant qu’on n’a pas compris l’importance de cette règle et comment l’utiliser à bon escient le conflit va s’éterniser.

Lors d’un conflit armé, il importe que le front se stabilise avant de songer à une armistice ou à des pourparlers de paix pour aboutir à une frontière stable. Pour qu’un front se stabilise, il importe que les forces en présence soient équivalentes. C’est là seulement qu’on peut songer à aller plus loin en termes de pacification du conflit.

Le conflit israélo-arabe comporte plusieurs exemples de pacifications de ce type que je vais examiner successivement.

1)La frontière égyptienne. Cette frontière est particulièrement difficile à stabiliser parce qu’elle comporte un espace désertique très vaste et difficile à défendre. En dehors d’un accord de paix, la seule possibilité qui s’offrait c’était une frontière confirmée ou renforcée par la nature comme le canal et le golfe de Suez. C’est l’option que les Israéliens se sont donnés en 56, lors de l’invasion tripartite et lors de la guerre des six jours en 67. Cette option s’est révélée cependant inopérante en 73 puisque les Égyptiens ont quand même réussi à traverser le canal. Il s’est donc avéré que le golfe et le canal de Suez ne pouvaient pas servir de frontière renforcée par la nature parce que les Égyptiens ne l’acceptaient pas et étaient en mesure de faire valoir militairement leur opinion. En revanche le désert du Sinaï pouvait servir de frontière dans le cas, et uniquement dans le cas, d’un accord de paix. C’est probablement pour cette raison que Sadate a fait le pari d’aller à Jérusalem proposer la paix aux Israéliens. Il y avait là un calcul logique qu’il a réussi à leur faire comprendre.

2)La frontière jordanienne Le Royaume Hachémite de Jordanie est une entité politique extrêmement fragile et tout le monde, y compris les Israéliens, se préoccupe de sa stabilité. Étant un royaume multiethnique, il est inaccessible à la formule nationaliste. Il n’est donc pas pensable, pour les Israéliens, de le violenter pour qu’il bascule dans le nationalisme. Cela impliquerait un changement de régime avec de grosses incertitudes à la clé.

Peu de temps après la naissance du Fath et la bataille de Karame à laquelle l’armée jordanienne a participé, la Jordanie et Israël sont rapidement arrivés à un modus vivendi avec une frontière pacifiée. Il est même arrivé au roi Hussein de livrer à Israël des informations de première main pour donner des gages de sa bonne foi. Sans compter la férocité avec laquelle il s’est attaqué à la Résistance Palestinienne en septembre 70. C’est, au fond, l’absence résolue de toute trace de nationalisme en Jordanie qui a contribué à pacifier cette frontière.

3)La frontière syrienne. Le cas de la frontière syrienne est plus complexe parce qu’il comporte une dimension psychologique non négligeable. Le problème ne se pose pas au niveau de la matérialité de la frontière mais au niveau de la capacité et de la motivation de chacun des protagonistes à la défendre. La Syrie post-ottomane va devenir nationaliste sous l’influence des puissances mandataires (La France et l’Angleterre) puis sous la pression du danger israélien. Mais ce passage au nationalisme sera plutôt superficiel et sans grande conviction. Juste de quoi instaurer un régime républicain à l’image du régime français mandataire. Mais la conviction nationaliste est plutôt molle et insuffisante pour construire une armée motivée et dynamique. Cette armée n’a pas la conviction qu’il faut pour défendre son territoire et, encore moins, pour reconquérir la Palestine. La seule chose qui puisse lui donner un niveau de motivation suffisant est de perdre une partie de son territoire. L’armée Syrienne perd le Golan en 67. Face à cette perte, elle ne peut plus reculer devant un ennemi qui est plutôt inquiet de devoir occuper des villes densément peuplées comme Damas. C’est ici que l’équilibre s’instaure. La perte du Golan va permettre aux Syriens de maintenir la flamme nationaliste et de tenir le coup face à l’ennemi. De leur côté les Israéliens ne peuvent aller plus loin sans occuper Damas ; ce qu’ils répugnent de faire. Le front est ainsi resté immobile en raison de l’équilibre qu’il a atteint. Cet équilibre pourrait être remplacé par la paix mais le statu quo ne comporte pas d’irritant majeur (Kuneitra, la seule ville du Golan occupé s’est vidée de sa population) et peut continuer tant que les éléments du jeu n’auront pas changé.

4) La frontière libanaise La frontière libanaise a longtemps été poreuse dans les deux sens. Le flot des réfugiés palestiniens traversait aisément la frontière pour rejoindre les camps du Liban. Certains retournaient clandestinement voir leur famille demeurée en Israël. Cette frontière a commencé à être un peu plus militarisée à partir de 1969, lorsque les résistants palestiniens gênés dans leurs activités par l’armée jordanienne se sont réfugiés au Liban-Sud. Ils ont commencé à mener des opérations de commando en traversant la frontière à l’aller comme au retour. La suite des événements serait trop longue à détailler. Il nous suffit de savoir que le Liban depuis cette date a connu une mutation majeure. À l’origine le pays était une mosaïque de communautés. Avec les guerres et les invasions multiples qu’il a subies, il s’est transformé en une mosaïque de nations. Chacune des communautés qui le composait s’est transformée en une véritable nation avec tout l’appareillage institutionnel propre à une nation. De l’école jusqu’à l’université, des services publics jusqu’aux services hospitaliers en passant par les milices, tout est devenu du ressort des communautés mutantes. La mutation vers le nationalisme a beaucoup dynamisé et militarisé chaque communauté et plus particulièrement la communauté chiite qui a pu ainsi développer une puissance de feu non négligeable. Il faut dire qu’elle a été abondamment stimulée par la présence israélienne au Liban-Sud qui est son sanctuaire naturel. La nationalisation des communautés libanaises a bien réussi, surtout en ce qui concerne la communauté chiite. Et aujourd’hui on peut considérer que le front israélo-libanais est passablement stabilisé et on peut supposer que, dans un avenir prévisible, il n’y aura pas de mouvements qui transgresseraient ce qui est redevenu une frontière hermétique.

5) La frontière de Gaza Les rapports d’Israël et de Gaza ont toujours été particulièrement violents, plus spécialement lorsque Sharon était au pouvoir. Pour atteindre un homme il était capable de détruire un immeuble entier d’habitation. Ce sadisme a toujours paru excessif et inexplicable surtout quand on sait que quelques temps plus tard il décidera de se retirer de Gaza. Le paradoxe atteint son comble quand on sait qu’il a financé en sous-main la naissance du Hamas. Comment expliquer de surcroît que c’est au faîte de la puissance du Hamas qu’il a décidé de se retirer de Gaza sachant très bien que cette organisation pourrait s’emparer aisément du pouvoir ? Ce qui fut effectivement le cas. Comment expliquer ce comportement paradoxal envers les gazaouis ? Comment comprendre le sadisme spectaculaire, le retrait opportun, et le financement du Hamas ? Ce qui était probablement souhaité par lui, c’était que les Gazaouis développent suffisamment de haine et de violence, qu’ils canalisent cette haine sous forme militaire et que se constitue une frontière militairement équilibrée. La haine est là, la militarisation est là, mais la puissance de feu est loin d’être au rendez-vous. Il faut toute la puissance de l’appareil de propagande israélien pour donner un peu de poids aux modestes roquettes gazaouies. Et encore, de moins en moins de journaux se résignent à diffuser ces messages de peur d’être discrédités. Pour rétablir l’équilibre et s’interdire de franchir la frontière à tout bout de champ, les Israéliens ont entrepris la dernière guerre de Gaza. La violence très spectaculaire qu’ils ont déployée contre les civils a suscité l’indignation internationale et l’indignation dans leurs propres rangs. Il leur sera désormais beaucoup plus difficile de traverser cette ligne de front qui risque dès lors de se stabiliser et devenir partie d’une véritable frontière.

6)La frontière de Cisjordanie C’est certainement la partie la plus complexe du problème. Elle a commencé par être une simple ligne d’armistice qu’on traversait aisément dans les deux sens avec des périodes de tension où elle était plus hermétique. Elle devient ensuite la fameuse frontière du 4 juin 67 que l’on retrouve dans les nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité. L’aspect militaire qui prédomine dans les autres parties de frontière est remplacé ici par la colonisation civile. La pression habituellement exercée par l’armée israélienne dans l’attente d’une réponse également armée est remplacée par la frénésie coloniale de milices sur lesquelles l’armée et la police israélienne ont peu de prise. Face à cette colonisation civile intensive, les Palestiniens ont réagi par des attentats suicide qui s’attaquaient justement à cette population civile envahissante. Ce face à face avait quelque chose de très problématique au niveau éthique et ne pouvait pas durer ni servir de base à une stabilisation de la frontière comme dans les cas précédents. Si bien que, même si les Israéliens ont stabilisé « le front » en construisant le mur, celui-ci reste problématique et ne peut servir de frontière de facto. De toute façon, il est devenu assez clair que les Palestiniens ne pourront pas contrer la colonisation efficacement. Elle est trop insidieuse et n’a pas le caractère brutal des attaques militaires. Elle n’a donc pas un effet mobilisateur suffisant sur les Palestiniens. Certes les Israéliens ont construit le mur qui est censé représenter la future frontière. Mais ils se sont gardés de construire cette frontière sur les lignes du 4 juin 67. C’eût été trop facile. L’avoir construit cheminant de façon erratique au milieu de la Cisjordanie a quelque chose de provocateur, comme pour attiser les ardeurs des Palestiniens qui, sans cela, se seraient endormis sur leurs lauriers. Il leur arrive aussi d’aller les provoquer sur l’esplanade des mosquées en les mitraillant ou en y faisant des visites « officielles » . Malgré ces provocations les Palestiniens demeurent incapables de réagir et le problème de cette frontière reste entier. C’est l’impasse. Pourtant une certaine orientation se dessine. Il semble bien que ceux que les Israéliens cherchent à provoquer, ce ne sont pas seulement les Palestiniens et que derrière la frontière problématique de la Cisjordanie se cache une autre.

7)La frontière occidentale Il existe une frontière imaginaire entre Israël et l’Occident. Beaucoup de choses pourraient être dites sur leurs rapports, dont la moindre serait de dire que ces rapports sont extrêmement ambigus. Il se trouve que, de façon assez étonnante, ils relèvent de la même logique que nous avons évoquée plus haut. Israël provoque l’Occident de façon systématique en ne respectant pas le code d’éthique dont on pourrait s’attendre d’un pays développé et supposé démocratique. La liste de ses exactions est réellement impressionnante. Le plus étonnant c’est qu’il ne s’en cache pas. Au contraire, il tue sans vergogne avec toutes les télévisions du monde braquées sur lui. Il pousse la provocation jusqu’à dire qu’il a raison de tuer même quand il s’agit de femmes et d’enfants innocents. Son but est de provoquer son créateur occidental afin qu’il réagisse. Il s’attend à ce que l’Occident regimbe et lui mette des limites. Il deviendrait alors un pays comme les autres avec des frontières et des limites. Mais l’Occident, jusqu’à présent, s’est révélé incapable d’intervenir. Il craint qu’en réagissant aux provocations israéliennes, il en vienne à consacrer une rupture avec ce pays. Il craint que ce pays ne finisse par sortir de son giron et n’aille un jour le questionner sur les horribles événements qui ont marqué leur histoire commune. Les terribles événements du XX° siècle en Occident ont gardé un aspect obscur et incompréhensible que l’historiographie occidentale a le plus grand mal à démêler. Au delà des condamnations vertueuses il n’y a pas eu de véritables analyses du phénomène. On va, comble du ridicule, jusqu’à condamner ceux qui doutent que les événements aient eu lieu, les négationnistes, comme si ceux-ci représentaient un danger important. À croire que, faute d’avoir pu les comprendre, tout le monde souhaiterait, comme eux, s’empresser de les oublier après les avoir, bien entendu, fétichisés.

8)Le paradigme nationaliste. L’Occident s’est engagé dans le paradigme nationaliste depuis l’aube de la modernité. Celui-ci a continué de s’étendre et a connu une véritable explosion au lendemain de la première guerre mondiale. Puis c’est durant le XX° siècle qu’il a montré ses aspects les plus hideux. Rares sont les auteurs qui ont compris ce qu’était le nationalisme. On l’associe vaguement à un certain patriotisme. Une propension à revendiquer sa place au soleil, un certain attachement à une terre ou à une langue. On s’accorde pour condamner les nationalismes religieux sous prétexte qu’ils sont trop extrémistes. Mis à part ces quelques idées, le concept de nationalisme est étrangement vide. On ne peut que constater que celui-ci continue de nous mener, quelquefois à vive allure, sans que nous puissions infléchir sa trajectoire d’aucune façon. Il est, dès lors, normal que, faute de comprendre les catastrophes auxquelles il nous a menés, on préfère éviter soigneusement d’y repenser en entretenant des conflits à perte de vue qui nous évitent la lucidité de la réflexion. C’est Freud qui, sans le savoir, nous a donné la définition du nationalisme dans son texte : « Pour introduire le narcissisme ». Il constate ce fait étonnant, qu’à un certain moment, l’humain au lieu de choisir d’aimer celui qui lui dissemble (l’autre sexe, l’autre religion) décide de préférer celui qui lui ressemble. Il a écrit ce texte en 1914 au sommet de la fièvre nationaliste. C’est dire combien il était sensible à l’esprit de son temps. Le nationalisme c’est le déploiement indéfini de l’amour de soi et du « semblable », et l’exclusion la plus intransigeante de l’autre, le « dissemblable ». Il n’est pas nécessaire que cette posture soit consciente et librement consentie. Elle agit insidieusement même si le « nationaliste » est animé des meilleures intentions du monde, des ambitions les plus généreuses. La logique du système est implacable. L’agneau le plus naïf devient, sans s’en rendre compte, le loup le plus féroce en adoptant la posture nationaliste. La ségrégation des Européens entre eux, durant la guerre de 14, la ségrégation des Juifs durant la guerre de 39 et la ségrégation des Palestiniens en Israël relèvent de la même logique nationaliste en cascade. Les Arabes entre eux procèdent à présent à des ségrégations comparables et aussi féroces.

Conclusion. Israël tente de tracer ses frontières en provoquant ses voisins avec violence. Lorsque ceux-ci réagissent avec suffisamment de fermeté et que le front est stabilisé, une frontière de facto est déterminée qui peut attendre un certain temps avant que l’accord de paix ne vienne l’entériner. C’est le cas aujourd’hui de toutes les frontières israéliennes avec l’Égypte, Gaza, la Jordanie, la Syrie et le Liban. La seule frontière qui demeure molle reste celle de Cisjordanie. Comme Israël ne s’y attaque qu’en termes de colonisation civile, même si cette colonisation est soutenue par l’armée ainsi que par des miliciens, la réaction des Palestiniens n’est pas suffisamment vigoureuse et les perspectives de paix restent lointaines. Aujourd’hui qu’Obama a renoncé à réclamer la fin de la colonisation, la tension monte rapidement en Cisjordanie et il est très possible que le Hamas ne tire avantage de cette situation et qu’il devienne l’instrument par lequel ce front va se stabiliser et devenir une frontière. Il est possible également que les Occidentaux prennent le risque d’incommoder Israël en lui demandant fermement de reculer sur les frontières de 67. La probabilité en est très faible cependant. Il faudrait pour cela que l’Occident se sente capable de répondre à toutes les questions concernant son nationalisme, celui qu’il a transmis aux Israéliens ainsi que celui qui a été transmis aux Arabes par un tragique effet de dominos.



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Du front tout le tour de la frontière
14 octobre 2009 - 00h15

La frontière libanaise a longtemps été poreuse

ET si on pense que les avions israeliens ont encore survolé le Liban ces jours elle l’est encore avec toute la bienveillance du monde "occidental démocratique"



Du front tout le tour de la frontière
14 octobre 2009 - 08h55 - Posté par

ET LES FRONTIERES MAIRTIMES ??
Le commandement de l’armée libanaise a mené une enquête militaire sur l’affaire soulevée dernièrement par As Safir, qui a rapporté que la FINUL a accompagné le déplacement d’un yacht français du port de Jounieh vers l’un des ports de la Palestine occupée. Les conclusions de l’enquête correspondent à l’information publiée par As Safir, contrairement au démenti qu’ont fait paraître, à l’époque, les commandements de l’armée et de la FINUL.
Selon des sources informées, deux embarcations ont levé l’ancre au port de Jounieh, le matin du 1er septembre 2009 : la première se dirigeait vers Chypre, et la seconde, « Curra Wong », à Port Saïd en Egypte. Mais après que cette dernière eut franchi les eaux territoriales libanaises à l’Ouest, moins de quatre heures plus tard, elle y est de nouveau entrée, à une distance de 11 milles marins, mettant le cap sur le Sud, en direction de la Palestine occupée.
La marine de l’armée libanaise, chargée, d’habitude, des missions maritimes sur les 6 premiers milles marins (la FINUL prenant la relève sur les 6 milles marins restants des eaux territoriales), a essayé, à plusieurs reprises, d’intercepter le yacht français, qui battait pavillon britannique, en lui lançant des appels sur les fréquences internationales... sans avoir de réponse.
Quant à la FINUL, et plus précisément la Marine allemande, en charge des missions maritimes (sur les 6 milles marins restants), elle a affirmé ne pas avoir repéré le navire, alors qu’il croisait dans sa zone d’opérations... et plus tard à proximité de l’un de ses bâtiments de guerre !
Vers 20h00, soit près de 14 heures après le départ du yacht, qui se trouvait alors à une distance de 5 milles marins des frontières maritimes libano-palestiniennes (et toujours sur les eaux territoriales libanaises, dans la zone soumise au contrôle de la marine de l’armée), un navire de la marine libanaise a essayé d’intercepter le yacht, de plusieurs côtés, mais un navire de guerre allemand lui « a barré le champ de vision ». Et malgré les multiples tentatives d’interception, le capitaine du yacht a fait la sourde oreille, et l’embarcation militaire de l’armée libanaise a été sommée de faire marche arrière parce qu’elle était « très proche » de ce qu’on appelle « la ligne bleue maritime ».
Fait remarquable : après que le yacht eut franchi les frontières maritimes libano-palestiniennes, la marine libanaise a repéré un appel de la marine israélienne au capitaine du navire qui se rendait de Jounieh à Haïfa, sur les fréquences internationales. Le capitaine s’est empressé d’y répondre (vers 22h00). Aussitôt après, son navire a amorcé un virage en direction de la côte palestinienne. Un zodiac israélien est allé à sa rencontre en toute vitesse pour l’escorter jusqu’à son arrivée au port de Haïfa.
As-safir conclut : "On ignore la mission dont il était chargé entre Jounieh et Haïfa. On ignore également pourquoi la FINUL a délibérément fait diversion en occultant ce navire pour qu’il ne soit plus dans le champ de vision de l’armée. Et pourquoi elle a rapidement fait paraître un démenti officiel où elle assure ne pas être au courant de ce qui a été publié à ce propos -le commandant en chef de la FINUL a par la suite affirmé que la force internationale n’avait rien à voir avec ce qui s’est passé... alors que la marine des Casques Bleus intervient à chaque fois qu’un bateau de pêche libanais s’approche de la « ligne bleue maritime » !

FINUL* force israelienne des nations unies au liban





Après, la prise de fonction de Biden, la "chine communiste" permet de refaire de l’anticommunisme
samedi 23 - 18h21
de : nazairien
Manifs.ce 23 janv. pour l’interdiction des licenciements !
samedi 23 - 16h09
de : joclaude
McKinsey : il est temps de nettoyer les cabinets
vendredi 22 - 20h44
de : Jonathan Lefèvre (Solidaire)
1 commentaire
Souvenir de 1968
vendredi 22 - 17h05
de : Alain Collet
ON A BRÛLÉ DES PNEUS ET ON EN EST FIERS ....
vendredi 22 - 14h18
de : Un ex du pneu
1 commentaire
question
jeudi 21 - 18h38
de : jean1
3 commentaires
Le chanteur Morice Benin nous a quittés (1947-2021)
jeudi 21 - 14h22
Chiens de garde
jeudi 21 - 14h13
de : azard
La Chine, qui croyait, avoir éradiqué le virus, face au "démoniaque coronavirus (vidéos)
jeudi 21 - 12h45
de : nazairien
9 commentaires
Syrie, Bolivie, Centrafrique... !Des exemples : La seule guerre que l’impérialisme ne peut pas gagner !
jeudi 21 - 11h16
de : joclaude
1 commentaire
Vaccin Américain Pfizer:12 400 Israéliens testés positifs après avoir reçu le vaccin
jeudi 21 - 11h05
de : joclaude
Les "Oubliés" du Ségur de la Santé : MANIFS. partout !
jeudi 21 - 10h55
de : joclaude
Immunisés ? C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 20 - 19h32
de : Hdm
Syndicats et organisations de jeunesse appellent les étudiants à se mobiliser contre la précarité
mercredi 20 - 15h10
de : joclaude
AED : construire la lutte des précaires de l’Éducation Nationale
mercredi 20 - 15h08
RASSEMBLEMENT PRÉVU À PARIS, LE DIMANCHE 24 JANVIER 2021, PLACE JEAN FERRAT (métro Ménilmontant - ligne 2), À 15H00.
mercredi 20 - 12h38
de : Jean Clément
Gabriel, gilet jaune mutilé : « Je n’avais jamais foutu les pieds dans une manifestation »
lundi 18 - 16h24
de : jean1
1 commentaire
Norvège : "nouvelles" du fumeux vaccin Pfizer-BioNtech.
lundi 18 - 15h30
de : joclaude
1 commentaire
Femmes de chambre : que sont devenues les promesses de Marlène Schiappa ?
lundi 18 - 09h29
2 commentaires
Patrice Lumumba assassiné le 17 janvier 1961
dimanche 17 - 17h44
de : CADTM Eric Toussaint
1 commentaire
Souveraineté et démocratie ou mondialisation et régime autoritaire ?
dimanche 17 - 10h03
de : Par Michèle Dessenne, Présidente du Parti de la démondialisation
2 commentaires
la mouchardisation en plus de la marchandisation
samedi 16 - 23h00
de : reporterre
Affaire Duhamel : des réseaux de pouvoir ? Vraiment ?
vendredi 15 - 11h30
de : joclaude
1 commentaire
MACRON : Drôle de SMS, on les aura ... !
vendredi 15 - 10h49
de : joclaude
Dépistage covid massif à Roubaix une réussite ! Beaucoup plus de testeurs que de testés. Des chiffres étranges
jeudi 14 - 19h45
de : France 3 Régions
4 commentaires
CHINE : Visite de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS)
jeudi 14 - 17h37
de : joclaude
2 commentaires
Etats-Unis : des centaines de personnes aux urgences après avoir reçu le vaccin contre le Covid-19
jeudi 14 - 17h31
de : joclaude
1 commentaire
Affaire Pfizer-Nigeria : les victimes attendent toujours leur dédommagement
jeudi 14 - 17h14
de : Jeune Afrique - 03 février 2011
La maison carrée ronde
mercredi 13 - 20h15
de : jy.D
Carnaval funèbre - C’est l’heure de l’mettre !
mercredi 13 - 17h43
de : Hdm
CHiNE : un Médecin Français à Wuhan, s’exprime !
mercredi 13 - 11h27
de : joclaude
5 commentaires
Schneider Electric : « On nous vire pour 400 000 euros de bénéfice »
lundi 11 - 15h31
Une certaine idée de la souffrance.
dimanche 10 - 15h58
de : jy.D
MEETING de SOLIDARITE ANTI-IMPERIALISTE
samedi 9 - 19h02
de : Jean Clément
Bravo Antoine
samedi 9 - 15h20
de : jean1
Gérants du capitalisme : plus zélé que moi tu meurs !
samedi 9 - 14h41
de : joclaude
Sale année.
vendredi 8 - 17h45
de : jy.D
2 commentaires
Le boomerang des « révolutions de couleur »
vendredi 8 - 17h42
de : joclaude
1 commentaire
A Shijiazhuang (mégapole de 11 millions d’habitants) on renoue avec le meme scénario qu’à Wuhan en janvier 2020 (vidéo)
vendredi 8 - 15h29
de : nazairien
4 commentaires
COVID 19 : A vous faire froid dans le dos !
jeudi 7 - 16h38
de : joclaude
4 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Facebook Twitter
DAZIBAO
C’est l’anniversaire de Frida Kahlo
lundi 6 juillet
de Roberto Ferrario
1 commentaire
Je trouve épouvantable de voir les riches passer leurs jours et leurs nuits dans des parties, pendant que des milliers et des milliers de gens meurent de faim. Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón ou Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907 dans une démarcation territoriale de l’actuelle entité fédérative de Mexico, la délégation de Coyoacán, et morte le 13 juillet 1954 au même endroit, est une artiste peintre mexicaine. Son réalisme n’est pas seulement artistique : en 1928, elle (...)
Lire la suite
Le monde d’après : Jean Castex nouveau premier ministre droitard, sarkozyste et énarque
vendredi 3 juillet
de Roberto Ferrario
4 commentaires
"Politiquement, je suis de droite et je l’assume parfaitement", affirmait ce haut fonctionnaire. Membre du parti Les Républicains, il est notamment proche de Nicolas Sarkozy, dont il a été le secrétaire général adjoint à l’Élysée. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir la candidature de François Fillon pour la présidence de l’UMP lors du congrès de l’automne 2012. Cette nomination donne le ton de ce qui s’annonce dans les prochains (...)
Lire la suite
Info’Com : "Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là"...
jeudi 2 juillet
de Mickael Wamen
Normal de sortir une telle affiche quand on vois comment sont traités les salarié/es précaires du bureau de placement de Info’Com ! « Tu as du taff tu es bien payé alors fermes là, tu n’est pas ici pour militer mais prendre du fric, et puis si il y a des injustices c’est pas ton problème ... » Voilà ce que j’ai entendu non stop durant quasi 2 ans ... Être précaire n’est pas être une sous merde et cela est vrai partout et notamment à la CGT ! Avoir un bureau (...)
Lire la suite
Nouvelle affiche scandaleuse de Info’ Com...
mercredi 24 juin
de Mickael Wamen
13 commentaires
De pire en pire le bad buzz continue... Se réjouir des licenciements à BFM c’est scandaleux !! Cette restructuration est totalement injustifiée comme toutes les autres et qu’elle touche des salarié/es de BFM ne donne pas droit de s’en réjouir ... Les salariés de BFM ne sont pas des chiens comme indiqué par Info’ Com ... En plus ce sont les « petits » qui vont morfler ! Comment Info’ Com peut il être à ce point une fois de plus totalement à la rue sur un (...)
Lire la suite
La chasse continue ... tu gênes donc on te dégage !!!! Bravo info’com ....
mercredi 17 juin
de Mickael Wamen
Ce n’est plus du syndicalisme mais utilisation de méthodes patronales les plus dégueulasses.... Bien content d’avoir démissionné car c’est impossible de continuer d’adhérer à un syndicat qui vire celles et ceux qui ne pensent pas comme la direction !!!! Info’com critique la conf’ mais fait pire ...ilsfont’com leur va très bien ! Ils sont plus fort avec leur « camarade agency » qu’avec la camaraderie la vraie, la gratuite.... Ils sont (...)
Lire la suite
Info’Com Cgt, nous n’avons pas adhéré avec obligation de nous taire !!!
jeudi 11 juin
de Mickael Wamen, Sidi Boussetta
WE LOVE NOTRE SYNDICAT Et OUI, nous aimons notre syndicat qui nous a accueilli en 2016, cette super équipe de l’époque, fraternelle, humaine et profondément militante... Ce même syndicat qui a toujours su différencier la CGT des hommes et des femmes qui la composent, qui a toujours osé dire les choses, par exemple, souvent relever les manquements du secrétaire général confédéral, de la confédération, de sa fédération, sans jamais remettre en cause la CGT... On est en droit de (...)
Lire la suite
Aux dirigeants d’Info’Com-CGT
vendredi 5 juin
de Mickael Wamen
2 commentaires
Après avoir repoussé plusieurs fois cette décision, je vous informe que je ne souhaite plus être adhérent au syndicat info’com CGT et je quitte le bureau de placement de la SACIJO. Je tiens de suite à indiquer que cette décision n’a strictement rien à voir avec cette connerie d’affiches. Ce serait trop facile pour vous de prendre cet argument pour expliquer ma décision.t Depuis les démissions d’Olivier et Stéphane, la ligne du syndicat ressemble bien trop à celle (...)
Lire la suite