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Les mouvements sociaux doivent s’approprier le processus du Forum Social Mondial

de : Abdulaye Sene syndicaliste senegalais
samedi 12 décembre 2009 - 18h38 - Signaler aux modérateurs

Les mouvements sociaux doivent s’approprier le processus du Forum Social Mondial

par Abdulaye Sene

Interview d’Abdulaye Sene par Olivier Bonfond - Dakar Novembre 2009

8 décembre 2009

Peux-tu nous dire quelques mots sur le syndicat UNSAS et nous expliquer comment celui-ci est devenu membre du réseau CADTM international ?

L’adhésion aux idées et aux actions du CADTM International est fondamentalement liée à la nature de l’UNSAS et à sa perception du syndicalisme.

L’UNSAS ne se limite pas à une défense corporatiste de ses affiliés et place les questions de développement et les luttes des populations dans une perspective très large.

Il s’agit de défendre les intérêts de tous les citoyens et toutes les citoyennes sénégalaises, d’Afrique et du monde.

C’est vrai que ses actions concrètes visent le plus souvent directement des travailleurs, mais nous considérons qu’il est très important de faire des connexions avec les luttes de tous les peuples opprimés.

Dans ce cadre, l’UNSAS a lutté activement contre les politiques d’ajustement structurel (libéralisation, privatisation, austérité budgétaire), et donc également contre la dette qui a été et reste l’arme principale utilisée par les puissances du Nord pour maintenir leur domination sur les peuples et les ressources du Sud.

Comment analyses-tu les effets de la crise capitaliste internationale sur le continent africain ?

La particularité de la crise en Afrique par rapport aux pays industrialisés, c’est que celle-ci n’est pas nouvelle.

Les africains connaissent et vivent au quotidien une crise structurelle depuis de longues années.

Mais ce qui est sûr, c’est que cette crise financière, économique et écologique va avoir des impacts importants sur les conditions de vie des africains.

Pour le dire simplement, beaucoup d’africains étaient déjà au « fond du trou » et cette crise va les pousser encore « plus vers au fond ».

Je peux donner trois exemples pour illustrer cela.

Premier exemple : la question des migrants.

C’est une donnée connue par de plus en plus de gens, mais il est bon de rappeler que le montant des envois des migrants africains vers leurs familles restées sur place est, depuis de nombreuses années, largement supérieur au montant de l’Aide Publique au Développement (APD) ou aux Investissements Directs Etrangers (IDE).

Une étude réalisée par la DPEE(direction des prévisions et des études économiques) de 2008 révèle que les envois officiels des migrants en 2007 au Sénégal tournent autour de 460 milliards de francs compte non tenu des circuits non officiels qui seraient supérieurs de 40 à 50% plus importants.

C’est dire donc ces envois constituent le triple des IDE. Si le nombre d’institutions privées telles que Western Union ou Money Gram (plus de 500 dans l’étude précitée) a augmenté si fortement ces dernières années, ce n’est pas pour rien : les montants concernés sont significatifs et représentent une affaire juteuse.

Avec la crise et la perte de revenus pour des millions de migrants dans le monde, les familles africaines qui dépendaient de ces envois vont être directement touchées.

Deuxième exemple : les investissements étrangers prévus dans certaines zones sont reportés ou annulés.

Par exemple, dans la zone de Tambacounda, à l’est du Sénégal, Arcelor Mittal envisageait de faire des investissements de plusieurs milliards de CFA (le chiffre de 1000 milliards était avancé ) pour exploiter le fer.

Dans cette région difficilement cultivable en raison de son sol très argileux, les populations attendaient avec espoir la venue de ce projet. Avec la crise, on parle moins de ce projet, pour ne pas dire qu’on en parle plus. Evidemment, ce n’est pas parce qu’Arcelor Mittal serait venu s’installer que cela aurait positif pour les populations.

La question fondamentale à se poser est de savoir si les aspects écologiques et sociaux avaient été pris en compte dans le cadre des négociations entre les autorités sénégalaises et l’entreprise.

Troisième exemple : les travailleurs, les paysans qui interviennent dans les secteurs directement liés à la conjoncture internationale.

Avec la baisse des cours mondiaux de toute une série de matières premières, certains producteurs se retrouvent dans une situation où leurs revenus ne suffisent plus pour vivre de façon digne, et se voient souvent dans l’obligation d’abandonner leurs activités.

C’est le cas des producteurs de coton et des paysans qui s’adonnent à la culture de l’arachide. Les prix de vente des producteurs chutent, ce qui à terme les amène à se reconvertir à autre chose.

Cela est fondamentalement lié au caractère extraverti des économies africaines qui sont essentiellement tournée vers l’exportation. Dans ce genre d’économie, imposé par la mondialisation néolibérale, une variation de la conjoncture touche directement les conditions de vie des travailleurs.

Si on transformait et consommait sur place le coton produit, la situation serait différente. En résumé, la crise va provoquer trois effets majeurs : certaines personnes reçoivent moins de l’étranger, certaines perdent la possibilité de trouver un travail, aussi « mauvais » soit-il, tandis que d’autres perdent tout simplement leur travail.

Où en est le mouvement syndical et les luttes en cours au Sénégal ?

Le mouvement syndical sénégalais est faible pour plusieurs raisons. Tout d’abord il est caractérisé par une grande fragmentation : le Sénégal compte 18 centrales syndicales, dont 5 sont réellement significatives.

Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que 80% des emplois se retrouvent dans le secteur informel. Enfin une bonne partie des syndicats, financés à hauteur de plusieurs millions par l’Etat, ne sont pas indépendants du gouvernement et jouent un rôle d’amortisseur social plutôt que de moteur dans la transformation sociale.

Cependant, malgré cette faiblesse et cette fragmentation, il y a tout de même des luttes importantes. A plusieurs reprises, les travailleurs ont réussi à se mettre ensemble et à imposer des conquêtes partielles, comme par exemple le relèvement du salaire de 4% à 8% dans le secteur privé.

Signalons également que les syndicats du secteur enseignant sont sans doute les plus dynamiques. Dans ce secteur, les gens arrivent mieux à se mettre ensemble et à se battre. Cette unité ponctuelle a mené à des avancées concrètes.

En effet les corps précaires, volontaires vacataires contractuels dans ce secteur, nés des conditionnalités des PAS (fin 80-90) ont su par des luttes doubler les salaires et négocier les modalités de leur insertion dans le secteur public (50000 à 120000 pour les volontaires).

Cependant, trop souvent, ces luttes restent des luttes corporatistes qui ne prennent en compte que des aspects limités des problèmes à résoudre, comme par exemple l’augmentation des salaires.

Alors que dans les années 1980, les syndicats posaient clairement la question des orientations globales à prendre, ce n’est plus le cas actuellement.

Dans le secteur de l’énergie que je connais bien, où des luttes importantes contre la privatisation ont eu lieu dans les années 1990 et 2000, les travailleurs disent maintenant que cela ne vaut plus la peine de se battre sur des revendications globales, parce que les autres ne le feront pas.

L’objectif doit alors se limiter à négocier des petites choses, aussi provisoires et minimes soient-elles.

Tu viens de participer récemment à un séminaire international de préparation du FSM 2011 qui, après Bamako en 2006 et Nairobi en 2007, se tiendra à Dakar. Qu’a tu pensé de ce séminaire ? Comment vois-tu le processus FSM et le fait que le prochain se tiendra dans ton pays ?

Après ce séminaire, je dirais que les choses sont plutôt positives mais qu’il faut rester vigilant. Ce séminaire a clarifié certaines choses.

Le fait de refuser le sponsoring des grandes multinationales, l’ouverture du processus à l’ensemble des acteurs et la nécessité de créer un ancrage populaire vont dans le sens d’une rupture par rapport au FSM de Nairobi.

Cependant il y a des problèmes importants qui n’ont pas encore suffisamment avancé comme, par exemple, les questions de méthodologie.

Le séminaire n’a pas permis de dépasser l’étape du CI de Montréal d’octobre 2009. Il aurait fallu partir des pistes énoncées à la rencontre du CI pour avancer concrètement sur une orientation méthodologique qui s’appuie sur l’histoire réelle du FSM mais aussi se bonifie du contexte et des perspectives stratégiques qui se posent aujourd’hui.

Ce moment aurait certainement dû consacrer plus de temps pour débattre et définir les grands axes du prochain FSM (contenu, espaces, transversalité,…).

Personnellement, je pense qu’il est tout à fait possible, avec de la vigilance et une implication de l’ensemble des mouvements sociaux d’éviter les erreurs commises à Nairobi. Mais attention, ce n’est pas parce qu’on ne re-commet pas les erreurs de Nairobi que ce forum sera automatiquement une réussite.

Pour que ce forum soit une réussite, il faudra que l’ensemble des acteurs sociaux sénégalais et africains s’approprient le processus. Le grand défi sera de faire en sorte que ce soit réellement un forum populaire qui rencontre les processus des luttes réelles en cours.

Il faut que le FSM ait un impact sur les mouvements sociaux et sur les luttes, bien au-delà du processus FSM. 

Pour cela, il va falloir s’assurer qu’il y ait une réelle participation populaire, à savoir des mouvements sociaux qui non seulement sont présents, mais sont aussi acteurs du processus et sont entendus.

Et cela, on ne peut pas le demander juste à quelques organisateurs. Tous les membres participant au processus devront travailler à ce que les gens à la base s’approprient le processus.

On ne pourra pas tout régler, certaines décisions seront effectivement prises par un comité restreint de personnes. A ce niveau, le minimum à exiger est d’avoir la plus grande transparence possible, notamment au niveau financier et au niveau des prises de décisions.

Par ailleurs, durant ce séminaire, on a souvent mis l’accent sur l’importance de l’analyse et des connections Sud-Sud. Je suis en partie d’accord.

C’est vrai qu’une série de « problèmes » se posent de manière beaucoup plus urgente dans le Sud. C’est vrai aussi qu’il faut créer des résistances à différents niveaux, local, régional, sous-régional, continental et international.

Mais ce qui est fondamental c’est de créer des articulations entre toutes ces différentes luttes.

A ce niveau, le renforcement des liens de solidarité Sud-Nord ou encore Nord-Nord est tout aussi important que le renforcement des liens Sud-Sud.

Il ne faut pas oublier que la logique du capitalisme n’a pas de frontière. Elle sévit partout et est globalisée.

Il faut donc lutter contre cette logique sur tous les endroits de la planète et de manière unifiée. Et cela actualise en notre sens, ce slogan « Prolétaires de tous les pays unissez vous », du manifeste du Parti Communiste de 1848.

Ce dont il est question, c’est comment construire l’unité de tous les opprimés et de leurs luttes.

Cela excède les espaces géographiques et reste la seule perspective capable de créer les conditions d’une transformation radicale du modèle capitaliste néolibéral.

infos article

URL : http://www.cadtm.org

Abdulaye SENE est dirigeant syndical dans le secteur de l’énergie au Sénégal et responsable du Département R&D à l’UNSAS (Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal, organisation membre du réseau CADTM International), répond à quelques questions sur la crise, le mouvement syndical et le processus altermondialiste.

http://www.cadtm.org/Les-mouvements...


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