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Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques


de : Charles Hoareau
samedi 27 février 2010 - 00h18 - Signaler aux modérateurs
12 commentaires
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de Charles Hoareau

Tous les médias d’Europe parlent de la situation en Grèce et de ses possibles répercussions sur le reste des pays de l’UE. Outre le fait que nombre d’articles ont une version des faits plus que contestable et souvent contradictoire, tant d’intérêt pour un si petit pays est en soi une indication précieuse.

D’autant que curieusement sont peu abordées, les analyses qui sont faites dans le pays même et à partir de celles-ci les stratégies syndicales mises en œuvre pour peser sur les choix politiques

En Grèce, comme en France la ligne de partage sur le plan économique ne se situe pas entre ce que nos médias appellent « gauche et droite » mais dans l’attitude à avoir vis-à-vis du capital et de ses institutions :UE, BCE, FMI.

Le prétexte de la dette ou pire de la tricherie

A en croire (mais les croit-on ?) celles et ceux qui ont repris sans sourciller l’analyse du Financial Times, tous les problèmes de la Grèce viendraient de son déficit et surtout du fait qu’elle ait caché celui-ci. Cela ne tient pas trop la route.

-  D’abord il a été montré que la cache en question s’était faite grâce à un montage imaginé avec l’aide de la banque Goldman Sachs – celle qui s’est royalement faite renflouer par le contribuable américain – banque conseil de la Grèce depuis longtemps et qui dénonce maintenant le procédé un peu à la manière d’un receleur dénonçant après coup les voleurs pour encaisser à la fois la récompense donnée par les autorités et sa part du butin !

-  Ensuite plusieurs journalistes n’ont pas manqué de s’étonner du fait qu’il avait fallu un an pour faire cette découverte quand on sait comment les banquiers et autres traders surveillent heure par heure l’activité financière mondiale. Et comme par hasard cette découverte intervient quand vient d’être élu un gouvernement ayant fait des promesses sociales à un peuple qui manifeste sa colère depuis plusieurs années.

-  De plus le procédé employé en Grèce pour ce pseudo camouflage nommé swap, est tout à fait légal et il est assez cocasse de voir des gouvernements s’émouvoir de l’illégitimité d’un procédé que leur légalité pourrait aisément interdire. Le procédé est d’ailleurs tellement légal qu’il a été employé par la France ou l’Italie qui ont-elles aussi « caché » une partie de leur dette sous couvert d’emprunt à remboursement différé ou autres facéties financières qui font dire à Henri Sterdyniak [1] : « Dans tous les pays, les chiffres de la dette et du déficit ont toujours un petit halo de comptabilité créative ». Que c’est joliment dit !

-  Enfin (et presque surtout) comme le fait remarquer si justement le Parti Communiste Portugais [2] « la Grèce n’est pas un cas unique. Presque tous les gouvernements de l’UE, pour résoudre la crise financière de 2009, n’ont pas trouvé de meilleure solution que de transformer les caisses de l’Etat en une bourse au service des monopoles et des banques contaminées par la spéculation financière. 20 sur 27 des pays de l’UE en 2009 ont montré un déficit qui a dépassé les 3% du PIB comme norme fixée arbitrairement par Maastricht. Dans le passé déjà cette norme n’avait pas été observée à plusieurs reprises par la France et l’Allemagne. Actuellement, le déficit de l’Irlande est de 12,5%, celui de la Grande-Bretagne de 12,1%, de l’Espagne 11,1%, du Portugal de 9,3%, de la France 7,9%, etc. [3] On peut donc conclure que le bruit sur la situation financière de la Grèce vise à justifier davantage une offensive plus générale du grand capital contre les droits des travailleurs pour soutirer le peu qui reste aux salariés appauvris et pour les forcer à payer les aléas de l’économie du casino. »

Les « solutions » des pays de l’UE et le débat en Grèce

Après donc avoir poussé de grands cris les gouvernements de l’UE se sont réunis au chevet du malade grec.

Le plan grec et les débats

Tout d’abord ils ont pris acte du « plan de redressement » de Giorgos Papandréou, plan qu’il a présenté à la mi-janvier à la commission de Bruxelles afin de ne pas être réprimandé par celle-ci.

Avec ce plan le premier ministre grec enterre ses promesses électorales en s’attaquant durement aux droits des travailleurs. Services publics, salaires, TVA, augmentation des prix, retraites, précarité…tout y passe. Ce qui caractérise ce plan au but avoué de contraindre le peuple et les travailleurs grecs à « changer de mentalité », c’est qu’il a non seulement le soutien du PASOK (parti socialiste au pouvoir) mais aussi celui de la ND (parti conservateur) battue en octobre dernier. En France on parlerait d’UMPS.
Seul au plan politique le KKE s’est opposé à ce plan.

Cette divergence politique se retrouve aussi au plan syndical.

Il y a en Grèce deux confédérations syndicales :
-  La GSEE (environ 600 000 adhérent-e-s) affiliée à la CES et la CSI qui regroupe les travailleurs du privé. Il est de tradition que son président devienne ministre du Travail quand le PASOK remporte les élections. Dans ses statuts il est inscrit depuis 1992, que la GSEE lutte “pour le développement et la productivité de l’économie grecque et dans l’Union européenne, en tant qu’organisation des associés économiques (sic !) que sont les travailleur(se)s ”.
-  L’ADEDY qui regroupe les fonctionnaires.(environ 250 000 adhérents)

A côté ou plutôt au milieu de ces deux confédérations s’est créé le PAME (415 000 adhérent-e-s), organisation qui, ne voulant pas créer de division syndicale entend simplement regrouper les militants syndicaux se situant sur des bases de luttes des classes et les communistes du KKE.

Quand la Grèce a été déclarée être en crise la GSEE et l’ADEDY ont accepté de participer au « dialogue social » mis en place par le gouvernement grec, ce que le PAME refusa. Une participation au nom de la lourdeur de l’héritage laissé par la droite [4] au PASOK qui faisait ce qu’il pouvait mais était « sommé par Bruxelles » de rééquilibrer les comptes.

Las ! Les « associés économiques » ne l’ont pas entendu de cette oreille et ont répondu massivement au premier appel du seul PAME à l’action du 17 décembre dernier sur le thème le gouvernement ne doit pas céder et répondre aux revendications des travailleurs d’autant qu’il a été élu sur une vague de mécontentement social. Si l’UE veut imposer sa loi le gouvernement peut et doit résister…quitte à sortir de la zone euro. Cette journée fut un succès…et pas un mot sur le site de la CES alors que pourtant participaient des fédérations syndicales entières (construction – la plus grande fédération industrielle du pays – textile, livre, agro-alimentaire…)

Après la présentation du plan de redressement de la mi-janvier attaquant entre autres grandement les fonctionnaires, le PAME annonça la journée du 10 février. La GSEE tenta bien d’appeler - fait historique en Grèce - les travailleurs à ne pas participer au mouvement, rien n’y fit. L’ADEDY ne put faire autrement que de se joindre au mouvement et le succès fut encore plus grand. Et encore pas un mot sur le site de la CES….

Dès le 10 février au soir, fort de son succès, le PAME annonça la journée du 24 février….et la GSEE dans la foulée annonçait sa participation à cette journée. Le site de la CES pouvait enfin parler de la Grèce avec cette phrase de son secrétaire général qui illustre ce qui est écrit plus haut :

« Nous ne soutenons pas la pression des ministres de la zone euro sur la Grèce pour prendre des décisions précipitées qui affecteront les pauvres, les malades, les personnes âgées et bouleverseront le tissu social de la société grecque. Nous voulons des plans bien équilibrés et socialement acceptables. » a déclaré John Monks. Il faudra juste qu’il nous explique ce que veut dire socialement acceptable...

Un débat à l’échelle du continent

Le débat syndicalo-politique évidemment dépasse les frontières helléniques. La Grèce qui ne représente que 3% du PIB de la zone euro ne risque pas de mettre celle-ci en difficulté contrairement à ce qui a pu être dit sur les ondes. Selon J.C. Trichet président de le BCE, les déficits publics de la zone euro dans son ensemble, représentent environ 6% du PIB, alors qu’aux USA et au Japon, ce chiffre s’élève à plus de 10%.

La Grèce sert de banc d’essai aux gouvernements des pays de l’UE où partout les gouvernements ont mis à l’ordre du jour casse des acquis, de la protection sociale et des services publics. C’est tellement vrai que les dirigeants européens viennent de franchir une nouvelle étape en prétendant mettre la politique d’un pays sous tutelle « en liaison avec la BCE » et « en s’appuyant sur l’expertise du FMI ». C’est la première fois que la souveraineté d’un pays est ouvertement remise en cause par des instances supranationales qui n’ont elles-mêmes aucune légitimité démocratique. Preuve de leur détermination, un député allemand du groupe libéral du Parlement européen, Jorgo Chatzimarkakis (FDP), a avancé, dans un débat télévisé (Phönix Runde, 10/02/2010), que le Conseil des colonels qui a dirigé la dictature militaire en Grèce entre 1967 et 1974 est un exemple montrant qu’il est possible de faire accepter les mesures proposées par le gouvernement du PASOK et soutenue par Bruxelles !!!

Mais dans ce débat les tenants de l’euro se sont pris à leur propre piège. Outre l’aspect anti démocratique et le non respect de la souveraineté nationale les choix actuels mettent en lumière les contradictions économiques.

En menaçant la Grèce d’exclusion de la zone euro, Westerwelle le vice-chancelier allemand, a fait d’un tabou une question d’actualité crédible.

D’autant que le PIB de la zone euro a reculé de 3,8% en 2009, contre seulement 2,4% aux Etats-Unis, alors que la crise venait de là, et que l’effondrement du marché immobilier y a été particulièrement violent, de même que la hausse du chômage.

Autrement dit l’euro ne nous a protégés de rien du tout !

Devant la « menace » d’une sortie de l’euro, voire de l’UE, la GSEE et l’ADEDY se sont effrayées en disant hors de l’UE point de salut !

A l’inverse le PAME qui a dit chiche ! (et a rencontré ainsi l’adhésion populaire) a mis tout le monde d’accord. A méditer.

 
Post Scriptum :

Merci à Linsay pour le travail de documentation et de recherche sur ce sujet qui a été précieux pour la rédaction de cet article

[1] Directeur du Département économie de la mondialisation de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE)

[2] on peut lire la déclaration en entier sur le site Changement de société http://socio13.wordpress.com/2010/0... .

[3] Sans parler des USA et du Japon qui battent tous les records NDLR

[4] Cette attitude n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en France en 1981 et 1997 quand Mitterrand puis Jospin parlèrent d’héritage et du droit d’inventaire et que certains syndicats au premier rang desquels on trouva la CFDT firent écho à ces discours pour en rabattre sur les revendications

http://rougemidi.org/spip.php?artic...



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Commentaires de l'article
Un débat et des enjeux européens …ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
27 février 2010 - 00h56 - Posté par yen’a marre des devins

BRAVO et un grand MERCI pour cet édifiant article.

Je recommande le site d’Etienne Chouard, où l’on discute "sortie de l’Euro", protectionnisme", mais où ce qui se passe réellement en Europe avec la montée en puissance d’une vraie résistance sociale semble fort sous-estimé.

La rencontre des dogmes institués et du mouvement social va mettre en évidence l’illégitimité des institutions européennes actuelles :

Le mouvement réel des prolétariats élargis face à l’austérité décrétée, voici donc le communisme , cet éternel "tabou européen" en marche ..."éternel" depuis qu’un spectre hante l’Europe !



Un débat et des enjeux européens …ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
27 février 2010 - 08h56

la resistance sociale se doit de devenir offensive,vu le plan en cours du capital financier :

Des fonds spéculatifs parient contre l’euro, et visent la parité euro-dollar _ 
26.02.2010, 10h13

Des grands fonds spéculatifs mondiaux ont lancé des paris de grande ampleur à la baisse contre l’euro, estimant que la monnaie européenne devrait tomber à terme à la parité avec le dollar (un dollar pour un euro), affirme le Wall Street Journal, qui cite des "sources proches".

Selon le journal, des gérants de grands fonds comme SAC Capital Advisors LP ou Soros Fund Management LLC, du célèbre milliardaire américain George Soros, ont estimé lors d’un dîner privé que l’euro tomberait "probablement" autour de un dollar et y ont vu une opportunité pour empocher d’énormes gains.

L’euro, qui s’échangeait à 1,51 dollar en décembre, évolue autour de 1,35 dollar ces jours-ci, notamment en raison d’incertitudes sur la solidité financière de la Grèce, mais aussi d’autres pays de la zone euro.

"En utilisant des effets de levier, les traders -qui empruntent souvent 20 fois leur propre mise, augmentant ainsi les gains ou les pertes- pourraient faire l’affaire d’une vie, si l’euro descendait à un dollar", explique le journal.

Si des investisseurs mettent 5 millions de dollars sur la table, afin de réunir 100 millions sur une opération, une variation de 5% peut doubler leur investissement initial", détaille-t-il.

"Il est impossible de calculer précisément l’effet des paris à la baisse" de ces grands fonds, estime le Wall Street Journal, "mais ils ont augmenté la pression à la vente sur la monnaie européenne".
Il n’est pas interdit aux fonds spéculatifs de faire ce genre d’opérations, à moins que les autorités de régulation estiment qu’il y a collusion entre eux, rappelle le Wall Street Journal.

La semaine dernière, George Soros avait estimé dans une tribune parue dans le Financial Times que la crise budgétaire grecque mettait en évidence les failles de la zone euro et devait la pousser à se réformer pour être en mesure de surmonter la prochaine crise.

En 1992, George Soros avait réalisé une opération très lucrative en spéculant contre la livre sterling, ce qui avait forcé son retrait du système monétaire européen.

http://www.leparisien.fr/flash-actu...

le plan B des proletariats enfin en debat ,urgence de l’affirmation du projet revolutionnaire anticapitaliste sinon :

Grèce : Qui tire les ficelles ?

Comment lutter contre les spéculateurs sur les monnaies et la puissance hégémonique allemande ?

par Karl Müller

………« Plan B » pour la Grèce ?

Nombreux sont ceux qui ont lancé un avertissement lors de l’introduction de l’euro : Il est problématique de créer un espace monétaire unifié avec des pays ayant des structures économiques et des degrés de développement différents et des cultures très diverses.

Aujourd’hui, la crise est là. La situation critique des pays du sud de l’Europe fait la une des journaux. Les médias ont maintenant recours au sigle peu amène de PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne). La lettre I pourrait également désigner l’Italie.

La Grèce, avant tout, doit agir rapidement. La Commission européenne a pour ainsi dire mis sous tutelle ce pays surendetté et lui a imposé un plan de rigueur sévère. Sa mise en application doit être surveillée de très près. Pour le moment, il n’est pas question d’aide financière.

Cette politique recèle une éventuelle crise bancaire : des banques françaises ont accordé à la Grèce pour 75 milliards d’euros de crédits, des banques suisses 64 milliards, des banques allemandes 43 milliards et des banques américaines 16 milliards de dollars. Elles espèrent toutes que l’UE en garantit implicitement le remboursement.

Ce plan est-il réaliste ou existe-t-il un « plan B » ? La Grèce pourrait se déclarer en faillite, sortir de l’euro et revenir à son ancienne monnaie, la drachme. Ensuite, le peuple grec pourrait envisager la sortie de l’UE. Le pays pourrait faire savoir à ses créanciers étrangers que désormais, ils ne peuvent plus compter que sur de modestes dividendes de faillite. Et puis alors ? Serait-ce une catastrophe ? Le pays s’isolerait-il du monde économique ?

C’est ce qu’a fait l’Argentine il y a 6 ans. Elle résiste bien à la crise. Dubai s’est déclaré insolvable il y a quelques semaines et est maintenant soutenu par ses voisins.

Y aurait-il pour la Grèce et d’autres pays membres de l’UE un avenir politique sans l’euro et éventuellement hors de l’UE ?

Oui, il est dans l’AELE, association d’Etats souverains d’Europe qui tiennent à leur souveraineté. Ils ne se sont pas laissé emprisonner dans des structures supranationales. Ils misent sur la responsabilité individuelle et organisent librement leur collaboration.

Chaque pays a sa monnaie. La Suisse, la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande y trouvent leur compte.

http://www.horizons-et-debats.ch/in...



Un débat et des enjeux européens …ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
27 février 2010 - 20h34 - Posté par

Charles.. Nous sommes vraiment , au niveau des militants de base, très peu informés sur cette crise financière en plein déroulement dramatique pour les peuples avec un chômage en expansion permanente et des entreprises qui ferment tous les jours .

Le mouvement syndical , en ordre dispersé , réplique au coup par coup sans que les dirigeants syndicaux prennent conscience vraiment de la gravité de la situation ou alors ils le savent et attendent le clash de la seconde crise en préparation avec la dette des Etats . Les militants en campagne électorale avec le Front de Gauche ou bien avec le NPA ou LO collent des affiches , distribuent des tracts pour essayer de faire élire des camarades sur des questions régionales absolument dépassées avec cette crise du capitalisme . Nous n’arrivons pas à discuter de cette crise financière entre nous tellement nos dirigeants sont polarisés par le vote régional pour battre la droite et Sarkozy et nous disent que l’essentiel aujourd’hui c’est la campagne des régionales . Ainsi nous nous épuisons inutilement dans cette militance électoraliste en donnant l’illusion aux braves gens et aux travailleurs que voter c’est un acte de rupture avec la socièté libèrale et même anti-capitaliste . Par habitude et pour ne pas froisser les camarades "honnêtes" sur cette ligne beaucoup d’entre nous subissent cette "démagogie" des directions nationales du PCF-PG-NPA-LO et autres groupuscules révolutionnaires .

Nous luttons , paraît-il , contre la délégation de pouvoir et nous poursuivons notre participation à la gestion de la socièté bourgeoise complètement bloquée avec des élites qui encaissent chaque mois 20000 à 30000 euros par mois pour sièger dans les différents organismes des institutions de la 5ème République monarchique . Ces 10000 princes qui nous gouvernent ,adhérent à l’UMP-PS, se foutent de nous et entraînent le pays dans l’abîme comme Eltsine en Russie dans les années 90. Les dirigeants syndicaux attendent quoi ? Question sans réponse ... Les dirigeants communistes mobilisent les militants sur des combats électoraux sans faire de peine aux dirigeants du PS bourgeois !!!

Sommes-nous si peu versatiles et inconscients de ce qui se passe dans les profondeurs des quartiers populaires paupérisés et les entreprises aux commandes à quelques semaines ou en faillite prochaine ??? Je m’interroge sur l’inefficacité des directions que nous élisons dans les congrès tant sur le plan syndical que politique . Passer à la Télé simplement pour diffuser un discours de confort sans appeler les masses populaires à prendre conscience de la nécessité d’en finir avec le capitalisme qui les ruine dans tous les domaines de la vie . Il fut un temps où un "suicidé" au travail aurait entraîné une riposte dure du mouvement syndical ... Maintenant on pleure sur les suicidés de France-Télécom , de l’hôpital, des prisons et autres organismes où la maffia patronale agit sans aucune retenue et sans sanction .

On me répond "le rapport de forces" n’est pas encore à la hauteur , les gens broient du noir chez eux sans parler à personne de leurs problèmes . Pourquoi n’adhérent-ils pas aux syndicats , aux partis révolutionnaires ? Parce que nous proposons simplement d’attendre les élections tronquées de la 5ème république qui favorisent essentiellement l’UMP-PS qui se partagent tous les lieux de pouvoir.

Alors on continue de militer "bêtement" par habitude en espérant le mouvement social salvateur qui bougera les lignes de la pensée unique du rapport de forces qui mettra la bourgeoisie le dos au mur . Pourtant la crise actuelle du capitalisme mondialisé devrait nous faire envisager des organisations d’actions plus efficaces et victorieuses que de traîner les savates dans les rues tous les 3 mois .

Charles ... L’autogestion des militants de nos organisations de lutte de classe devrait prendre corps dans les semaines qui viennent face au déferlement des plans de rigueur que mettent en place les élites UMP-PS en France et dans toute l’Europe . Mais les 12 millions de nos concitoyens en dessous de 800 euros par mois pour vivre tiendront-ils le coup ??

C’est triste à dire , nous avons les dirigeants qu’on mérite en attendant mieux !

L’histoire bégaye en ce moment malgré le téléphone portable , internet . La classe ouvrière est-elle paûmée ou prépare-t-elle par surprise la révolution tant nécessaire ...Question...Question...Question...

Bernard SARTON,section d’Aubagne


Un débat et des enjeux européens …ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
27 février 2010 - 09h25 - Posté par ANNARITA

ENCORE MERCI POUR CET ARTICLE CONSTRUCTIF



Un débat et des enjeux européens …ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
27 février 2010 - 10h28 - Posté par

il est desolant que le seul ? lieu de debat sur le projet se revele etre le blog de Paul Jorion ; signe que les militants d’en bas n’ont rien a dire :

johannes finckh dit :

26 février 2010 à 21:28

Ce qui se passe, je le répète sans me lasser, même si on ne me répond pas beaucoup, que la cause du problème reste toujours le signe monétaire tel qu’il est émis, car les banques centrales, ni même le FMI, nont pas les moyens de leur politique !

Emettre de la monnaie via la planche à billets ne suffit décidément pas pour dégripper la circulation monétaire, car le signe monétaire lui-même reste la veleur refuge ultime quand bien même on réussirait à contrôler toutes les spéculations sophistiquées (ce que l’on n’arrive pas à faire, car la menace EST le retrait de la monnaie elle-même de partout).

C’est bête comme chou et gros comme une maison , mais il n’y a pas plus aveugle que ceux qui ne veulent voir.

Comment une monnaie peut véritablement fonctionner si elle circule à ce point mal, si elle ne circule que moyennant intérêts, alors que personne ne peut plus emprunter, ni les états, ni les entreprises ni le ménages, car les capitaux sont beaucoup trop concentrés à cause même du signe monétaire durable (SMD) tel qu’il est et qui s’autoagglutine en peu de mains.

Il ne reste, si on sauver ce qui peut l’être, que l’émission d’un signe monétaire marqué par le temps (SMT), anciennement appelé « monnaie fondante » ou « anticrise », qui pourrait faire redémarrer l’économie un peu partout tout en aboutissant à un désendettement lent, progrssif et général.

Pourquoi les économistes ne se penchent-ils pas sur cette question ?

Même vous, François Leclerc et Paul Jorion, avec vos analyses impeccables, vous semblez bouder le pas supplémentaire à faire.

J’insiste aussi vis-à-vis de Paul que l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix ne pourra pas marcher, car la monaie se retirerait, dans ce cas, encore plus massivement de la circulation, et la déflation, comme au Japon et même davantage, sera inévitable. ce que cela signifie pour lesdettes publiques, pas besoin de faire un dessin que l’effondrement et les défauts de paiement vont se généraliser dans ce cas.

Alors, je pense aussi que nous sommes, à la croisée ds chemins, ou bien nous prenons vingt ans de récession voire de DEPRESSION, la Chine basculera encore avant la fin de l’année à son tour en récession, ou alors, la sorie élégante et simple du capitalisme se fait paisiblement avec l’émission du SMT.

Je rappelle aussi que l’autre sortie possible serait la destruction généralisée via une grande guerre civile, après quoi, tout peut recommencer, un peu comme aprè la seconde guerre mondiale.

Si on veut ça, alors, ne chageons rein au signe monétaire !

http://www.pauljorion.com/blog/?p=8555

remettre le debat sur les pratiques alternatives d’en bas au centre y compris dans la campagne electorale , regions pourquoi faire ? :

On a les moyens de s’en sortir !

Par Jean Zin le Mardi, 16 février 2010, 18:00 - News
Crise

La situation semble complètement bloquée, présageant du pire. Une étincelle suffirait à tout faire exploser et on a du mal à voir comment cela pourrait s’arranger, la montagne de dettes accumulées devant être détruite d’une manière ou d’une autre, le plus probable étant par l’inflation (un nouveau cycle de Kondratieff).

La décision prise de bloquer les dépenses n’est pas seulement le contraire de ce qu’il faut faire mais elle est tout bonnement impossible..........

http://jeanzin.fr/index.php?post/20...


Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
27 février 2010 - 23h08

C.Q.F.D.

Et çà me réjouis que ça soit Charles Hoareau qui émette cette magistrale démonstration. pourtant assez facile à synthétiser si on veut bien s’y mettre.

Et je ne pense pas que la compréhension de la situation ainsi exposée demande d’avoir fait Sciences Po pour l’intégrer.

Reste à expliquer pourquoi les "autres", ceux qui ont en charge de permettre aux masses de savoir comment et pourquoi ils doivent s’engager et lutter ne le font pas.

Un tel exposé fait devant ceux des raffineries Total qui ont repris le boulot en laissant leurs potes de Dunkerque se démerder tous seuls n’aurait-i pas permis de leur démontrer que les "cinq ans" d’avenir promis n’étaient as aussi sûrs que ça ???

Parce que ce que dis Charles ici, est profondément "révolutionnaire" dans le discours actuel syndicaliste, y compris cégétiste.

Il explique benoîtement qu’il ne s’agit pas simplement d’un accident de parcours mais d’une stratégie bien établie pour caser encore plus les acquis. Et accessoirement que la CES dont fait partie la CGT est impliquée jusqu’au cou dans la manoeuvre. Evidemment il s’agit des directions, pas des militants dans leur ensemble.

Mais peut-être y en a qui pensent que l’auteur de ce post est un affreux "conspirationniste" ??? Alors qu’il n’est que celui qui exprime de manière claire ce que pense et ressent une majorité de travailleurs ici et dans le Monde. Même si cette majorité ne rencontre pas de porte-paroles dignes de la représenter sans faillir ou la trahir.

Il y a une nécessité urgente de créer ici une structure telle que le PAME qui sorte des catégories syndicales professionnelles corporatistes qui morcellent la clase ouvrière en l’opposant au lieu de la réunir, et de cette CES collaborationniste qui nous a été imposée par des hypocrites lors de la destruction de la FSM sous prétexte d’une inféodation aux ex-pays communistes.

Et je pense que ça n’est pas un hasard si quelqu’un comme Charles Hoareau est à même de faire ce type d’analyse sans avoir à se remettre en cause comme d’autres au sommet de la CGT devraient le faire.

Il est le représentant actif, désintéressé, et estimé, de toute cette frange grandissante de chômeurs, des "fins de droit", d’immigrés, tous gens qui peuvent tester tous les jours dans leur chair les "bienfaits" de la Sarkozie néoconservative associée à tous ces "syndicats" bien "responsables", bien "korrects", et bien "séants", vis à vis de ceux qui tordent tous les jours les travailleurs de la Planète.

Comme je l’ai déjà écrit ici, il est temps de faire la jonction.

Ainsi qu’aurait pu le dire le Christ, (Auquel je ne crois pas d’ailleurs) ou même Lénine, (Qui après tout s’est révélé assez réaliste dans ses analyses projectives), avec tou/tes les hommes et femmes de bonne volonté.

Et on pourrait aussi penser que notre action, ici, pourrait commencer par notre soutien actif à ceux de là-bas. Et par des analyses et des stratégies syndicales ici, qui intègrent les événements qui se passent là-bas.

Sous peine que ça soit nous les prochains.

G.L.



Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
28 février 2010 - 00h05 - Posté par loulou 34

excellent, superbe, et vraiment rien a dire, sauf, CONTINUONS ! loulou34


Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
28 février 2010 - 15h58 - Posté par momo11

Toujours très fine et très juste les analyses du "père"Charles.Salut a toi camarade.momo11



Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
28 février 2010 - 20h19 - Posté par autrement 17

Charles est un militant objectif, un vrai...........

nous avons à quelques uns, criés que MAASTRICHT était mortifère.............
depuis tous les traités jusqu’à celui de lisbonne nous ont conduits là ou nous devions aller fatalement......l’euro en est le révélateur...........

le capitalisme destructeur est à l’oeuvre et il est vrai que l’ensemble de la droite, et j’y inclus le PS, a toujours tout fait pour désinformer, intoxiquer les citoyens !!
La CES est le pendant obligée de cette UE au service des seuls intérêts du grand capital.........et la CGT se conforme à ses directives...........sous prétexte de ne pas jouer le jeu de la chaise vide.........nous avons cautionné les pires décisions prises contre le monde du travail............
il serait temps de relever la tête !!


Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
28 février 2010 - 22h12

Le même "SWAP" (en réalité un contrat d’échange financier...ça a l’air de rien mais c’est une tuerie ;)) qui permet de "cacher" une partie de la dette de la SNCF / RFF dans l’externalisation nommée "SAAD" - Service annexe d’amortissement de la dette...8,2 milliards d’euros à réintégrer dans les comptes de l’Etat français case "dette"....selon l’Europe et Eurostat !

LL



Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
28 février 2010 - 22h21

Sauf erreur on se trouve bien dans le cadre de "la stratégie du choc" bien décrite par Naomi Klein. Quand au KKE il a surtout parfaitement tenu son rôle en faisant tout pour que la révolte de la jeunesse grecque en décembre 2008 ne fasse la jonction avec les salariés(es) mécontents. ca ne vous rappelle rien ?



Un débat et des enjeux européens… ou petite leçon de syndicalisme de lutte à l’intention des sceptiques
1er mars 2010 - 10h14 - Posté par

Grèce : L’ennemi est intra - muros. Supprimons le Programme de Stabilité du gouvernement du Pasok !

par Panos Kosmas

28 février 2010

Panos Kosmas est dirigeant de l’organisation « Kokkino » (Rouge), composante de la Coalition de la Gauche Radicale (SYRIZA). La traduction en français est due à Georges Mitralias et a été entièrement revue par Pascal Franchet et Claude Quémar.

http://www.cadtm.org/Grece-L-ennemi...

On attendra peut etre pas 2012 pour s’attaquer aux Traités de l’Europe du capital :

Indiens,dissidents,rebelles d’Europe rappellez vous de

A I M Wooded Knee 1973

http://pres06.kazeo.com/Wounded-kne...

Tea Party c’est beaucoup plus que Tea Party

1er mars 2010 — Le texte de Frank Rich, dans le New York Times du 28 février 2010, doit retenir toute notre attention. C’est, à notre connaissance, le premier texte d’un commentateur de ce calibre, – un des grands commentateurs du NYT, – qui identifie, même si sans exactement en donner la mesure, l’intensité et la force de colère et de fureur que recouvre le mouvement Tea Party. Ou bien, devrait-on dire la “nébuleuse” Tea Party, tant on sent d’intuition que, pour paraphraser le titre beaucoup plus apaisé du livre de Jacques Chardonne, – Tea Party c’est beaucoup plus que Tea Party.

Tout l’article est à lire, car l’on y trouve un mélange étrange à la fois de compréhension de l’ampleur de ce mouvement, de sa puissance potentielle, de sa position unique, de sa dynamique insaisissable, et à la fois d’incompréhension pour ses causes réelles, cela résumé par le titre un peu court dans le cadre de la catastrophe économique et sociale qui frappe l’Amérique, – « The Axis of the Obsessed and Deranged ». Il y a la compréhension de la forme et de la nature de ce mouvement, et l’incompréhension des causes de ce mouvement. Pourtant, Rich, largement de tendance progressiste, n’est pas avare de critiques des événements récents qui ont précipité l’Amérique dans sa crise actuelle.

Partant de l’affaire de l’“attaque-kamikaze”, en avion, de Andrew Joseph Stack III, contre un bâtiment des impôts fédéraux (Internal Revenue Service), à Austin, au Texas, le 18 février, la première partie de l’article est la moins intéressante, qui trace des parallèles avec divers mouvements, notamment dans les années 1990, sur fond de milices racistes, d’attentat comme celui d’Oklahoma City de Timothy McVeill. C’est plutôt une approche réductionniste de la chose, du phénomène Tea Party. Puis vient le plus intéressant.

Citant un article récent de David Barstow sur Tea Party, Rich écrit :

« Equally significant is Barstow’s finding that most Tea Party groups have no affiliation with the G.O.P. despite the party’s ham-handed efforts to co-opt them. The more we learn about the Tea Partiers, the more we can see why. They loathe John McCain and the free-spending, TARP-tainted presidency of George W. Bush. They really do hate all of Washington, and if they hate Obama more than the Republican establishment, it’s only by a hair or two. (Were Obama not earning extra demerits in some circles for his race, it might be a dead heat.) The Tea Partiers want to eliminate most government agencies, starting with the Fed and the I.R.S., and end spending on entitlement programs. They are not to be confused with the Party of No holding forth in Washington — a party that, after all, is now positioning itself as a defender of Medicare spending. What we are talking about here is the Party of No Government at All...

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