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violence policiere, violence du capitalisme

par LE BRIS RENE

Publie le dimanche 24 avril 2016 par LE BRIS RENE - Open-Publishing

Lettre hebdo de René N° 7

Violence policière, violence du capitalisme !

Les commentateurs médiatiques mettent l’accent
dans leurs images ou sur les ondes radiophoniques
sur les altercations en marge de " nuits debout ",
ce qui permet de ne pas parler des questions de fond
posées dans ces assemblées réunissant une partie de
la population.

Pourtant ces questions sont essentielles : elles tournent
autour de : " nous ne voulons plus vivre dans une
société inégalitaire, raciste, polluante : nous voulons du
commun, de la solidarité, du mieux vivre pour tous ! ".

Comme ce type de débat est interdit dans les médias,
qu’il est brouillé par l’image que donnent les gouvernements
depuis 1981, dans leur gestion loyale du système,
c’est dans la rue que se trouvent les échanges !

Insupportable pour ceux qui sont au pouvoir.
D’où cette volonté de dénaturer ce nouveau mouvement
par des brutalités policières sur des manifestants
qui expriment leur révolte bruyamment !

Mais elle est où la violence ?

Elle est aussi vieille que le capitalisme pour ne parler
que de cette époque, c’est à dire comme disait Engels
"toute violence politique repose primitivement sur une
fonction économique de caractère social ".

C’est ainsi que la bourgeoisie s’est imposée sur la
monarchie ! Aujourd’hui, et malgré l’effet répulsif
des expériences "socialistes" du siècle dernier, le sens
de l’histoire s’oppose à la concentration de la richesse,
au 3ème âge du capitalisme qui permet à une trentaine
de banques des Etats Unis de posséder 80 % du PIB,
à la déportation de millions d’êtres humains, aux ventes
d’armes pour préserver des richesses volées aux peuples
locaux, à mettre en danger l’espèce humaine par des
pollutions tout azimuth !

L’ancien secretaire général de la CGT parle de 3ème
guerre mondiale sur le plan social mais cela se posait
déjà avec la première guerre mondiale d’où
l’assassinat des révolutionnaires allemands, cela
se posait en 1936 avec la non intervention en Espagne
qui permit au fascisme de dominer l’Europe, cela se
posait après la deuxième guerre mondiale avec les
guerres coloniales : la violence du capitalisme prend
diverses formes mais elle n’a qu’un but : freiner le
sens de l’histoire : le socialisme , le vrai bien sûr,
rien à voir avec la déformation de la social démocratie
aux pouvoirs !

Combattre la violence de classe , c’est se positionner
sur la propriété sociale des moyens de production et
d’échanges, c’est une planification démocratique sur
la gestion des biens communs, c’est le contrôle de
toute production permettant à l’intelligence humaine
de permettre le progrès pour tous.

Le 24 Avril 2016. René LE BRIS