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Cyril Ferez : ce que l’on sait déjà ...

mercredi 22 mars 2006 - Contacter l'auteur - 14 coms

de AntiSarko

Ci-dessous encore un très bon article de Karl Laske, suivi de quelques commentaires à Bibi

CPE
Place de la Nation : ombres d’une bavure
Récits contradictoires sur la charge de CRS et interrogations sur la prise en charge médicale du syndicaliste.

Par Karl LASKE et Jacky DURAND et Eric FAVEREAU

De source médicale, l’état de santé de Cyril Ferez, le manifestant du syndicat SUD plongé dans le coma depuis dimanche, s’était stabilisé, hier en début de soirée. Un scanner effectué dans l’après-midi montrait une « stabilité de l’hématome cérébral ». Cyril semblait réagir légèrement aux stimulations, mais le pronostic restait « réservé ». Des témoins du tabassage de samedi étaient entendus, hier, par l’Inspection générale des services (IGS). Retour sur les faits.

Qui a donné l’ordre de la dispersion de la manifestation ?

C’est désormais la question qui fâche. Nicolas Sarkozy a été suivi et filmé par une télévision félicitant les CRS, le soir même, à la caserne des Célestins. Lors de l’évacuation de la Sorbonne, samedi 10 mars au matin, le ministre avait supervisé lui-même l’opération, depuis l’avion le ramenant de la Martinique. Allant jusqu’à informer les journalistes présents du déclenchement des opérations. Hier, son cabinet répondait qu’il fallait « demander au préfet » dans quelles conditions avait été prise la décision d’évacuer la place de la Nation. Le plus haut responsable policier présent sur place s’appelle Pierre Mure, directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Le préfet Pierre Mutz peut suivre, depuis son bureau, sur huit écrans, différents points de vue du théâtre des opérations. « Mais ce genre de manifestation à haut risque est suivi opérationnellement par le ministre, souligne un fonctionnaire. On ne peut pas prendre de décision d’évacuation sans en référer. Surtout si les manifestants continuaient de converger vers la Nation. »

Les témoignages des pompiers contredisent-ils ceux des témoins ?

Non. Un premier incident a eu lieu : des images vidéo montrent Cyril remis sur pied par des gendarmes mobiles. Il fait jour. C’est avenue de Bouvines, où ont lieu les premiers affrontements. Cyril parvient à marcher. « Il a été conduit en état d’ébriété par les gendarmes aux sapeurs-pompiers, note un commissaire. Il a refusé d’être pris en charge, et il est retourné sur la place. » Les pompiers constatent « une légère bosse au front » lorsque Cyril, « écarté de la zone d’intervention », leur est remis, vers 19 heures. Mais deux blessés arrivent. Cyril en profite pour s’éclipser. Le tabassage survient une heure plus tard. La nuit est tombée. A la Nation, CRS et gendarmes mobiles ont chargé. Mais deux groupes de CRS avancent sur le terre-plein central. C’est là que plusieurs témoins ­ photographes et manifestants ­ voient Cyril happé par un peloton de CRS. Tous s’accordent à le décrire piétiné et frappé. Placés à des endroits différents, certains l’ont vu assis, d’autres debout. Des témoins évoquent un second manifestant victime de coups. Sur l’un des clichés, on voit un CRS lever sa matraque sur Cyril alors que ses collègues le piétinent dans un mouvement de recul. Il est 19 h 51.

Quel était l’état de santé de Cyril au moment de son évacuation ?

Une fille a crié : « Vous l’avez tué ! » Les CRS se sont éloignés, laissant Cyril sur le sable. « Deux étudiantes sont parties chercher les pompiers », témoigne Sandra Lemarque, de SUD PTT. Cyril reprend connaissance à leur arrivée, vers 20 h 10. Ils lui posent une minerve avant de l’emmener sur une chaise roulante. Selon les pompiers, Cyril aurait été « parfaitement conscient et vif » une fois dans leur véhicule. « Il a fallu le convaincre de la gravité de son état », souligne un officier. Un CRS secouriste, présent lors de l’évacuation, a fait parvenir un témoignage manuscrit à l’IGS, opportunément rendu public dès hier. Cyril lui aurait déclaré « qu’en aucun cas l’agression dont il avait été victime n’était due aux forces de l’ordre ». Mieux : « Il m’a avoué avoir eu une altercation avec d’autres manifestants, qui l’auraient agressé. » Le CRS en question n’est pas témoin des faits. Cyril est conduit à l’hôpital Saint-Antoine, où il est admis à 21 h 14.

A-t-il bénéficié des soins médicaux adéquats ?

Samedi est certes un soir d’affluence, mais Cyril ne voit un médecin qu’à minuit. Puis à 3 heures du matin, dimanche. Le patient est « calme », il reste sous surveillance. C’est à 4 h 45 qu’il tombe dans le coma et chute de son brancard. Il est transféré au service de réanimation. Une heure plus tard, un scanner est fait. Compte tenu des risques d’hémorragie cérébrale, Cyril est transféré vers 9 heures à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil. De son alcoolémie (2 grammes), relevée au matin, on déduit qu’elle devait s’élever à 2,7 g au moment des faits.

Les autorités ont-elles dissimulé la bavure ?

Dimanche, à 12 heures, la préfecture transmet un bilan des heurts. On dénombre 52 blessés. « Personne n’a été blessé grièvement ni hospitalisé », indique la préfecture, citée par l’AFP. Cyril est pourtant dans le coma. Sandra cherche des nouvelles auprès des hôpitaux, sans en obtenir. C’est finalement le syndicat SUD, lundi après-midi, qui révèle l’information. Dans la soirée, la préfecture fait savoir qu’elle a été avisée, la veille, de l’hospitalisation « dans un état sérieux » d’un « homme blessé lors des échauffourées » consécutives à la manif anti-CPE. Hier soir, Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, a indiqué qu’« aucune hypothèse n’est privilégiée » dans l’enquête.

- http://www.liberation.fr/page.php?A...

On sait donc que Sarko ne peut plus se réfugier derrière De Villepin, en nous la jouant l’ami des jeunes, des vrais. Interrogé l’autre jour sur le CPE, il a répondu : "Je suis seulement ministre de l’intérieur". Qu’il assume donc cette bavure.

Jean Claude Marin, le procureur de la République, a déclaré hier : "Nous n’avons aucune certitude ni aucun indice qui permettrait de privilégier l’hypothèse (d’une bavure policière)". Faux : tous les témoignages et les document photographiques et filmés vont dans le sens d’une bavure. Les seuls témoignages discordants sont ceux des CRS eux-mêmes dont ont on peut raisonnablement émettre des doutes quant à leur impartialité ...

Jean-Claude Marin a également déclaré que, à l’hôpital, "Il a alors soutenu qu’il n’avait pas bu et n’avait pas été frappé, après plusieurs questions des internes et des médecins". Là encore, il s’agit comme pour le fameux "témoignage" du CRS secouriste (Cyril lui aurait déclaré « qu’en aucun cas l’agression dont il avait été victime n’était due aux forces de l’ordre ». « Il m’a avoué avoir eu une altercation avec d’autres manifestants, qui l’auraient agressé. ») qui trouve le temps apparemment d’interroger sur place le blessé qu’il est chargé de soigner et même de le faire "avouer", d’une troisième main. Ici on peut se souvenir de ce qui s’est dit à propos du drame de Clichy au début :

"Les trois copains étaient-ils pourchassés par les policiers ? « Il n’y a pas eu de course-poursuite entre les jeunes et la police », affirme, péremptoire, Nicolas Sarkozy, au lendemain du drame. Selon l’Inspection générale des Services (IGS), la police des polices, Muttin Altun, l’unique rescapé, aurait d’ailleurs précisé « ne pas avoir vu de policiers, ni dans sa fuite à travers le bois, ni aux abords du transformateur ». Mais les circonstances de son audition, dès son retour de la salle de réveil, dans une chambre de haute asepsie de l’hôpital Beaujon (92), posent problème. Faible, épuisé, cherchant souvent ses mots en français, le jeune d’origine turque n’a même pas eu la force de relire et de signer le procès-verbal de six pages."

- http://www.nouvelobs.com/dossiers/p...

et à la fin :

"A l’écouter, ils étaient bien poursuivis par la police. Grièvement électrocuté, le 27 octobre, dans le transformateur où Zyed Banna et Bouna Traore ont trouvé la mort, Muttin Altun a expliqué hier pour la première fois au juge d’instruction de Bobigny, Olivier Géron, les circonstances du drame de Clichy-sous-Bois. Il a été entendu durant une heure et demie à l’hôpital Saint-Antoine où il a déjà subi plusieurs interventions chirurgicales, la dernière mercredi. Blessé au bras droit et aux cuisses, Muttin a pu préciser, voire rectifier, la déposition consignée par la police, durant quatre heures, le lendemain du drame, alors qu’il se trouvait en soins intensifs. Dans ce procès-verbal, Muttin signalait que Bouna lui avait « dit de courir » à l’arrivée de la police et qu’il courait « parce que les autres couraient ».

En réalité, Muttin a vu lui aussi « deux policiers » aux trousses de Bouna, remontant le parc où ils avaient l’habitude de rester un peu après leurs matchs de foot. Et encore un autre portant « un flash-ball ». Il s’est retourné deux fois. Si les autorités ont cru pouvoir conclure à l’« absence de course-poursuite », Muttin la confirme."

- http://mortpourrien.skyblog.com/ (encore le début d’un artilcle de Karl Laske)

Jean-Claude Marin a encore fait remarquer "que la victime ne porte de traces de coups que sur le visage. Il estime que toutes les hypothèses sont ouvertes, compte tenu de l’état d’alcoolémie de la victime, estimée à environ quatre grammes d’alcool par litre de sang au moment des faits." Il nous faut ici prier pour que la vue du procureur s’améliore et lancer une souscription afin de lui offrir des lunettes qui lui permettraient de distinguer les photos du visage tuméfié et de pouvoir lire les rapports de ses propres services qui parlent tous d’un taux d’alcoolémie de 2,7 g au moment des faits et non de 4 grammes. A moins que le procureur ne soit un menteur, mais cela ne saurait être envisagé ...

Dernier point : à Clichy on avait parlé de "voleurs" et alors comme maintenant pour Sarkozy il n’y avait pas de responsabilités engagées de la part des forces de l’ordre. Aujourd’hui on nous refait le coup avec Cyril : salir la victime, blanchir ses bourreaux.


Circonstance aggravante

par Pierre MARCELLE

Quand la nuit tombe sur les cortèges, le policier désemmaillote sa matraque du coton qui l’enrobait et entreprend, à vigoureux tours de bras et coups de bidule, de séparer le « vrai jeune » manifestant, comme dit Sarkozy, de la « racaille » émeutière. Ce dut se passer comme ça, samedi, place de la Nation, mais il faudra un peu de temps pour l’établir.

Telle qu’énoncée officiellement, la rencontre dramatique du crâne de Cyril Ferez avec un tonfa manqua passer pour la relation d’un accident de la circulation policière. « Un mec bourré » qui n’avait à l’évidence rien à foutre là, une charge sous caillassage, un corps qui fait obstacle, piétinement, Fatalitas...

Dans un premier temps, on y aurait presque cru, comme on aurait presque cru aux simagrées du ministre Robien exhibant l’autre samedi dans la cour de la Sorbonne des lambeaux d’incunables que des « casseurs » auraient brûlés. Comme on aurait presque gobé, en novembre et à Clichy, la fable selon laquelle nulle poursuite policière ne contraignit trois gamins à se réfugier dans l’enceinte d’un générateur d’EDF, où deux laissèrent leur peau.

Las ! Les témoignages rapportés dans ces pages (Libération du 21 mars), et que l’enquête devra prendre en compte, ont d’ores et déjà jeté un doute redoutable sur la version de l’IGS. Le taux d’alcoolémie (2 g à pas d’heure de la nuit, qui en induiraient 2,7 lors du drame) du syndicaliste de SUD se ressasse avec une vicieuse insistance qui n’a d’autre fin que d’absoudre d’avance la bavure, mais son incantation pourrait s’avérer contre-productive.

Remettant au jour le dicton qui stigmatise dans la « classe travailleuse » une « classe buveuse », elle fait un peu vite fi du principe de précaution, en l’occurrence bien négligé, qui nous pollue le quotidien et les libertés publiques. Ainsi sera-t-on légitimement enclin à lire dans le piètre état de Cyril Ferez, à l’instant qu’il rencontra sur la place de la Nation les « forces de l’ordre », une circonstance très aggravante pour son ou ses matraqueur(s).

http://www.liberation.fr/page.php?Article=368887


Video 1 ici

Video 2 ici

Video 3 ici

Video 4 ici

Mots clés : Dazibao / Ecole-Université / Emploi-chômage / Manifs-actions / Mouvement / Police - Répression / Syndicats /

Messages

  • Et évidemment ceux qui s’émeuvent de la malencontreuse rencontre du crâne de Cyril avec une matraque sont des démagos !

    Lire les propos d’un "fonctionnaire de police" dans les commentaires de cet article

    Durdo REIL

    • Comment se fait-il que les TV aient le droit de l’exposer ainsi à la vue de millions de téléspectateurs ? Ont-ils demandé l’autorisation à la famille, j’en doute !
      C’est indécent. C’est une violation de son intimité. Quand il s’en sortira, il sera auX yeux de millions de gens, le mecs saoul de la place de la Nation. Cette façon de s’approprier son image me révulse.
      Francesca

    • Tu as raison, c’est un vrai problème.

      Les TV ont parfaitement le droit de vous filmer dans une manifestation. Mais pour les gros plans du visage de Cyril, je n’en suis pas aussi sûr.
      Mais en même temps, il aurait été plus facile de travestir la réalité si elles ne les avaient pas montrés.
      Quoi qu’il en soit, il ne faut pas espérer des vautours qu’ils éprouvent des sentiments humains.

      Le dilemme se présente aussi à ceux qui le défendent : publier ou pas les photos comme certaines de celles qu’on voit dans cet article ? Leur choix n’a pas du être facile.

      Durdo REIL

    • Durdo tu a raison, notre choix est pas simple...

      Meme dilemme pour Carlo Giuliani en 2001, ont publie o pas ?

      ciao

      Roberto

    • Roberto,

      Je ne doute pas que tes collègues et toi soyez assez souvent devant des décisions difficiles à prendre.

      Je crois que, sur ce coup-là, j’aurais fait comme vous.

      bella

      Durdo

    • Non, Gênes, on n’oublie pas : ni Carlo Guilliani, ni la violence qui s’est déchaînée tout autour, en juillet 2001, notamment dans le "pink cortège", le cortège des "sans étiquettes", qui s’est fait laminé.

      Les images ont assez circulé sur le Net : images de flics, toutes nations confondues, se laissant aller à des danses macabres, flics groupés autour de leur victime, toujours isolée, sous une pluie de tonfas, de coups de pied... le tout sous les objectifs et caméras du monde entier.

      Qu’en est-il resté ?

      Et bien, pas grand chose, faut croire, puisque nos gardes civils ont à nouveau accompli leurs petits pas en toute impunité.

      Seulement, Gênes, c’était en Italie.
      C’est peut-être pour ça que le massacre de milliers de citoyens pacifiques n’a ému personne : Ah ! chez Berlusconi, c’était prévisible, il fallait pas chercher les embrouilles...

      Seulement, là, je reconnais la même chorégraphie brutale des CRS : on frappe en cachant qu’on frappe, en grappe, tous sur un, et un sous tous.

      Seulement là, c’est en France.
      Ce n’est plus chez Berlusconi.
      Et pourtant ? Ou est la différence ?

      Mêmes propos écoeurants des forces de l’ordre, couverts tout pareillement par leur hiérarchie : "c’est pas nous, c’est les manifestants qui l’ont tué, j’en ai vu un qui a jeté un caillou !"... ça, c’était pour Carlo. Pour Cyril, même indécence, même obsénité du CRS relayé par tous les médias...

      Où se loge-t-il Berlusconi ? Dans les esprits de combien de politiques en place ? de combien de directeurs de presse ?

      "La résistible ascension du fascisme en France" : ça ferait un beau titre.

      Seulement, il faudrait peut-être que les citoyens daignent regarder la réalité en face.

      Ce qui se passe, c’est que la Peur va s’installer paisiblement, confortablement, chez le Français moyens, le cul bien enfoncé dans son fauteuil, devant la télé. C’est insidieux, mais ça fonctionne très bien.

      Observer les bégaiements de l’Histoire, ça me fait plutôt froid dans le dos.
      D’ici quelques temps, il s’agira de ne pas avoir froid aux yeux.

      Courage à tous.

      Victoire H

  • J AI ENTENDU EGALEMENT QUON SALISSAIT CET HOMME ENTRE LA VIE ET LA MORT EN FAISANT COURIR LE BRUIT QUE CE N EST PAS LA PREMIERE FOIS QU IL A DES PROBLEMES D ALCOOL
    HARO SUR CES JOURNALEUX COMPLICES DE CETTE ENIEME BAVURE
    JE NE CROIS PAS UN INSTANT QUE CYRIL ETAIT SAOUL :ON NE VA PAS DANS UNE MANIFESTATION SUR UN SUJET AUSSI IMPORTANT POUR BOIRE
    APRES LES COUPS PRIS ,JE PENSE QU IL PEUT AVOIR L AIR EBETE ;
    QUAND ON VEUT TUER SON CHIEN ,ON L ACCUSE D AVOIR LA RAGE
    ET MEME S IL AVAIT BU EST CE QU IL MERITAIT CELA
    IL Y A SUFFISAMENT DE TEMOIGNAGES ET LES VIDEOS PARLENT D ELLES MEME:CYRIL A ETE COGNE PLUS QUE DE RAISON ET LES COUPABLES AU LIEU DE PRENDRE LEURS RESPONSABILITES SE PERMETTENT DE LE SALIR
    ET PENDANT CE TEMPS GALOUZEAU CONTINUE SON CINEMA ;TOUTES CES MANIFESTATIONS DONT IL SE FICHE,IL EN EST QUAND MEME A L ORIGINE ;ET SARKO PENDANT CE TEMPS,VOYANT LE VENT TOURNER ,SE DESOLIDARISE ALORS QU IL EN EST AUSSI A L ORIGINE ET ENVOIE SA POLICE FRAPPER ET ACCUSER NOS ENFANTS

  • FILMER OU MITRAILLER ...

    Je sais pas si le fait de filmer est important... çà risque de l’être par rapport à l’établissement de la vérité sur ce qui lui est arrivé, mais bon !
    Moi ce qui m’intrigue c’est la possibilité incroyable de "filmer" le dossier médical, l’éthylomètre, le casier judiciaire (quasi) et de livrer çà en pâture au vaste peuple en disant que le camarade était au mauvais endroit au mauvais moment...

    Bref, on l’a copieusement déguisé depuis 72 heures, ce camarade... et c’est maintenant de sa faute s’il s’est cogné à un mur de CRS et à des bidules en cours de rotation accélérée.

    Vraiment y a des soucis à se faire sur la sécurité du citoyen lambda et sur l’état d’usure déplorable de la démocratie !

    NOSE

  • Canard enchaîné d’aujourd’hui, page 3, article "La faute à la victime"

    Extrait :

    <<Le témoignage du photographe belge Bruno Stevens, présent sur place, ne va pas faciliter le boulot des grands communicateurs de la préfecture. Il a vu les flics courser des manifestants et matraquer Ferez à terre. « Ils étaient autour de lui, ça bougeait beaucoup, puis ils sont partis. J’ai vu une forme par terre, j’ai cru que c’était son manteau. »

    Information taboue
    Au bout d’un quart d’heure, voyant que rien ne se passait, un autre photographe, de l’AFP cette fois, Thomas Coex, appelle les pompiers : « Le type était complètement inerte. On essayait de lui parler, il ne nous répondait pas . » Et de préciser qu’au bout de dix minutes il a vu les CRS revenir avec une trousse de secours. Ce récit des deux photographes a fait l’objet d’une dépêche de l’AFP dès lundi soir. Mais elle a été bloquée par la direction de l’agence.
    En revanche, l’AFP a diffusé la version d’un CRS-secouriste selon lequel la victime lui aurait affirmé avoir été agressée… par d’autres manifestants. (…) >>

    • Canard enchaîné d’aujourd’hui, page 3, article "La faute à la victime"

      Extrait :

      Le témoignage du photographe belge Bruno Stevens, présent sur place, ne va pas faciliter le boulot des grands communicateurs de la préfecture. Il a vu les flics courser des manifestants et matraquer Ferez à terre. « Ils étaient autour de lui, ça bougeait beaucoup, puis ils sont partis. J’ai vu une forme par terre, j’ai cru que c’était son manteau. »

      Information taboue
      Au bout d’un quart d’heure, voyant que rien ne se passait, un autre photographe, de l’AFP cette fois, Thomas Coex, appelle les pompiers : « Le type était complètement inerte. On essayait de lui parler, il ne nous répondait pas . » Et de préciser qu’au bout de dix minutes il a vu les CRS revenir avec une trousse de secours. Ce récit des deux photographes a fait l’objet d’une dépêche de l’AFP dès lundi soir. Mais elle a été bloquée par la direction de l’agence.
      En revanche, l’AFP a diffusé la version d’un CRS-secouriste selon lequel la victime lui aurait affirmé avoir été agressée… par d’autres manifestants. (…)

    • Entendu hier, sur Inter : un professeur d’histoire affirme qu’il a filmé et que Cyril a bien reçu un coup de pied d’un policier.

      Entendu aujourd’hui, sur Inter : le professeur serait revenu sur ses affirmations pendant l’interrogatoire de l’IGS.

      Faut se chercher un autre pays ou quoi ?

      Durdo REIL

    • J’oubliais : et le film ?

      J’espère qu’il aura un bon avocat qui démontera toute cette merde.

      Durdo REIL

  • Selon P.V, un prof de philo d’un grand lycée parisien qui a passé toute la manif en compagnie de Cyril, ce dernier ne s’est jamais bourré la gueule, ou alors il eut fallut qu’il s’enivre en 1/4 d’heure, le temps pendant lequel P.V l’a perdu de vue avant de le retrouver à moitié mort. Ce mépris doublé de cette tentative de dénigrement d’un paisible syndicaliste est bien à l’image de ce gouvernement composé d’aristo à la solde de la bourgeoisie."

    Donc de deux choses l’une :
    - soit Cyril avait effectivement bu, et dans ce cas la bavure est caractérisée, avec deux circonstances aggravantes : celà voudrait dire que le gang des barbares de Sarkozy a massacré un homme inconscient de la situation et affaibli par le premier matraquage d’une part, et d’autre part, que des informations relevant du secret médical ont étés divulgués. Par qui ?
    - soit le témoignage publié sur Indymedia est exact, et, dans ce cas, le gang des barbares de Sarkozy aurait ajouté le mensonge et l’injure à l’ignominie et la bestialité.

    Quoi qu’il en soit, nous voyons bien en de tels moments que nous sommes gouvernés par des fachos, à peine cachés sous les sunlights ...

    En démocratie, il y aurait une enquête pour savoir qui a répandu des calomnies sur Cyril (et/ou violé le secret médical) !!!

    Voir aussi en ligne l’article publié lundi sur revoltes : "Nouvelle grosse bavure de Sarkozy".

    Minga

    • Que Cyril ai bu ou non, là n’ est pas le problème.

      Pendant un mois et + les médias TV,radio, papier nous les ont cassé sur l’ affaire, les droits de la défense,le secret de l’ instruction, les clowns qui votent des lois liberticides qui remplissent les prisons dont ils ont dénoncé l’ état dans des rapports à quize briques par mois forment des commissions d’ enquête...

      Une enquête est diligentée par l’ IGS, Solidaires demande une commission d’ enquête citoyenne et pendant ce temps là, ces Merdias diffusent des éléments de l’ enquête, distillent leurs propos : "il était bourré", "il s’ est frappé tout seul", "des manifestants l’ ont frappé" reprenant tous, les propos des hommes en bleu...ou des pompiers qui sont avant tout à Paris des mirlitaires...

      Rance television n’ hésite pas à venir filmer,place des Saussaies le rassemblement de protestation,.

      Comme en 2001 viront les de nos manifs, car les photos et les vidéos sont le fruit du travail de précaires souvent appelés indépendants et non du service dit Public.

      Si toutes les personnes ivres devaient être bastonnées à mort, y’ aurait plus grand monde dans ce triste hexagone et les viticulteurs du Midi seraient sur la paille.

      A VOMIR.

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